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Malgré son nom, la MG 4 Urban n’a rien à voir avec sa sœur. On a essayé cette compacte qui n’accepte pas de grandir.
Les nouveautés s’enchaînent dans la gamme du constructeur chinois, au point de parfois créer la confusion. Dernière en date ? La MG 4, qui s’offre un restylage avec de nouvelles batteries, et qui se « décline » en version Urban. Mais, dans la réalité, les différences sont bien plus nombreuses avec cette nouvelle compacte qui n’a de MG 4 que le nom sur la malle arrière.
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Essai MG 4 2026 : la compacte électrique restylée peut-elle revenir en force dans le segment ?Derrière sa silhouette esquissée par quelqu’un qui n’avait visiblement pas envie de dessiner, la MG 4 Urban est plus longue de 11 cm que la compacte que l’on connaît déjà bien, pour émarger à une longueur totale de 4,40 m. Elle entre donc dans la catégorie des grosses compactes, à une poignée de centimètres près de la Kia EV4 par exemple. Un drôle de positionnement pour une voiture avant tout pensée pour un usage urbain. L’empattement grimpe à 2,75 m, contre 2,71 m.
Sans surprise, cela profite à l’habitabilité. Et c’est surtout le cas à l’arrière, où l’espace aux genoux se révèle très correct. Avec la possibilité de glisser les pieds sous les sièges, même lorsque celui du conducteur est au plus bas (siège passager non réglable en hauteur), des adultes peuvent tenir confortablement sur la banquette arrière. Les dossiers manquent d’aumônières et l’accoudoir manque à l’appel, mais les occupants arrière bénéficient de deux buses d’aération centrales.
À l’avant, le poste de conduite ne dépaysera pas les habitués de la marque. On retrouve l’ambiance habituelle des voitures MG avec une large instrumentation derrière le volant de 7 pouces et un plus grand écran central de 12,3 pouces. Sous ce dernier prend place la nouvelle platine de commandes physiques de la firme chinoise, aussi agréable à l’œil qu’à manipuler. Pour le reste, la MG 4 Urban diffère de la MG 4 normale avec un dessin différent et des matériaux plus économiques. Les stylistes ont fait des efforts pour dessiner l’habitacle, qui peut s’agrémenter d’un éclairage d’ambiance pour apporter de la couleur à bord, mais les éléments en plastique sont omniprésents. La voiture respire un peu plus les économies, mais rien de vraiment repoussant toutefois.
Deux finitions, Comfort et Premium, seront proposées avec la MG 4 Urban. Le premier niveau fait le plein d’équipements avec tous les indispensables modernes. On y retrouve pêle-mêle le volant réglable, une suite d’aides à la conduite, le V2L avec le chargeur embarqué de 11 kW, la fonction One Pedal sélectionnable depuis l’écran, la caméra de recul, la pompe à chaleur, la climatisation automatique, la compatibilité Mirror Link ou le préconditionnement de la batterie. La version Premium apporte la caméra 360°, le chargeur à induction, les sièges avant et le volant chauffants ou le système iSmart.
Côté coffre, l’Urban en donne un peu plus, aussi, que la MG 4 conventionnelle. Avec un total de 480 l, elle propose 130 l de plus que sa sœur. Surtout, elle dispose d’un plancher modulable et d’un gigantesque bac derrière le bouclier arrière ! Ce dernier, imposant, relève toutefois le seuil de chargement, ce qui pourrait compliquer la manutention des objets lourds. Bon point : on apprécie les efforts de finition avec des parois habillées, plutôt que des panneaux en plastique dur toujours très fragiles dans un coffre. Enfin, la modularité est basique, avec une simple banquette 60/40.
Malgré la nouvelle plateforme, la MG 4 Urban ne propose pas de frunk sous le capot. C’est d’ailleurs à ce titre que la compacte électrique se différencie de sa sœur. Quand cette dernière embarque une base technique MSP à configuration propulsion, la MG 4 Urban repose sur la plateforme E3 à configuration traction uniquement. Sur le train avant prend place une machine électrique de 110 kW (150 ch) pour 250 Nm de couple, ou de 118 kW (160 ch) avec la version Premium de cet essai.
Essai – Volkswagen ID.3 Pro : les consommations et autonomies mesurées de notre SupertestAu volant, le tempérament de la voiture est bien plus calme en raison d’une puissance inférieure (0-100 km/h en 9,5 s, contre 7,5 s), mais aussi avec une distribution plus linéaire de la cavalerie pour ne pas saturer le train avant. Les effets de couple dans la direction, pas totalement annihilés toutefois, sont plutôt rares. On note seulement une tendance du train avant à louvoyer sur un départ-arrêté. Mais cela ne correspond pas vraiment à l’usage habituel de ce type d’auto. Seule réserve : juger le comportement sous la pluie.
Car, sur le sol sec et surchauffé lors de notre essai, la compacte s’est révélée plutôt sérieuse, avec une direction assez correcte, même si elle se révèle trop légère et manque de ressenti. Sur la route, le confort est aussi satisfaisant. Souple mais raisonnablement rigoureuse sur ses suspensions, la voiture met en confiance. En revanche, en ville, on peut parfois ressentir des réactions sèches, sans que cela ne nuise au bilan confort. Nous n’avons pas eu l’occasion de mener la compacte sur autoroute, hormis pour une courte prise de mesure. Il faudra donc y revenir pour juger, là encore, le comportement des aides à la conduite. Cependant, cela nous a permis de déceler des bruits aérodynamiques assez présents autour de la cellule habitable à haute vitesse.
La chaîne de traction est alimentée par une batterie LFP de 43 kWh ou 53 kWh de capacité brute en fonction de la version, ou de 41,9 et 52,8 kWh de capacité utile. Dans ce dernier cas, cela correspond très exactement à nos estimations, preuve que le compteur de consommation est digne de confiance. Mais on y reviendra pour réaliser des mesures beaucoup plus précises et poussées dans le cadre du Supertest. Ce sera aussi l’occasion de mesurer le véritable niveau de consommation de la compacte, promise comme la voiture la plus sobre de la marque depuis son arrivée chez nous. D’après la norme WLTP, la MG 4 Urban est créditée d’une autonomie de 416 km pour 15,3 kWh/100 km, pertes à la recharge comprises. En finition haut de gamme Premium, elle tombe à 405 km pour 15,5 kWh/100 km.
Sous une température on ne peut plus favorable de 25 °C, sans vent et sur un parcours tout aussi bien ficelé (route secondaire, très peu de ville, pas d’autoroute), nous avons relevé une consommation moyenne de 12,0 kWh/100 km tout rond, soit une autonomie totale théorique de 440 km en prenant aussi en compte la perte de charge. Ce simple relevé suffit à confirmer les conditions très favorables de notre essai ! Sur autoroute, avec une mesure réalisée dans les deux sens (aller et retour), nous avons noté une moyenne de 19,5 kWh/100 km, soit 270 km d’autonomie totale théorique.
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Essai – Peugeot e-308 : les consommations et autonomies mesurées de notre SupertestPour en savoir plus, nous avons rentré la fiche technique et ces premiers relevés dans notre base de données. D’après nos estimations dans les conditions fixées par notre protocole en Supertest (température extérieure de 15 °C notamment), la MG 4 Urban devrait afficher moins de 16 kWh/100 km sur parcours mixte et moins de 22 kWh/100 km sur autoroute. Ce qui devrait se traduire par des autonomies respectives de 330 et 240 km. Elle se situerait donc dans les eaux d’une Peugeot e-308 ou d’une Volkswagen ID.3 Pro. Mieux encore, elle n’est plus très loin des niveaux d’autonomie mesurés avec la première génération de la MG 4 Luxury ! D’ailleurs, MG nous apprend que l’Urbain est créditée d’un Cx de 0,26, contre 0,279 pour la MG 4 conventionnelle.
Côté recharge, elle confirme aussi son positionnement avec un pic de puissance maximal de 82 ou 87 kW en fonction de la motorisation, avec un 10-80 % en 30 minutes dans ce dernier cas. Nous n’avons pas eu l’occasion d’effectuer une prise de mesure (voyez le jeu de mots) lors de cet essai. En revanche, un calcul théorique nous indique une puissance moyenne nette de 74 kW sur cette tranche. C’est autant qu’avec une Volkswagen ID.3 Pro ou qu’une Renault 4 E-Tech. Une Peugeot E-308 émarge à 77 kW, et une Renault Megane E-Tech à 68 kW. Côté recharge lente en courant alternatif, l’Urban dispose d’un chargeur embarqué de 11 kW en série, doté de la fonction V2L de 3 kW.
Si la voiture appartient bien à la catégorie des berlines compactes du segment C, MG s’entête à la faire entrer au chausse-pied dans la catégorie des citadines polyvalentes du segment B. Une stratégie étonnante, mais qui permet de mieux justifier son niveau de polyvalence inférieur à sa petite sœur. Cependant, la MG 4 Urban n’a pas vraiment à rougir dans la catégorie des compactes avec une polyvalence globale équivalente à des références comme la Peugeot e-308 ou la Volkswagen ID.3. Et ce, avec un niveau d’équipement complet, une habitude avec les fabricants chinois qui mettent toutes les chances de leur côté pour réussir.
Et pour réussir, cette MG 4 Urban frappe fort avec un prix agressif, effectivement digne de la catégorie des citadines. En entrée de gamme, la compacte démarre au prix de 24 995 €. Mais le constructeur concède d’entrée de jeu une remise de 5 005 €, portant la facture finale à 19 990 €, ou 199 €/mois sans apport (LLD 48 mois/40 000 km). En version haut de gamme 54 kWh Premium d’essai, le prix remisé passe à 25 490 €, avec là encore une garantie 7 ans/150 000 km. C’est tout simplement imbattable !
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