AccueilArticlesTémoignage : la Citroën Ami de JC de La Chaîne EV a passé les 50 000 km !

Témoignage : la Citroën Ami de JC de La Chaîne EV a passé les 50 000 km !

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Citroën Ami
Citroën Ami

On n’imagine pas forcément un quadricycle électrique dont la vitesse est limitée à 45 km/h encaisser annuellement 10 000 km pendant 5 ans. Mais quand une Citroën Ami est utilisée comme une citadine classique, le compteur s’incrémente assez rapidement sans qu’on s’en aperçoive. Ce modèle n’est pourtant pas gâté par sa vitesse de recharge ni son autonomie. Chez Jean-Christophe, l’engin a été apprécié par deux ados qui l’ont exploité en particulier pour se rendre au lycée et sortir entre copains et copines.

Bye bye le Twizy !

C’est à partir du 15 juin 2020 que les Citroën Ami sont progressivement arrivés dans 39 magasins du réseau Fnac-Darty en France. Mais, à l’époque, il y avait déjà chez Jean-Christophe un Renault Twizy : « Acheté d’occasion, nous venions de le recevoir quand Citroën a annoncé la commercialisation de l’Ami ». Le quadricycle du Losange n’est donc pas resté plus de 6 mois dans la famille : « En raison de la location de la batterie qui coûtait 40 euros par mois sur le Twizy, l’Ami revenait moins cher à l’usage ».

Le premier avec les deux places l’une derrière l’autre, côte à côte dans le second, l’ambiance n’est pas identique dans les deux véhicules : « À conduire, le Twizy est plus dynamique. Avec la présence d’un airbag frontal et des montants épais qui forment comme une cage protectrice, il procurait un sentiment de sécurité plus élevé face aux tubes soudés moins quali de l’Ami ».

Les deux véhicules ne se vivent pas de la même manière : « Au niveau de la vie à bord, ça n’a rien à voir. Le quadricycle de Citroën est fermé avec de vraies portes, il a un chauffage et le passager est à côté. Comme nous habitons à la campagne, c’est pour notre fille qui avait alors 15 ans que nous avons voulu en acheter un. Elle l’a utilisé jusqu’à ses 18-19 ans, puis c’est son frère qui l’a récupéré à 16 ans ».

Le départ laborieux de l’Ami

Pour commander une Citroën Ami, Jean-Christophe s’est rendu dans un magasin Darty : « Il y avait un exemplaire en exposition avec un stand de présentation pop-up pour les accessoires et stickers que nous avons pris en gris ». Dans un précédent entretien, Jean-Christophe nous disait avoir passé commande le 1er septembre 2020 : « L’Ami nous a été livrée en novembre suivant dans un garage Citroën près de chez nous ».

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Les premiers adoptants de la Citroën Ami ont connu une certaine période de flottement avec des anomalies très diverses, comme des défauts d’étanchéité, des problèmes de fermeture de porte, des éléments à revoir concernant le freinage et la recharge de la batterie, etc. En février 2021, le cofondateur de la Chaîne EV avait observé pour la sienne « des projections qui volent à l’intérieur du fait de l’absence de garde-boue sur les passages de roue » et un mauvais fonctionnement du « système de fermeture des portes ».

Mais avec les années et le kilométrage parcouru, cet épisode reste de l’ordre d’un lointain souvenir qui s’estompe toujours davantage : « À ce moment-là, Citroën avait dû procéder à une véritable reconstruction de son Ami. Le temps de l’immobilisation de la nôtre, nous en avions reçu une en prêt pendant environ un mois ».

Un symbole de liberté

Pour la fille de JC, l’Ami a été un précieux compagnon de mobilité : « Depuis notre campagne, difficile de s’en remettre uniquement aux transports en commun. Un car passe toutes les heures jusqu’à seulement 21 h 00, et les trajets pour Archacon, à 15 km, en raison des nombreux arrêts, prennent plus d’une heure quand 20 à 30 minutes suffisent avec l’Ami. Ma fille a utilisé la sienne pour se rendre au lycée et pour toutes ses sorties. Elle l’a adorée. Ce véhicule lui a apporté la liberté dans ses déplacements ».

Le seul problème mécanique important qu’elle a essuyé l’a à peine perturbée : « Il y a deux ou trois ans, quelque chose a cassé dans le moteur entre 30 000 et 35 000 km. On n’a jamais vraiment su quoi. Quand on était gamin, on s’amusait à mettre une carte sur nos vélos pour obtenir du bruit avec les rayons de la roue qui tournait. Ça faisait pareil sur l’Ami, peut-être un roulement qui avait lâché. En tout cas, ce n’est pas un problème courant. Heureusement j’avais pris l’extension de garantie et je n’ai rien eu à payer ».

La fille de Jean-Christophe a souvent connu le mode tortue : « C’est une habituée de l’électrique et ça ne lui fait pas spécialement peur. D’autant plus que sur l’Ami le mode tortue peut se déclencher avec encore 40 % d’énergie dans la batterie quand il fait 0 °C dehors. En revanche, devoir rouler à 15 km/h à cause de ça sur une voie à 80 ou 90, c’est vraiment pas terrible. On a 7 à 10 km de route comme ça pour aller à Arcachon, après on est en zone urbaine ».

Passage de volant

Désormais, la fille de Jean-Christophe roule en Volkswagen e-Up! : « Elle pensait prendre une thermique style Golf, mais quand elle a vu ce que ça lui coûterait en carburant pour ses déplacements maintenant plus longs, elle est revenue à l’idée d’une électrique. Comme elle trouvait trop grande la Hyundai Ioniq 28, je lui ai conseillé l’e-Up!, assez fun à conduire, et avec laquelle elle retrouve les codes stylistiques de Volkswagen. Pour ses plus longs trajets, elle prend tout de même notre Ioniq 28 ».

Son frère avait 16 ans quand il a pu récupérer la Citroën Ami : « Il a utilisé cette voiture de la même manière que sa sœur, pour aller au lycée et sortir avec les copains et copines. Lui aussi a adoré cette voiture, en lui reprochant tout de même son manque d’autonomie. Toujours dans les 75 km au mieux, moins s’il fait froid, elle ne semble pas avoir baissé depuis l’achat. Ça reste quand même juste pour faire un aller-retour entre Arcachon et chez nous et se balader avec des potes ».

Passer par la case recharge n’est pas simple : « Il faut déjà trouver une borne avec une prise domestique et laisser brancher au moins une heure pour avoir simplement de quoi rentrer à la maison. Comparé à sa sœur, mon fils a moins connu le mode tortue. Je me souviens d’une anecdote : un jour il a été dépassé par une voiture qui le klaxonnait, il avait tout simplement oublié de ranger le câble qui trainait sur la route et sur lequel il a roulé ».

Quel avenir pour l’Ami ?

Conso et recharge sont deux points sur lesquels Citroën devrait apporter des améliorations : « Ça consomme quand même pas mal une Ami, de l’ordre de 12 kWh/100 km ; ma Ioniq 28 est moins gourmande. En découvrant la Ligier Myli, j’ai trouvé qu’un câble T2 est plus judicieux pour la recharge sur les bornes. Avec ces engins, un swap des batteries comme sur les trottinettes électriques serait génial. Il faudrait un standard. Pour sa Yoyo, XEV permet de ne remplacer qu’un ou plusieurs des trois éléments embarqués, selon les besoins ».

Aujourd’hui, la Citroën Ami ne roule plus beaucoup : « Maintenant mon fils est à Versailles, il a 18 ans, mais ne se presse pas à passer le permis. Au début, ça ne l’intéressait pas trop d’avoir l’Ami sur place. Mais maintenant, pour bouger à Paris et éviter de prendre les transports en commun tard le soir, ce serait plus prudent. Je vais peut-être lui amener l’Ami là-bas. Sinon, j’ai pensé à la louer à l’année à un étudiant et l’utiliser moi-même pendant les vacances. Ce serait mieux pour les batteries que de ne pas rouler ».

Pourquoi pas une Citroën Ami Buggy ou une Fiat Topolino ? « On avait hésité à un moment pour le Buggy, mais j’avais peur que l’autonomie soit moins bonne à l’usage avec ses pneus plus gros. Quand la Topolino est sortie, on savait déjà que notre quadricycle serait moins utilisé. Plus jolie, elle est plus chère ; c’est en quelque sorte l’upgrade de l’Ami. Moi, celle qui m’aurait branché, c’est la Microlino, mais mes enfants n’en voulaient pas en raison de la porte qui s’ouvre sur le devant. En plus elle est ultra-chère ».

Le paradis des Citroën Ami

S’il n’y avait pas eu la Citroën Ami, Jean-Christophe aurait-il laissé ses enfants aller au lycée avec un scooter ? « Je ne pense pas, non. J’en ai eu un, je sais combien c’est dangereux. Des amis à ma fille se sont vautrés, s’en sortant avec parfois un poignet cassé. Dans l’Ami, par rapport à un deux-roues, les ados sont au chaud et davantage en sécurité. Ils ne risquent pas, par exemple, de glisser sur une ligne blanche. Avec ce quadricycle, aucun de mes enfants n’a eu d’accident ».

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Quand la fille de JC a commencé à aller au lycée avec sa Citroën Ami, aucun de ses camarades n’utilisait un tel engin électrique : « L’un d’eux avait un modèle thermique et prétendait que les électriques prenaient feu. Au bout de deux mois il a eu très peur avec son quadricycle parce qu’il faisait de l’autoallumage, c’est-à-dire que le moteur ne se coupait pas en tournant la clé de contact. Il a pris tout de suite après une Ami ».

Citroën Ami et Fiat Topolino près d'un lycée à Arcachon
Citroën Ami et Fiat Topolino près d'un lycée à Arcachon
Citroën Ami et Ami Buggy près d'un lycée à Arcachon

La situation a incroyablement évolué depuis : « Le Renault Twizy ne s’était pas développé parce que trop cher et avec une location pour la batterie. Mes enfants ont décidé des camarades à prendre une Ami. Depuis, dans les environs du lycée, il y a des Ami et Topolino partout. Au point que les profs se plaignent de ne plus trouver de place pour garer leurs voitures. J’ai pris une vidéo que j’ai postée sur Instagram pour montrer le phénomène. C’est devenu le paradis des Citroën Ami ».

Très facile à bien revendre

Autre point à savoir concernant la Citroën Ami : « C’est une voiture ultra-économique, et pas seulement par son usage. Achetée 6 900 euros fin 2020, je pourrais aujourd’hui la revendre encore 3 000 en raison de la demande. Quelle autre voiture conserve un tel niveau proportionnellement au prix d’achat après 5 ans ? ».

Trouver un acheteur ne poserait pas beaucoup de problème : « L’Ami se revend bien et vite. C’est un modèle recherché, par exemple par ceux qui se retrouvent subitement privés de leur permis de conduire ».

Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Jean-Christophe pour son nouveau témoignage que nous avons sollicité.

Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.

Avis de l'auteur

Quand j'étais en classe de Terminale, en 1984, nous n'étions que deux élèves du lycée Paul Langevin à Beauvais (60) à venir en voiture dans la zone d'activité où il était. Si le contrôle technique avait existé à l'époque, il n'y en aurait même eu aucune tellement la Citroën LN d'un camarade et ma propre Fiat 131 étaient dans des états très douteux. Les enseignants ne risquaient pas d'être privés de place pour garer leurs voitures puisqu'ils avaient une zone spécialement pour eux dans l'enceinte de l'établissement. Les élèves pouvaient d'ailleurs aussi y ranger leurs vélos ou mobylettes. Toutes ces Citroën Ami et Fiat Topolino aux abords d'un autre lycée quarante ans plus tard me surprennent. Un amusant hasard fait que ce sont les deux mêmes marques qui sont représentées, avec des véhicules en bien meilleur état et surtout sans émission de CO2 ni de polluant. Pour les riverains à Arcachon, ça doit être un spectacle très particulier à l'heure de la sortie, avec des embouteillages silencieux. Dans la ville où je suis aujourd'hui, au maximum, je n'ai vu à la fois que 2 Citroën Ami, dont l'une a cédé la place en cours d'année à une Renault Zoé. Ma curiosité étant une nouvelle fois piquée, j'aimerais bien avoir des retours de lecteurs qui observeraient ou non autour d'eux une telle représentation de ces quadricycles électriques à proximité des lycées.

Philippe SCHWOERER

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