Quadricycle électrique unique en son genre, la Citroën Ami va subir un premier rappel. La marque aux chevrons va orchestrer en effet une campagne visant à corriger ses petits défauts de jeunesse. Un passage par les ateliers qui vise à satisfaire les clients de ce modèle à part.

Avec sa structure unique et sa conception de quadricycle, la Citroën Ami a rencontré quelques problèmes de jeunesse. Certains clients se sont plaints d’infiltrations d’eau, de buée impossible à enlever et de serrures posant problème.

La marque a donc décidé de viser l’entière satisfaction des possesseurs d’Ami, et va orchestrer une procédure de rappel. Ou plutôt, une « campagne de modernisation », selon les termes utilisés par Citroën, qui détaille cette opération.



Trois semaines d’immobilisation

Au menu : contrôle de l’étanchéité du véhicule, contrôle du moteur essuie-vitres et changement si besoin. La vérification du système électrique sera aussi au programme. Citroën effectuera si besoin une mise à jour du logiciel de gestion de la batterie. Au niveau de l’ouverture et de la fermeture des portes récalcitrantes, la marque prévoit un changement des serrures des deux côtés du véhicule.

Le système de freinage fera l’objet d’une vérification et d’une modification au niveau du répartiteur si besoin, tout comme le capteur de frein à main. Enfin, la robustesse des points de soudure sur le soubassement sera contrôlée.

Citroën confirme que les nouveaux exemplaires auront désormais droit à toutes ces vérifications avant la sortie d’usine. La campagne de rappel s’étend jusqu’à fin mars. Dans ce laps de temps, Citroën contactera ses clients par mail ou courrier et viendra chercher l’Ami à leur domicile.

Il faut prévoir environ trois semaines d’immobilisation, et Citroën prévoit des plans de secours pour ses clients. Ceux-ci pourront choisir entre le prêt d’une Ami ou d’un autre véhicule, la récupération de titres de transport ou un abonnement Free2Move. Le groupe Fnac/Darty, qui vend l’Ami, offrira un bon d’achat de 100 euros aux propriétaires.

Avis de l'auteur

Le terme « modernisation » est ici un euphémisme, tant la voiture va subir des contrôles et modifications qui semblent fondamentaux. On peut regretter que Citroën n’ait pas procédé à de telles vérifications avant la commercialisation.

Cependant, le véhicule repose sur une base nouvelle et la marque joue le jeu face à ses clients, ce qui n’est pas toujours le cas des constructeurs. Faute avouée à moitié pardonnée.