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Stellantis revoit ses priorités. Le groupe franco-italo-américain vient d’annoncer la cession à venir de Free2move, son activité dédiée à l’auto-partage, à l’entreprise Mutares. La transaction devrait être finalisée d’ici fin 2026. Antonio Filosa entend recentrer les efforts de l’entreprise sur les activités automobiles.
Cette opération marque un net changement de cap. Il y a encore quatre ans, Stellantis présentait l’acquisition de Share Now, alors détenu par BMW et Mercedes, comme un accélérateur majeur pour Free2move. Le groupe espérait ainsi devenir un acteur incontournable des nouvelles mobilités, bien au-delà de la seule vente de voitures.
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Autopartage : après l’échec d’Autolib, la région Île-de-France veut retenter le coupMais en 2026, le contexte n’est plus le même. Sous la direction d’Antonio Filosa, Stellantis cherche désormais à simplifier son organisation et à concentrer ses investissements sur ses marques, ses futurs modèles et ses technologies automobiles. Après une année 2025 particulièrement difficile, le constructeur a engagé une vaste remise à plat de ses activités.
Son plan FaSTLAne 2030 prévoit notamment 60 milliards d’euros d’investissements sur cinq ans, avec une allocation du capital beaucoup plus sélective.
L’autopartage reste pourtant une solution intéressante dans les grandes villes, mais aussi dans les zones rurales. Il permet d’utiliser ponctuellement une voiture sans en supporter le coût d’achat, d’assurance ou d’entretien. Pour les collectivités, le principe peut aussi contribuer à réduire le nombre de véhicules individuels et la pression sur le stationnement, à condition que le service soit suffisamment dense et accessible.
Mais l’équation économique est complexe. Les opérateurs doivent financer et entretenir une flotte importante, payer le stationnement, assurer le nettoyage et parfois déplacer les voitures pour les remettre dans les zones où la demande est la plus forte. Une utilisation insuffisante des véhicules fait rapidement grimper le coût de chaque trajet. Au Royaume-Uni, le retrait de Zipcar fin 2025 illustre aussi ces difficultés.
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Autopartage : la France présente un plan ambitieux pour démocratiser les voitures en libre-servicePourtant, l’autopartage a un rôle important à jouer dans la transition des mobilités. Il ne remplacera pas la voiture individuelle partout, mais il peut éviter l’achat d’un second véhicule ou apporter une solution là où l’offre de mobilité reste insuffisante. Associé à des voitures électriques, le modèle permet aussi de faire découvrir cette motorisation à des conducteurs qui n’auraient pas forcément franchi le pas.
L’échec de certains opérateurs ne condamne pas le principe : il montre surtout que l’autopartage doit être pensé comme un maillon d’un écosystème de mobilité, et non comme une activité capable d’être rentable partout selon une formule unique.
Free2move affirme avoir atteint la rentabilité à l’échelle de l’ensemble de ses activités, mais Stellantis ne semble plus considérer l’autopartage comme suffisamment stratégique pour continuer à y consacrer davantage de ressources. La cession concerne une plateforme présente dans 14 villes en Europe et aux États-Unis, avec des véhicules qui peuvent être réservés directement depuis une application dédiée.
De son côté, Mutares entend réorganiser la gestion de la flotte, poursuivre son électrification et adapter davantage le service aux besoins locaux. Spécialisé dans la reprise d’entreprises nécessitant une transformation opérationnelle, le groupe allemand devra prouver qu’un acteur indépendant peut trouver un équilibre que les grands constructeurs automobiles peinent depuis plusieurs années à atteindre.
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