Mini Cooper SE d'occasion : tout ce qu'il faut savoir avant d'acheter

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Chère à sa sortie, la Mini Cooper SE s’affiche à des prix nettement plus abordables en occasion. On fait le point sur ce chic modèle.

Lancée en 2019, la Mini Cooper SE est la première Mini 100 % électrique. Elle repose sur la base thermique de la Mini 3 portes, avec une philosophie inchangée : compacte, fun à conduire, mais pas forcément rationnelle. Comme la Honda e, sa concurrente naturelle, elle devient aujourd’hui une alternative intéressante à condition de bien comprendre ses limites.

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Les grandes dates de la Mini Cooper SE

  • 2017 : présentation du Mini Cooper Electric Concept. Cette étude de style exposée au salon de Francfort préfigure la prochaine citadine sans émissions de la marque.
  • 2019 : la Mini Cooper SE voit le jour à l’occasion du salon de Francfort. La citadine arrive avec une unique motorisation composée d’une batterie de 28,9 kWh de capacité utile et d’une machine électrique héritée de la BMW i3S, de 184 ch pour 270 Nm. L’autonomie WLTP est donnée pour 234 km maximum. Les prix s’échelonnent de 32 900 € à 40 800 €.
  • 2021 : la citadine chic s’offre un léger restylage, identifiable à son bouclier dénué de projecteurs antibrouillards ronds. La chaîne de traction est inchangée, mais la gamme est revue en profondeur avec l’apparition de nouvelles finitions. Les prix sont compris de 33 900 à 41 500 €.
  • 2024 : la Mini Cooper SE quitte les chaînes de production pour laisser sa place à la nouvelle génération. Basée sur une nouvelle architecture, cette mouture offre de nouvelles motorisations, avec un maximum de 402 km selon la norme WLTP.

Pourquoi se lancer ?

La Mini Cooper SE (2019–2024) séduit avant tout par son positionnement unique sur le marché de l’occasion. Contrairement à de nombreuses citadines électriques plus rationnelles, elle mise sur le plaisir de conduite et le style. Son moteur de 184 ch, hérité de la BMW i3S, associé à un châssis affûté et un centre de gravité bas, offre des sensations dynamiques rares dans cette catégorie. En ville comme sur route sinueuse, elle procure un agrément de conduite proche du fameux « karting feeling » propre à Mini.
Compacte avec ses 3,85 m, elle se montre aussi très à l’aise en milieu urbain, tout en conservant une qualité de fabrication et une présentation intérieure valorisante. L’équipement est globalement riche, même sur les versions d’entrée de gamme, avec un système multimédia complet et des aides à la conduite modernes. Enfin, le bilan fiabilité est satisfaisant à condition de faire le point sur l’état et l’historique de la batterie.

Pourquoi hésiter ?

La Mini Cooper SE reste toutefois un choix de cœur plus que de raison. Son principal défaut concerne son autonomie limitée, liée à une batterie de seulement 28,9 kWh utiles, qui restreint fortement son usage hors des trajets quotidiens. Sur autoroute, elle peine à dépasser les 150 km réels, ce qui impose des arrêts fréquents et réduit sa polyvalence.
La recharge rapide plafonnée à 50 kW apparaît également en retrait face aux standards actuels. À bord, si la qualité perçue est globalement satisfaisante, l’habitabilité arrière et le volume de coffre (211 l) sont très limités, ce qui en fait une voiture peu adaptée à un usage familial. Le confort peut aussi décevoir avec des suspensions fermes, surtout sur routes dégradées. Enfin, l’absence d’évolution technique durant sa carrière et l’arrivée d’une nouvelle génération bien plus performante accentuent son sentiment d’obsolescence.

Que faut-il surveiller avant d’acheter ?

  • L’état de la batterie (SoH) : peu de chances d’observer une perte de capacité sur les modèles récents. Mais, en l’absence de réglementation, assurez-vous de son état de santé (SoH) en demandant au vendeur un certificat sur le taux de dégradation. Dans tous les cas, la batterie est garantie 8 ans/160 000 km. Autrement dit : tous les modèles proposés sur le marché de la seconde main sont encore couverts par le fabricant.
  • Rappel batterie : en 2024, la marque a orchestré un rappel concernant la batterie de traction. En cause : un défaut d’étanchéité avec une potentielle infiltration d’eau dans le coffre à batterie. Dans le meilleur des cas, cela peut amener à une simple panne. Dans la pire des situations, c’est un court-circuit avec un risque d’incendie. Près de 22 000 modèles ont fait l’objet d’un retour en concession selon nos confrères de l’Argus. Vérifiez l’historique.
  • Toit ouvrant : comme sur toutes les Mini de cette génération, le toit ouvrant panoramique peut être capricieux. Le système peut présenter des bruits suspects, voire un déraillage. Manipulez le système lors de l’essai.
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Quelle finition choisir ?

À son lancement, la Mini Cooper SE était disponible avec trois niveaux (Business, Greenwich, Yours). La version restylée était disponible avec six finitions différentes. Durant sa carrière, de nombreuses séries spéciales ont été proposées. Enfin, si elle affichait le All Inclusive Concept sur ses brochures, elle proposait quelques options comme l’affichage tête haute, le GPS, le chargeur par induction ou les vitres calorifuges.

  • Business/Essential : la Mini Cooper SE offre de série un équipement complet avec écran tactile 6,5’’ intégrant navigation et Apple CarPlay, instrumentation numérique, climatisation automatique et aides à la conduite comme le régulateur de vitesse. Elle dispose aussi de feux LED, de sièges réglables, d’une banquette arrière fractionnable et d’un câble de recharge domestique.
  • Greenwich/Camden : la finition Greenwich apporte plus de confort et de technologie avec sellerie mixte, sièges chauffants, accès mains libres, recharge par induction et caméra de recul. Elle ajoute aussi un toit vitré ouvrant et le câble Type 2 pour une recharge sur borne 11 kW.
  • Yours : la finition Yours représente le haut de gamme avec une sellerie cuir, un écran tactile 8,8’’ avec navigation, un système audio Harman Kardon, un affichage tête-haute et des aides au stationnement avancées. Elle se distingue aussi par ses feux LED matriciels plus performants.

Quelle version pour quel budget ?

Cette génération a disposé d’une seule motorisation tout au long de sa carrière. La mécanique de 184 ch pour 270 Nm assure un 0-100 km/h en 7,3 s pour une vitesse maximale de 150 km/h. La batterie de 28,9 kWh de capacité utile permettait à la citadine d’afficher une autonomie WLTP de 225 à 234 km en fonction des niveaux de finition. Dans la réalité, il est possible de viser une consommation mixte de 15,5 kWh/100 km, ce qui se traduit par une autonomie de 190 km. Sur autoroute, l’appétit gravite autour des 20 kWh/100 km, pour près de 150 km sur une charge complète. La recharge AC est assurée par un chargeur de 11 kW de série (0-80 % en 2 h 30). La recharge rapide DC atteint un pic maximal de 50 kW, pour un plein à 80 % en 36 minutes.

  • Phase 1 (2020) : les premiers prix démarrent sous les 14 000 € pour des phases 1 de 2020, en finition Business et avec près de 80 000 km au compteur. La majorité des Greenwich font un bond de 2 000 €, mais avec un compteur qui oscille entre 50 000 et 60 000 km. À kilométrage équivalent, les Yours peuvent monter à 17 000 € et plus.
  • Phase 2 (Restylée) : en phase 2, la Mini Cooper SE débute aux alentours des 15 000 € pour des Essential avec 70 000 km. La finition Camden n’est pas forcément plus onéreuse : la plupart des modèles premier prix sont affichés autour des 16 000 € avec moins de 60 000 km. Enfin, une Yours restylée avec 60 000 km peut se négocier autour des 18 000 €.
  • Cabriolet : en 2023, Mini s’est laissée tenter par l’électrification de la Mini Cooper Cabriolet. Ainsi a vu le jour un modèle quasi unique sur le marché à l’époque, permettant de profiter de la mobilité électrique au grand air. Très rare (production limitée à 155 exemplaires pour la France) et excessivement cher (60 490 € !), ce modèle ne court pas les rues. À ce jour, un seul exemplaire est affiché sur les sites de petites annonces : avec 27 000 km au compteur, ce modèle réclame un chèque de 37 500 €. La décote est importante, mais le prix est toujours élevé. Pour mettre en perspective, une 1,5 l 136 ch en finition Premium à kilométrage équivalent peut demander jusqu’à 10 000 € de moins.

Quelle Mini Cooper SE d’occasion choisir ?

D’un point de vue purement pragmatique, la Mini Cooper SE cumule les défauts : peu habitable, ferme et dotée d’une autonomie restreinte. Mais le cœur a ses raisons que la raison ignore : la petite Anglaise est avant tout un achat coup de cœur, avec un look affirmé et un niveau de finition imbattable à ce niveau de gamme. Elle devient intéressante pour qui recherche une voiture originale pour le quotidien et dispose d’un point de recharge privé. Les finitions Greenwich ou Camden présentent les meilleurs compromis.

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