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Lancée en 2022, la BMW i7 passe par la case restylage. La limousine vise un peu plus le sommet en matière de raffinement.
Tout en haut de la gamme du constructeur allemand, la BMW Série 7 représente ce qui se fait de mieux dans la gamme du fabricant bavarois. Opulente et premium, elle proposait toutefois des attributs techniques assez communs. Désormais, la limousine passe par la case restylage. Et elle ne se contente pas seulement de revoir le dessin de ses phares : elle devient encore plus luxueuse et adopte la dernière génération de chaîne de traction électrique.
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Essai BMW iX3 2026 : le SUV électrique premier de la Klasse ?Restylage oblige, la BMW i7 s’offre un nouveau faciès. Celui-ci se distingue par une apparence encore plus massive qu’auparavant avec des lignes tendues. Le regard acéré surplombe de larges ouïes où se trouvent les phares principaux. La calandre, plus acérée, conserve son éclairage de nuit. C’est cette dernière qui dicte les lignes du capot, dorénavant plus expressif.
La poupe est nettement plus sobre par effet de contraste. Cependant, c’est ici que le travail stylistique de ce restylage semble le plus séduisant, avec des optiques étirées, fines et élégantes. Un sentiment certainement renforcé par le prolongement de la nouvelle peinture bicolore, qui n’est pas sans évoquer les meilleures limousines de luxe, les cousines Rolls-Royce en tête.
Baptisée BMW Individual Dual-Finish, cette présentation complète un catalogue de personnalisation fidèle à ce que propose l’industrie du luxe automobile. La marque allemande promet pas moins de 500 combinaisons de configurations extérieures différentes. Cela comprend aussi une sélection de jantes de 20 à 22 pouces.
C’est à l’intérieur que l’évolution est la plus spectaculaire. Assez proche du BMW iX auparavant, la BMW i7 adopte désormais le langage stylistique Neue Klasse et reprend le poste de conduite Panoramic iDrive apparu avec le BMW iX3 et la BMW i3. Malgré un changement radical d’architecture, l’intégration est homogène.
On retrouve ici les éléments principaux avec le large combiné d’instrumentation paramétrable à la base du pare-brise, l’original volant finalement agréable à utiliser dans la vraie vie, l’affichage tête haute et la grande dalle tactile centrale de 18 pouces. La BMW i7 inaugure toutefois un nouveau dispositif qui s’accompagne d’un écran pour le passager de 14,6 pouces, dont l’intégration se montre ici moins naturelle. Comme tous les systèmes de ce type, il donne accès à tout un tas d’applications pour le divertissement. On peine encore à comprendre l’intérêt de ce type d’équipement, d’autant plus à bord d’une limousine.
Car comme toutes les voitures de luxe qui se respectent, c’est à l’arrière que l’on s’y sent le mieux. Ici, le rayon aux genoux déjà exceptionnel ne bouge pas en raison d’un empattement inchangé. En revanche, les attentions montent d’un cran. Aux matériaux plus raffinés et à l’ambiance lumineuse plus développée s’ajoutent un siège arrière digne d’une classe Affaires d’une avion de ligne, mais surtout le Theatre Screen.
Fidèle au dispositif précédent, cet écran 8K de 31,3 pouces embarque désormais une caméra pour permettre aux passagers de participer à des réunions depuis l’arrière de leur voiture. Si ces derniers décident de se divertir avec un film, le son est diffusé par la nouvelle sono Bowers & Wilkins à la puissance époustouflante. Tous ces équipements peuvent, comme toujours, être pilotés depuis une télécommande tactile dans les poignées de porte arrière.
La BMW Série 7 sera disponible avec une très large palette de motorisations. Pour les raisons que vous connaissez, les déclinaisons essence et diesel, ainsi que la très luxueuse i7 M70 xDrive, ne seront pas disponibles chez nous. Ce n’est pas un regret, puisque ces voitures s’apprécient surtout avec les motorisations électrifiées. On retrouvera au catalogue français deux versions 100 % électriques et deux hybrides rechargeables.
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BMW i3 2026 : on est monté à bord de la « Série 3 » électrique à l’autonomie record !À l’instar de l’habitacle, la marque a décidé de « neue klassiser » la BMW i7. Le terme peut paraître rude mais prend tout son sens à la lecture de la fiche technique. Car contrairement à ce que laissait penser la communication officielle au lancement du iX3, la notion Neue Klasse caractérise surtout un langage, une direction stylistique et technique, mais pas une plateforme technique au sens propre du terme.
Toujours basée sur la plateforme CLAR multi-énergie (et non pas sur la NCAR de la prochaine BMW i3 par exemple), la BMW i7 récupère toutefois une partie des nouveaux composants électromécaniques de nouvelle génération. Ainsi, la limousine récupère les nouvelles cellules cylindriques Gen6, intégrées au sein de la chaîne Gen5. Cela permet d’augmenter la densité volumique, et de porter la capacité utile de 101,7 à 112,5 kWh dans le même coffre à batterie.
Cependant, elle ne profite pas de la sacro-sainte architecture 800 V de la nouvelle génération d’électriques BMW. En cause : un groupe motopropulseur inchangé, composé d’une paire de machines électriques pour un total de 335 kW (455 ch) et 660 Nm avec la 50 xDrive, et de 400 kW (544 ch) et 745 Nm avec la 60 xDrive (correction logique du modèle).
Cependant, la puissance de recharge rapide a fait un bond en avant puisqu’elle atteint maintenant un pic de 250 kW, pour un 10-80 % en 28 minutes. Selon une basique règle de trois, cela se traduit par une puissance moyenne de 170 kW, un record chez les 400 V : nous n’avons jamais mesuré mieux que 145 kW dans cette catégorie 400 V, et une Volvo ES90, pourtant en configuration 800 V, émarge à 168 kW selon le même calcul. Pour rappel, la précédente BMW i7 xDrive60 proposait un pic de 200 kW pour une puissance moyenne théorique de 129 kW.
Enfin, en matière d’efficience, rien ne change vraiment. Les données sont en attente d’homologation, mais la BMW i7 devrait présenter un appétit similaire, à quelques dixièmes de kWh/100 km près. Mais avec la capacité améliorée, cela devrait se traduire par une autonomie allant de 581 à 787 km en fonction des configurations et motorisations. Précisons que la Mercedes EQS vient d’évoluer vers une architecture 800 V avec une batterie de 112 kWh, 800 km d’autonomie et une recharge rapide à 350 kW en pic.
À la fin de l’année seront lancées les BMW 750e xDrive et M760e xDrive. Ces deux modèles hybrides rechargeables associent un six en ligne essence 3,0 l suralimenté à une chaîne de traction électrique, dont la recharge est assurée par un chargeur 11 kW. Le système promet un total de 489 ch/700 Nm ou de 512 ch/800 Nm en fonction des motorisations. L’autonomie électrique peut atteindre un maximum de seulement 82 km. D’après la norme d’homologation WLTP retouchée pour les PHEV, ces versions sont créditées d’une consommation de 5,0 à 6,8 l/100 km, pour des rejets de 113 à 154 g/km.
Si cela peut paraître surprenant à première vue pour une telle voiture, la BMW Série 7 met le développement durable au centre de son cahier des charges. BMW nous apprend ainsi que le modèle fait l’objet d’une certification TÜV à cet effet. La fabrication de la voiture et de la batterie est assurée par des usines qui fonctionnent principalement avec des énergies vertes renouvelables. C’est le cas de l’usine de montage de Dingolfing, qui dispose de 100 m² de panneaux solaires et d’un système de chauffage par biomasse. De son côté, les cellules de batteries sont fabriquées à partir de cobalt, lithium et nickel recyclés, alors que les jantes utilisent 70 % d’aluminium recyclé. Certes, ces considérations écologiques peuvent sans doute faire sourire avec une voiture aussi opulente et peu avare en matière première. Mais les aspects écologiques et l’électrification de ce segment seront toujours plus bénéfiques pour l’humanité.
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Essai – BMW i7 xDrive60 : les consommations et autonomies mesurées de notre SupertestLa BMW i7 fait donc un bond en avant pour viser le haut du panier sans sacrifier son empreinte écologique. Elle récupère pour cela les dernières innovations de la marque, qu’elle réussit à intégrer avec brio au sein d’une base technique roturière. Les petites attentions luxueuses devraient ravir les passagers, alors que la chaîne de traction plus polyvalente devrait satisfaire le chauffeur. Seul regret : l’absence de machines électriques et de composants de dernière génération qui auraient permis, conditionnel de rigueur, d’abaisser les niveaux de consommation pour être en phase avec les considérations environnementales du modèle. Quitte à communiquer un paragraphe complet sur l’écologie, autant aller au bout de la réflexion…
Les prix de la nouvelle BMW i7 et de ses variantes hybrides rechargeables n’ont pas été communiqués. À ce jour, l’actuelle BMW i7 xDrive60 s’affiche au prix de 154 850 €. Les commandes seront ouvertes fin mai pour les versions électriques, et fin septembre pour les hybrides rechargeables.
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Cette I7 joue vraiment en Panzerdivision !
Rolls appartient à BMW et partagent en effet bien plus que le châssis.
J'aime bien son look, le toit vitré éclairé, les fauteuils
J'aime pas le capot très long et surtout le cockpit (volant, écrans avec arrêtes obliques) peut-être qu'en vrai ça rend mieux que les photos.
Et j'ai en horreur cette mode de l'écran arrière qui tombe du plafond.C'est vrai que les 400V sont surprenants. Pas convaincu que les possesseurs veuillent attendre 30 minutes sur l'Autobahn.
Le problème avec ce genre de voiture, c'est que ça fait très "pauvre" de la conduire soi-même.
- "Oh regardez le pauvre ! Avec la crise il n'a même plus les moyens de se payer un chauffeur !".