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Style, habitabilité, performances, grande autonomie… La nouvelle Classe C électrique prend du galon, et se veut aussi bonne routière qu’elle est agile. Notre essai de la Mercedes C400 4Matic.
Les nouveautés s’enchaînent chez Mercedes ! Après nos récents essais des CLA Shooting Brake et GLB électrique, au tour d’un incontournable à l’étoile : la Classe C. Lancée en 1993 (et 1982 en comptant la Baby-Benz, première familiale du constructeur), elle donnera suite à 4 générations. En 2026, la Classe C se décline pour la première fois en tout électrique. Au programme : une silhouette façon coupé, un format de vraie routière, et bien sûr une panoplie d’équipements 100% Mercedes. Le tout sans oublier puissance (489 ch) et autonomie (762 km), pour notre Mercedes C400 4Matic du jour. C’est parti pour notre essai dans le calme et la sérénité, dans les environs de Helsinki, en Finlande.
« La Classe C, c’est l’association de la sportivité et du design sur le segment mid-size », nous présente Mercedes. Deux aspects qui constituent aujourd’hui une toute nouvelle Classe C, aux traits fraîchement familiers. La Mercedes C400 4Matic reprend en effet les codes esthétiques du nouveau SUV électrique GLC. À commencer par cette large calandre chromée illuminée de 150 points LED, capables de différentes animations, naturellement. Les amateurs y reconnaîtront un hommage aux calandres des années 60, façon 220 SEb ! Cette interprétation moderne s’entoure de projecteurs avec étoile intégrée, et du petit emblème à la base du capot. Petite particularité : une pression sur celui-ci permet d’ouvrir le frunk de 101 l ! Notre finition AMG Line Plus adopte un bouclier avant aux grandes ouvertures latérales, pour un effet plus massif. On poursuit sur un profil toujours très simplifié, avec des surfaces épurées et des poignées affleurantes.
Voici pourquoi Mercedes pourrait être interdit de vente aux États-UnisPoignées qui participent d’ailleurs à l’excellente aéro de l’auto, avec un Cx de 0,22. Inserts, bas de caisse noir brillant et jantes noires à 15 bâtons nous rappellent le pack AMG Line Plus. Enfin, l’arrière reprend lui aussi le large bandeau noir à la signature lumineuse étoilée du GLC. Entre l’éclairage et le bouclier sportif, la poupe relevée à tout d’une GT dynamique. D’ailleurs, notre Mercedes C400 4Matic n’aura jamais été aussi longue et ne cache pas ses ambitions routières. Ses dimensions : 4,88 m de long, pour 1,89 m de large, et 1,50 m de haut. L’empattement de la berline impressionne, avec ses 2,96 m très favorable à l’habitabilité au second rang. Notre finition haute et sportive repose sur des jantes de 20 pouces. Enfin, le volume de coffre atteint 470 l. Soit le même volume qu’une BMW i4, pourtant 10 cm plus courte.
Notre Mercedes C400 4Matic AMG Line Plus nous accueille dans un habitacle naturellement sportif. C’est-à-dire une sellerie noire, des ceintures et surpiqûres rouges, ainsi que des habillages brillants façon carbone gris. Ajoutez-y l’éclairage d’ambiance étendu, et l’immense triple écran MBUX Hyperscreen de 39,1 pouces de presque 1 m de large : c’est bel et bien une Mercedes des temps modernes. Combiné complet et réactif derrière le volant, écran central exhaustif (parfois trop chargé, comme pour la navigation embarquée), et écran passager pour le divertissement. L’assistant vocal intelligent participe pleinement à l’expérience connectée, entre commandes d’usage et fonctions amusantes à la Tesla. Notre préférée ? L’activation des sièges éjectables ! Le volant multifonctions fait toujours la part belle aux commandes tactiles… Mais ! À l’instar des nouvelles Volkswagen ID, nous apprécions le retour des quatre boutons de lève-vitres dans la portière conducteur.
Derrière cet arsenal de haute technologie, Mercedes-Benz met l’accent sur son approche « Welcome Home ». Au-delà des écrans et des fonctionnalités numériques, la Mercedes C400 4Matic nous accueille dans des sièges de haut vol. Les sièges sport à l’avant (appuie-têtes intégrés) offrent un parfait compromis de moelleux et de maintien pour le conducteur et son passager. À l’arrière, ce sont les places latérales qui soignent, avec un généreux espace aux jambes comme à la tête. Malgré le pavillon fuyant, le toit panoramique opacifiant permet une belle garde au toit. Parfaite pour voyager en 2 + 2, la berline néglige presque l’occupant du milieu. Léger tunnel central, assise bombée, et dossier raide (accoudoir oblige)… À trois adultes à l’arrière, ce sera un peu plus compliqué. Dommage, car ce n’est pas la place qui manque ! Personnellement, ambiance claire et sièges classiques me font privilégier la Business Line Executive, plus élégante, plus Mercedes.
En attendant la version deux roues motrices, nous avons donc droit à cette Mercedes C400 4Matic. Soit une transmission intégrale de 360 kW / 489 ch et 800 Nm de couple. De quoi atteindre une vitesse maximale de 210 km/h, et abattre le 0 à 100 km/h en pile 4 secondes. Selon le mode de conduite, notre Classe C électrique se montre aussi douce (Eco) que mesurée (Comfort), voire brutale (Sport). Comme chez BMW ou Audi, votre serviteur apprécie toutefois la subtile sensation de « lourdeur » à l’accélération. Moins on/off qu’une Tesla Model 3 Performance, l’Allemande fait sentir sa présence. Essai routier et tracé technique sur circuit nous permettent un constat commun : la longue berline est aussi agile qu’une compacte. Ceci grâce aux roues arrière directrices jusqu’à 4,5°. Et oui, on regrette d’autant plus que la nouvelle Honda Prelude, pionnière de ce système en grande série, en soit dépourvue.
À faible allure comme en attaque de virages, la Mercedes C400 4Matic favorise des changements de cap précis et joueurs, dans un espace contenu. Voyez vous-même : le rayon de braquage de 11,2 m est inférieur à une Hyundai Ioniq 5 de 4,65 m. En slalom, on envoie davantage de vives corrections, que de grands coups de volant. Les suspensions actives, le centre de gravité bas et centré, participent également à la maniabilité et à la précision de ce gros bébé. Notre seul « regret » : un freinage « jusqu’à 99 % sans solliciter les plaquettes de frein ». La Classe C électrique, comme ses récentes aînées, privilégie la récupération d’énergie au freinage de façon active. On sollicite donc la regen au maximum, avant d’effectivement attraper les étriers. Parfait pour la conduite urbaine et les phases de décélération, mais même le mode « roue libre » réglable aux palettes n’est pas réellement libre.
Concrètement : la Mercedes C400 4Matic freine toujours un peu pour nous, qu’on le veuille ou non. Les amateurs de conduite 100% économique / One Pedal apprécieront toutefois l’efficacité de la récupération d’énergie à son niveau maximal. Réellement pensée pour les longs parcours, notre Classe C électrique embarque une batterie de 94 kWh nets. Avec une consommation moyenne mixte donnée à 14,1 kWh/100 km, nous pouvons grimper à 666 km. En conditions urbaines, le constructeur annonce jusqu’à 762 km d’autonomie, soit 12,3 kWh/100 km. De notre côté, nous obtenons 15 kWh/100 km après 120 km (essentiellement périurbain, régulateur à 80 km/h). Soit 626 km réels possibles. À 16,5 kWh/100 km à allure routière, on peut atteindre jusqu’à 570 km. Enfin, à allure urbaine et en conduite éco, on tombe à 14 kWh/100 km, soit 671 km. Dans l’ensemble, les consommations sont donc très maîtrisées pour cette berline devenue grande routière.
La recharge n’est pas en reste, grâce à l’architecture 800 V de l’allemande. Avec une puissance maximale de 330 kW, la Mercedes C400 4Matic peut récupérer 325 km d’autonomie en seulement 10 minutes. Compter 22 minutes pour passer de 10 à 80%. Des valeurs adaptées au voyage, même chargé, puisque la berline de 2 460 kg peut tracter jusqu’à 1 800 kg ! Pour la recharge AC, ce sera 11 ou 22 kW, et cette Classe C électrique propose également la charge bidirectionnelle.
Mercedes-AMG CLA électrique : trois moteurs, 680 ch et des performances de supercarAlors, que vaut cette nouvelle Mercedes Classe C électrique ? Ces quelque 200 km au volant de la grande berline sont, vous l’aurez compris, plutôt positifs. Parmi les best-sellers de la marque, l’allemande se distingue par ses qualités dynamiques et électriques taillées pour voyager dans un confort absolu. Consommations maîtrisées, recharge très rapide, belle autonomie, et agrément de conduite sont au rendez-vous. Et tout ce beau monde démarre à 66 399 € en finition d’entrée Avantgarde Line. Compter 71 049 € pour notre finition AMG Line, et 3 000 € supplémentaires pour le pack AMG Line Plus. Soit le Pack Sport Black, les jantes 20 pouces, et les accents intérieurs rouges. Avec les 11 650 € du gros Pack Premium Plus (services connectés, toit Sky Control, MBUX Hyperscreen), notre modèle d’essai atteint 87 749 €. Et à ce prix, il y a tout pour plaire aux amateurs de Benz modernes. Et vous, qu’en pensez-vous ?
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