Batteries solides : ProLogium franchit une étape majeure avant son arrivée à Dunkerque

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ProLogium affirme avoir lancé à Taïwan la production en série de cellules à électrolyte solide destinées aux voitures électriques. Soutenue par Mercedes, l’entreprise promet d’incroyables performances pour ses futures batteries. Une avancée qui doit préparer sa prochaine implantation industrielle à Dunkerque.

ProLogium fabrique ses premières batteries solides

Longtemps présentée comme une technologie de laboratoire, la batterie solide se rapproche doucement du marché. ProLogium annonce désormais produire ses premières cellules de grande capacité sur sa ligne de Taoyuan, à Taïwan. Une étape importante, même si les volumes sont encore très éloignés de ceux des géants de la batterie.

La cellule Gen 3.5 développée par le taïwanais affiche une capacité de 185,4 Ah. Selon des mesures réalisées par l’organisme allemand TÜV, elle atteint une densité énergétique de 381 Wh/kg et de 903 Wh/litre. À titre de comparaison, les meilleures cellules NMC actuellement utilisées dans les VE tournent autour de 300 Wh/kg.

Cette technologie repose sur un électrolyte solide composite associé à un séparateur en céramique. ProLogium revendique également une meilleure résistance aux températures élevées, aux perforations et aux situations de surcharge. Des promesses intéressantes pour renforcer la sécurité des batteries, qui devront toutefois être confirmées une fois les cellules intégrées dans des véhicules électriques produits à grande échelle.

ProLogium parle de production en série, mais son usine taïwanaise dispose actuellement d’une capacité de seulement 0,5 GWh par an. Cela permettrait théoriquement d’équiper environ 6 000 voitures dotées d’une batterie de 80 kWh. Nous sommes donc encore loin des dizaines de GWh produits chaque année par les grandes usines de cellules lithium-ion.

Bientôt à Dunkerque ?

La prochaine étape concerne directement la France. ProLogium a lancé en 2026 la construction d’une usine à Dunkerque. Le site doit commencer à produire fin 2028 avec une capacité de 0,8 GWh, avant de monter à 4 GWh en 2030 puis à 12 GWh en 2032. À plus long terme, ProLogium évoque un potentiel de 44 GWh.

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Au-delà des performances techniques, l’usine de Dunkerque représente un projet industriel majeur pour la France. Avec l’appui de Mercedes, ProLogium va investir 5,2 milliards d’euros sur le site et annonçait initialement la création de 3 000 emplois directs, auxquels pourraient s’ajouter 12 000 emplois indirects. L’État français est également autorisé à soutenir son programme de recherche à hauteur de 1,5 milliard d’euros.

Cette implantation doit renforcer encore un peu plus le positionnement de la « vallée de la batterie » des Hauts-de-France, où sont déjà installés ACC, près de Lens, AESC à Douai et Verkor à Dunkerque. Mais après plusieurs reports et une révision des capacités prévues, l’enjeu sera désormais de respecter le nouveau calendrier industriel.

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