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Aux États-Unis, les sénateurs travaillent sur un projet de loi aux objectifs protectionnistes : interdire la présence des constructeurs automobiles dont la participation chinoise est trop importante. Avec un capital détenu à 20 % par des investisseurs chinois, Mercedes pourrait être concerné.
En 2024, Washington avait déjà porté à 100 % les droits de douane appliqués aux voitures électriques fabriquées en Chine afin de décourager leur arrivée sur le marché américain. Mais le gouvernement américain ne compte pas s’arrêter là ! Le Sénat veut désormais aller plus loin en s’intéressant non plus seulement à l’origine des véhicules et de leurs composants, mais aussi à l’identité des actionnaires des constructeurs.
Soutenu par des élus démocrates et républicains, ce projet de loi prévoit d’interdire la vente de véhicules aux États-Unis lorsque plus de 15 % du capital du constructeur est détenu par des entités liées à certains pays considérés comme « sensibles ». La Chine est directement visée, au même titre que la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. On comprend l’idée… Mais ce projet de loi place Mercedes dans une situation délicate.
Pourquoi ? Parce qu’avec ce texte, n’importe quel constructeur peut être concerné. Et cela, même si ses voitures sont produites en Europe ou aux États-Unis. Dans le cas de Mercedes, BAIC détient près de 10 % des actions, tandis que Li Shufu, le fondateur de Geely, possède lui aussi une participation proche de 10 %. Leur poids cumulé avoisine donc les 20 %, soit nettement plus que le seuil envisagé par le Sénat.
Xpeng L03 : notre découverte du SUV électrique qui arrive en France à un prix canonDans sa version actuelle, le projet de loi pourrait ainsi empêcher Mercedes de commercialiser ses voitures sur le marché américain. Ted Cruz, le président de la commission du commerce du Sénat, a lui-même reconnu cette potentielle conséquence. Le sénateur républicain estime toutefois que le texte devra être modifié avant son adoption définitive. Il affirme que les États-Unis n’envisagent pas réellement d’exclure Mercedes.
Pour l’instant, Mercedes ne panique pas. La firme de Stuttgart dit « soutenir les initiatives américaines qui visent à protéger la sécurité nationale », mais indique vouloir éviter que la future législation ne perturbe ses activités. Si le texte était adopté sans modification, la marque aurait jusqu’en 2030 pour réduire la participation de ses investisseurs chinois ou obtenir une dérogation auprès des autorités.
Précisons que le texte ne se limite pas à la question de l’actionnariat. Il vise également les technologies chinoises intégrées. Les élus américains redoutent que les logiciels, capteurs et systèmes de communication embarqués puissent collecter des données sensibles avant de les transmettre. À partir de 2027, certaines voitures (c’est le cas pour Polestar) qui utilisent des technologies liées à des entités chinoises seront interdites.
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Marché européen : une voiture vendue sur quatre était électrique en juin !Ces restrictions seraient ensuite élargies au matériel à compter de 2030… Si rien ne change, Mercedes pourrait donc être une victime collatérale d’une politique initialement destinée à barrer la route aux marques chinoises. Mais pour le moment, rien n’est fait ! Sanctionner une marque comme Mercedes pourrait avoir des conséquences…
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Je comprend l’idée
C’est même plus subtil qu’une bête surtaxe et cela peut inciter les constructeurs à modifier leur capital