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Une seule motorisation, une gamme simplifiée, des prestations efficaces au quotidien. Avec ce restylage, le SUV compact ne manque pas d’atouts sur son segment. Alors, qu’en est-il sur la route ? Notre essai du Kia Niro Hybride (2026).
Lancé en 2022 dans sa seconde génération, le Niro s’impose rapidement comme l’un des modèles les plus importants du constructeur. Positionné entre les Stonic et Sportage, il séduit par son format contenu mais familial, son habitabilité généreuse, et son efficience. Quatre ans plus tard, l’arrivée des modèles électriques de la famille EV et le recul de l’hybride rechargeable conduisent le Coréen à s’adapter. Le Kia Niro Hybride (2026) est désormais uniquement disponible en hybride essence-électrique de 138 ch. Un choix parfait pour tenir bon sur le segment hyperconcurrentiel du C-SUV ? C’est parti pour notre essai en région parisienne.
Restylage mi-carrière oblige, le Kia Niro Hybride se met en conformité avec le reste de la gamme. Les évolutions concernent principalement la face avant modernisée à présent inspirée des EV3, Sportage, ou encore EV5. On y retrouve ainsi une signature lumineuse verticale plus affirmée, et une calandre affinée. Signature LED « star map » et regard lumineux reprennent le langage de design de « l’alliance des contraires ».
Au premier regard, le Kia Niro reste immédiatement identifiable, mais gagne en caractère sans modifier l’équilibre général de la silhouette. Le profil ainsi que la partie arrière restent donc parfaitement familiers, avec des lignes épurées pour un rendu assez sophistiqué. Vous l’aurez compris, c’est en voyant le petit SUV de pleine face que la nouveauté est flagrante. Si l’on met de côté ce nouveau faciès, les retouches sont dans les détails.
À l’arrière, le bouclier redessiné, les feux en boomerang légèrement retravaillés et le déplacement de la plaque d’immatriculation sur le pare-chocs contribuent à alléger visuellement la poupe. Le hayon paraît plus sculpté et relevé. Les protections noires sont également plus discrètes tandis que de nouvelles jantes complètent bien évidemment les évolutions esthétiques. Le format quant à lui évolue à peine pour ce Kia Niro Hybride.
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Avec sa Kia EV6, sa caravane et ses 50 000 km par an, Patrice a définitivement oublié l’angoisse de la rechargeSes dimensions : 4,43 mètres de long (soit +1 cm), 1,83 m de large, et 1,55 m de haut. L’empattement de 2,72 m est toujours favorable à l’habitabilité arrière, comme nous le verrons plus bas. Le Niro demeure facile à prendre en main en ville tout en conservant des proportions favorables à un usage polyvalent. Notons à ce sujet que le volume de coffre atteint 430 l, avec un seuil de chargement assez bas.
C’est à bord du Kia Niro Hybride que les changements sont les plus visibles. Le petit SUV adopte une nouvelle planche de bord, là aussi largement inspirée des derniers modèles de la famille. Nous avons donc droit à une double dalle numérique de 12,3 pouces offrant un affichage plus moderne et flatteur. Les aérateurs sont désormais mieux intégrés et le nouveau volant participe également à cette montée en gamme perçue.
Malgré cette modernisation, le constructeur conserve plusieurs commandes physiques pour les principales fonctions, un choix appréciable au quotidien. Notons tout de même quelques surfaces dont le toucher s’apprécie moins que le rendu visuel, mais c’est un détail. L’ergonomie reste simple à appréhender et l’interface multimédia gagne en fluidité tout en intégrant les dernières fonctionnalités connectées, comme les mises à jour à distance, la clé numérique ou encore une commande vocale enrichie.
Petit détail de confort extérieur : l’ouverture automatique du hayon motorisé, lorsque l’on s’en approche avec la clé. Plus pratique que de passer maladroitement le pied sous la voiture avec les bras chargés ! Une fonction qui peut bien entendu être désactivée pour éviter toute ouverture involontaire. Le Kia Niro Hybride continue surtout de faire valoir son excellente habitabilité : les places arrière offrent un espace généreux pour les jambes, tandis que la garde au toit permet d’accueillir confortablement deux adultes.
La place du milieu demeure plus étroite, mais cela reste la norme dans cette catégorie. À l’avant, conducteur et passager profitent d’excellents sièges sur notre finition haute. Côté coffre, le plancher modulable permet d’obtenir un plancher parfaitement plat une fois la banquette rabattue. De quoi répondre sans trop de difficultés aux besoins d’une famille pour les départs en vacances ou les trajets du quotidien.
Le Kia Niro Hybride conserve son quatre-cylindres atmosphérique 1.6 GDi associé à un moteur électrique et une batterie de 1,32 kWh, pour une puissance cumulée de 138 ch transmise aux roues avant par une boîte automatique à double embrayage à six rapports. Sur la route, cette mécanique privilégie clairement la douceur plutôt que les performances, avec des démarrages en mode électrique et des transitions entre les deux motorisations transparentes en conduite souple.
Les accélérations restent suffisantes pour un usage quotidien, même si les reprises demandent davantage d’anticipation lors des dépassements, faute de puissance. Là, le moteur thermique se fait naturellement plus bruyant, mais rien d’anormal. Pas de révolution donc sous le capot, à ceci près qu’il s’agit désormais de l’unique motorisation disponible. L’hybride rechargeable et le Niro EV, c’est terminé.
Au volant, le Kia Niro Hybride 2026 reste toujours aussi rigoureux et appréciable. Ceci grâce à un train avant précis, rassurant même en donnant du rythme dans les courbes. La direction est agréable, les mouvements de caisse contenus. En matière de tenue de route, pas grand-chose à redire. Seule la suspension reste un poil ferme, privilégiant la maîtrise des trépidations au moelleux de l’amortissement. En particulier avec de grandes jantes, sur chaussée dégradée ou sur les pavés par exemple.
Le filtrage apparaît dès lors moins doux, mais sans jamais virer à un réel inconfort. Un aspect qui se fait vite oublier en péri-urbain et sur voie rapide. Le SUV compact devient alors plus doux à vitesse stabilisée, sans oublier des bruits d’air maîtrisés jusqu’à 110 km/h. De son côté, la boîte automatique à double embrayage participe à l’agrément de conduite, avec des passages doux et réactifs.
En particulier en adoptant une conduite douce et économique ! L’hybridation reste sans surprise le point fort de ce Niro. Kia annonce une consommation comprise entre 4,5 et 5,1 l/100 km selon les versions, des valeurs cohérentes avec la philosophie du modèle, et avec nos relevés. En circulation urbaine et périurbaine, le système hybride exploite efficacement la récupération d’énergie au freinage et maximise les phases de roulage électrique.
De quoi tomber à 4,8 l/100 km de notre côté, en mode éco doublé de la récupération d’énergie maximale. Contrairement au Toyota C-HR ou au Renault Symbioz, le Kia Niro Hybride est le seul sur son segment à proposer un iPedal MAX, façon One Pedal jusqu’à l’arrêt complet. Pratique. La batterie de 1,32 kWh récupère rapidement son énergie, il suffit de gérer la récupération aux palettes (selon finition).
Stabilisés à 110 km/h, on reste à moins de 6 l/100 km. Avec un réservoir de 42 litres, le Kia Niro Hybride peut ainsi parcourir plus de 800 km en conditions réelles. En roulant essentiellement en ville, une conso sous les 5 l/100 permet tranquillement d’aller chercher les 900 km d’autonomie. Et, pour ne rien gâcher, le SUV compact affiche des émissions de CO₂ entre 103 et 115 g/km. C’est moins qu’un Hyundai Kona, et à peine plus qu’un Nissan Qashqai e-POWER.

En définitive, le Kia Niro Hybride semble bel et bien conserver toute sa pertinence sur le marché. Le constructeur propose un excellent niveau de technologie, d’efficacité, et de confort, à des tarifs corrects. Le petit familial démarre à 34 950 € en finition d’entrée Motion. C’est même un peu moins cher qu’avant son restylage. La finition supérieure Active dès 36 850 € permet de bénéficier d’un équipement plus fourni, dont les palettes au volant et la sellerie mixte similicuir. Enfin, le haut du panier Premium présenté ici demande 40 850 €. De quoi ajouter l’instrumentation numérique 12,3 pouces, le son Harman Kardon, le hayon électrique, ou encore les sièges et volant chauffants.
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Kia ne s’attendait pas à ça : son utilitaire électrique se vend si vite que les livraisons sont limitéesLes loyers sont quant à eux plus attractifs que la concurrence pour ce Kia Niro Hybride. Compter 337€/mois en Motion, 367€ en Active, et 417€ en Premium. En recentrant sa gamme sur une unique motorisation hybride, Kia simplifie le positionnement du petit SUV sans remettre en cause les qualités qui ont fait son succès. Son restylage lui apporte juste ce qu’il faut de modernité, tandis que son habitabilité, son équipement et son agrément général continuent d’en faire un SUV particulièrement homogène. Alors, ses évolutions suffisent-elles à rester une belle référence face à la concurrence ? On a envie de dire que oui. Et vous, qu’en pensez-vous ?
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