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Nous avons profité d’une vague de chaleur pour étudier les performances du système de climatisation de la nouvelle Nissan Leaf.
À l’occasion du Supertest de la nouvelle Nissan Leaf, nous avons profité d’une intense vague de chaleur pour étudier ses consommations sous la chaleur de l’été. Cela a aussi été l’occasion d’effectuer une mesure de consommation de son système de climatisation et de ses capacités de régulation thermique à bord.
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Voitures électriques : le toit vitré panoramique, ennemi de l’efficience ?Pour ce test, nous avons adopté le même protocole de mesure que d’habitude. Nous avons stationné le véhicule sur une aire plane intégralement exposée au soleil jusqu’à son zénith, puis nous avons lancé la climatisation en mode automatique intermédiaire avec une consigne à 20 °C. Le delta avec la température extérieure est volontairement élevé pour disposer d’une base de comparaison dans nos fiches. Lors de la mesure, nous avons observé toutes les minutes la puissance du système, à laquelle nous avons soustrait les près de 300 W (0,3 kW) réclamés par l’ensemble des systèmes électroniques moteur démarré, mais en position P. Nous avons effectué nos mesures à l’arrêt pour isoler la consommation du système pendant une heure. Nous avons ensuite coupé la climatisation, puis observé la montée en température à bord durant 30 minutes.
Comme toujours, nous avons placé différentes sondes à bord :
Au moment d’accéder au véhicule, nos sondes ont indiqué un air extérieur à 36,3 °C (contre 34 °C selon celle de la voiture) et un habitacle à 60 °C en moyenne (59,9 °C à l’avant, 60,1 °C à l’arrière). D’emblée, on remarque que l’habitacle de la Nissan Leaf est très chaud sous le soleil en raison de son toit vitré panoramique à occultation électrochrome (par défaut « fermé » lorsque la voiture est éteinte). Pour rappel, dans des conditions très proches (35 et 34 °C extérieurs), les Tesla Model 3 et Volkswagen ID.7 ont présenté des températures de 57 et 56 °C.
Sous le soleil et avec le toit en position fermée, l’habitacle n’a jamais pu atteindre la température cible de 20 °C au cours du test. Néanmoins, la température moyenne à bord est dans la moyenne de nos mesures, avec une valeur de 31,1 °C au cours de la première demi-heure, puis 24,6 °C au cours de la seconde partie. Ce qui donne une moyenne totale à bord de 27,8 °C sur l’ensemble de l’exercice. Pour mettre en perspective, nous avons noté une température intérieure moyenne de 29,0 °C avec un Skoda Elroq (sans toit panoramique) et 30,4 °C avec une Volkswagen ID.7 (toit panoramique « fermé »). Cependant, un Renault Scenic E-Tech s’est montré bien plus performant, mais il est vrai sans toit panoramique Solar Bay.
| Durée du test | Temp. habitacle (°C) | Temp. conduit de ventilation (°C) | Temp. extérieure (°C) |
| 0 min. (départ) | 59,9 | 49,2 | 36,3 |
| 10 min. | 29,2 | 9,4 | 37,6 |
| 20 min. | 28,1 | 7,8 | 36,9 |
| 30 min. | 25,6 | 6,5 | 34,8 |
| 40 min. | 25,8 | 4,2 | 31,2 |
| 50 min. | 23,6 | 5,3 | 32,1 |
| 60 min. (fin) | 23,6 | 5,2 | 33,5 |
Au bout d’une heure de fonctionnement, avec une température extérieure moyenne de 35,1 °C, le système de climatisation de la Nissan Leaf a permis de faire passer l’habitacle de 59,9 °C à 23,6 °C, soit un gain de 36,3 °C, le plus important parmi nos mesures équivalentes. Pour rappel, nous avions mesuré une différence de 33 °C avec la Tesla Model 3 et de 28 °C avec la Volkswagen ID.7. Avec le Renault Scenic E-Tech, doté d’un toit conventionnel, nous avons observé un écart de 30,9 °C seulement.
Pour ce test, nous n’avons malheureusement pas pu mesurer la puissance instantanée du système, mais la mesure de consommation finale nous donnera une idée des niveaux. Derrière les 3 % de charge consommés au tableau de bord, nous avons calculé une consommation totale de 2,3 kWh en une heure de fonctionnement. Nos différents relevés nous permettent d’estimer une puissance de près de 4 kW en plein régime au départ, et une puissance minimale de 0,9 kW en fin d’exercice, lorsque la température intérieure est stabilisée. La consommation est la plus élevée mesurée par nos soins pour un système de climatisation. Mais précisons que les conditions étaient un peu plus chaudes et que la voiture dispose d’un toit vitré panoramique qui force sur le système. Cela se traduit donc par un rapport de 15,8 °C gagnés par kilowattheure consommé. Le ratio est intéressant : un Scenic E-Tech émarge à 16,3 °C/kWh, mais une Volkswagen ID.7 à 13,2 °C/kWh. Une Tesla Model 3 monte sur la première marche avec 22 °C/kWh selon nos calculs.
Comme d’habitude, nous avons aussi observé la montée en température à bord pendant 30 minutes après l’arrêt du système de climatisation. Sans surprise, le thermomètre grimpe sous le soleil : cinq minutes suffisent pour faire monter l’intérieur à près de 43 °C ! En un quart d’heure, l’habitacle est à 50 °C. Une preuve supplémentaire qu’il ne faut absolument pas laisser des occupants à bord sous le soleil, même pour quelques minutes. L’évolution est ensuite physiquement moins importante, mais l’air intérieur atteint une valeur de 54 °C au bout d’une demi-heure.
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Renault Scenic e-Tech : son système de climatisation est-il efficace ?Ce test nous permet de confirmer la bonne performance du toit vitré panoramique à occultation électrochromatique. Malgré sa présence, le gain en température (29,3 °C) est semblable à celui de la Volkswagen ID.7 (28,0 °C), et identique à celui du Scenic E-Tech (29,4 °C), pourtant doté d’un toit en dur. Mais précisons ici qu’il s’agissait d’un toit noir, qui absorbe beaucoup de chaleur, alors que l’isolation ne semble pas figurer parmi les plus performante. À bord du Skoda Elroq, avec un toit vert mais pas en verre, nous avons mesuré un gain de 21,8 °C.
Avec des voitures aux volumes intérieurs et configurations bien différents (couleurs extérieures et intérieures, toit vitré ou non, …), nos mesures précédentes rendent difficiles les comparaisons directes. Toutefois, cela nous permet d’observer les bonnes performances du système de climatisation de la Nissan Leaf, ici équipée du toit vitré panoramique développé par Saint-Gobain, à l’image du Solar Bay de Renault. Car malgré cet équipement, le dispositif a su abaisser la température intérieure de 36,3 °C en une heure de fonctionnement, soit la meilleure performance enregistrée par nos services à ce jour.
Et si la température cible n’a jamais pu être atteinte au cours de l’exercice, la valeur de 23,6 °C enregistrée à la fin est inférieure à de nombreuses autres voitures : au même moment, nous observions 27,7 °C à bord de la Volkswagen ID.7 (toit vitré) ou 27,3 °C à bord du Skoda Elroq (toit en dur). À l’intérieur d’une Renault 4 E-Tech (toit en dur) ou d’une Tesla Model 3 (toit vitré), l’air était toujours supérieur à 24,6 °C. Mais cette performance est obtenue au prix d’une consommation plus importante, ne permettant à la Leaf de battre un record d’efficience. Et cela n’est pas sans effet sur la consommation générale de la voiture sur la route. On en reparle très bientôt à travers un Supertest 30 °C hors-série.
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