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L’Arval Mobility Observatory a publié la 15e édition de son TCO Scope, l’étude de référence sur le coût total de détention des véhicules d’entreprise. Sur la base de 26 confrontations entre motorisations, calculées sur une durée de 48 mois et 100 000 km, le rapport confirme l’avantage économique du 100 % électrique sur les voitures particulières et acte, pour la première fois, son basculement favorable sur les utilitaires légers.
Sur les 17 matchs proposés dans la catégorie des voitures particulières, 16 sont remportés par les versions électriques. Le TCO moyen pondéré après impôt sur les sociétés s’établit à 39 289 euros pour l’électrique, en baisse de 7,1 % sur un an, contre 44 938 euros pour le thermique, en baisse de 5,6 %.
Les écarts entre modèles équivalents donnent la mesure du phénomène. Sur le segment B, la Citroën ë-C3 affiche un TCO inférieur de 23 % à sa version micro-hybride sur 60 000 km, et l’écart grimpe à 26,7 % sur 120 000 km. Le Peugeot e-2008 devance sa version micro-hybride de 14,6 à 19,9 % selon le kilométrage. Le match le plus spectaculaire reste celui de la BMW i4 face à la Série 3 : l’écart atteint 44 % face à la version hybride rechargeable et près de 50 % face à l’essence.
Deux motorisations résistent encore. La Renault Clio GPL conserve l’avantage face à la Renault 5 électrique sur tous les kilométrages, grâce à un prix catalogue nettement inférieur. Le Ford Kuga E85 limite également les dégâts face aux versions hybrides rechargeables.

La nouveauté de 2026 se situe sur le segment des VUL, longtemps considéré comme plus difficile à électrifier. Sur l’étude Arval 2026, le TCO moyen des utilitaires électriques recule de 3 % à 29 084 euros, tandis que celui des diesels grimpe de 12,3 % à 31 888 euros, plombé par un poste énergie qui représente désormais 32,7 % du coût total, soit 13 757 euros, en hausse de 25,4 % sur un an. A l’inverse, le poste énergie d’un VUL électrique ne représente que 12,1 % du coût total, moitié en valeur que le thermique (5326 vs 13757 €).
Ce retournement s’explique par la réforme des Certificats d’Économies d’Énergie entrée en vigueur le 1er juin 2026. Le coefficient multiplicateur, jusqu’ici uniforme, se module désormais selon le poids du véhicule. Les montants vont de 2 700 euros pour les VUL de 1,55 tonne ou moins jusqu’à 9 600 euros pour les modèles de plus de 2 tonnes. Un critère supplémentaire conditionne l’éligibilité au site d’assemblage du véhicule, qui doit se situer dans l’Espace économique européen.

Sur les six confrontations VUL du rapport, quatre donnent désormais l’avantage à l’électrique quel que soit le kilométrage. Le Peugeot e-Partner devance le diesel de 7,2 % sur 60 000 km et de 18 % sur 120 000 km. Le Citroën ë-Berlingo l’emporte face au diesel pour la première fois, avec un écart allant jusqu’à 17,2 %. Le Citroën ë-Jumpy renverse également la tendance observée l’an dernier, avec un avantage de 6,7 à 16,6 %. Le Renault Trafic électrique confirme sa domination, avec un écart pouvant atteindre 21,2 % sur 120 000 km.
Le segment des grands fourgons reste plus contrasté. Le Renault Master électrique ne prend l’avantage sur le diesel qu’au-delà de 100 000 km, avec un écart limité à 3,6 % à 120 000 km. En deçà, le surcoût catalogue du modèle électrique, plus de 11 000 euros, reste pénalisant.

Source : Arval
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