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25 février 2020 17:30

Volkswagen Touareg R eHybrid 2020 : prise de stéroïdes

Par Matthieu LAURAUX

Cumulant 462 chevaux de puissance, cette version hybride rechargeable du Touareg devient la plus puissante du catalogue Volkswagen !

Au sein du groupe Volkswagen, l’hybride rechargeable est essentiellement une affaire de puissance. Chez Porsche, Audi, Seat et Skoda, ce type de motorisation équipe d’abord les grandes berlines ou SUV. La marque Volkswagen fait toutefois office d’exception puisque c’est la Golf qui a été la première à étrenner la technologie avant d’être rejointe par la Passat dans ses versions berline et break. Avec la nouvelle déclinaison branchée du Touareg, c’est désormais de gros SUV dont il est question.

Des perfs et des nerfs

Avec 462 chevaux de puissance et 700 Nm de couple, cette version branchée est au sommet de la gamme, dépassant la version TDI 421 chevaux du Touareg mais aussi l’ensemble des modèles de la marque en général. Attention : la voiture ne développe pas de tels chiffres en continu, mais en mode Boost, tirant le maximum des deux moteurs présents sur une période limitée. Pour expédier une telle fougue, le Touareg R eHybrid s’appuie sur un V6 essence 3 litres 340 chevaux et un bloc électrique 136 ch (100 kW). Cette architecture est finalement celle de l’Audi Q7 60 TFSI e, que nous avons rapidement testé en septembre 2019 et du Porsche Cayenne S e-Hybrid.

4 roues motrices, le Touareg R eHybrid utilise en outre un différentiel autobloquant. Ceci livre jusqu’à 70% de couple à l’avant et 80% à l’arrière. Des modes spécifiques au tout-terrain s’ajoutent aux classiques fonctionnalités « Eco » ou « Comfort ». Les amateurs de performances seront aussi comblés, le 0-100 km/h étant estimé à 5,5 secondes malgré un poids qui dépasse les 2,3 tonnes. Bridée électroniquement, la vitesse maximale s’élève à 250 km/h.

Autonomie mystère

Responsable en partie du surpoids, la batterie offre une capacité de 14,1 kWh, soit celle du Q5 50 TFSI e Quattro et non du Q7 (17,3 kWh). Volkswagen ne communique pas d’autonomie électrique, mais celle-ci devrait atteindre 30 à 35 km. La conduite sera permise sans une goutte d’essence jusqu’à 140 km/h. En fonctionnement combiné, le Touareg devrait tourner autour de 3,5 l/100 km WLTP, pour 80 g/km de CO2. Point positif, le SUV permet la gestion avancée de la batterie en conduite. Il est ainsi possible de maintenir la charge au niveau choisi ou de l’augmenter par paliers de 10 % en utilisant le V6 comme générateur.

Esthétiquement, pas de révolution. Le Touareg installe de série son pack R-Line et Black Style, ainsi que les phares à diodes matriciels. Ainsi, il se reconnaît aisément avec sa calandre noire, ses feux arrière teintés et ses badges R. De couleur noire, les jantes affichent 20 pouces de série et jusqu’à 22 pouces en option. En termes de confort et de sécurité, le grand écran tactile 15 pouces se joint aux compteurs numériques, tout comme la climatisation quadri-zone ou le « Travel Assist » (conduite semi-autonome).

Présenté comme un « concept-car proche de la série », ce Volkswagen Touareg R eHybrid sera présenté pour la première fois début mars à l’occasion du salon de l’automobile de Genève. Il y épaulera les électriques ID.3, e-up !, ainsi que les hybrides rechargeables Golf et Passat. Le modèle de série devrait débarquer en fin d’année 2020.

Matthieu LAURAUX

Lire les commentaires

  • Et dire qu'on va trouver ce genre d'engin sur les place gratuite a Paris avec les gros Volvo et BMW...

  • Quand j'y pense, avec un peu de recul, j'ai vraiment bien fait de prendre une Tesla Model 3 sans attendre l'ID 3 (qui est encore bourrée de bugs) ! Quand VW est encore capable (et volontaire) pour sortir ce genre d'engin, on peut y voir le vrai visage de la marque ! l'éco-conduite responsable chez VW, c'est du vent !

  • Avec ma e up je consomme 12.5 kwh/100km en hiver en faisant un peu attention. C est ça la vraie performance.
    Il faut changer de paradigme et rendre ringards les gros véhicules suceurs de fossile.

  • Il serait logique de calculer les émissions de CO² sur VHR avec le plein de carburant et batterie à 100%, jusqu'à la panne sèche réservoir et batterie.
    Déjà, on reverrait la taille des réservoirs carburant à la baisse, et la capacité des batteries à la hausse.
    Mais aussi moins de cylindrée sur le moteur thermique.
    Autre solution, le bonus/malus ne s'arrête pas à l'achat du véhicule, mais se poursuit à l'utilisation en prenant en compte la consommation de carburant lors des contrôles techniques par la lecture de l'ordinateur de bord non falsifiable.

    • " le bonus/malus ne s’arrête pas à l’achat du véhicule, mais se poursuit à l’utilisation en prenant en compte la consommation de carburant "

      Ca s'appelle a TICPE (la SPE pour l'électricité)

  • Quelle efficience ! 14kWh pour 33km, 6€70 d’électricité au 100km, ou bien l'équivalent en euro d'une voiture qui consomme 5l de gasoil au 100km.

  • Cynisme définition:
    Attitude cynique, mépris effronté des convenances et de l'opinion qui pousse à exprimer sans ménagements des principes contraires à la morale, à la norme sociale.

  • A quand la fin de cette escroquerie au CO² des plug-in hybrides à la norme WLTP ? Qu'il soit hybride ou pas il est urgent de poser un malus éco de 50 000 € sur ce genre d'engin.

  • Sortir ce type de véhicule maintenant deshonnore Woslwagen. Pour ceux qui voulaient croire en la métamorphose du gros pollueur en futur leader de la mobilité respectueuse du climat, le message est totalement brouillé. Ca ne donne vraiment pas envie d'acheter une ID3.

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