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Ayant une centaine de kilomètres à parcourir par jour avec une bonne partie sur autoroute, Julien est passé de la Dacia Spring à la Leapmotor T03. Il s’est montré particulièrement convaincant auprès de Max Freyss en livrant son témoignage.

Duel de chiffres

Sur le marché branché français où elle vient de débarquer, la citadine électrique 4 places Leapmotor T03 (L x l x h = 3,62 x 1,65 x 1,58 m) veut jouer dans la même cour que les Dacia Spring (3,73 x 1,58 x 1,51 m), Renault Twingo (3,61 x 1,65 x 1,54 m), Volkswagen e-Up! (3,60 x 1,65 x 1,49 m) et Fiat 500 (3,63 x 1,75 x 1,53 m).

Ne pensez pas que ce nouveau constructeur chinois chez nous en propose moins que la concurrence. L’unique version Luxury embarque un moteur synchrone à aimant permanent qui développe une puissance jusqu’à 80 kW (109 ch), pour un couple maximal de 158 Nm. Il est alimenté par une batterie LFP (lithium fer phosphate) d’une capacité énergétique totale de 41,3 kWh. De quoi disposer, selon les calculs WLTP, de 280 km en cycle mixte et 417 km en milieu urbain.

Pour comparaison, la Dacia Spring que Julien a exploité pendant 14 mois en offrait bien moins, avec une puissance de 33 kW (45 ch), un couple limité à 125 Nm, et des autonomies sur le papier de seulement 230 et 305 km obtenues d’une batterie 27,4 kWh. On ne peut que comprendre l’envie ressenti par Julien de découvrir la Leapmotor T03 en s’apercevant qu’une concession sur son trajet la proposait à l’essai.

De l’hybride à l’électrique

Avant de passer à la Dacia Spring, Julien a conduit pendant des années une Toyota Prius. Il a vécu l’hybride comme « un tremplin vers l’électrique » qui en constitue « la suite logique ». Ayant auparavant regardé la vidéo réalisée par notre journaliste essayeur Maxime Fontanier, pour lui, la Leapmotor T03 n’était pas complètement une inconnue. Un simple essai d’environ une heure aura suffit à notre lecteur pour être conquis par la nouvelle citadine chinoise.

En un mois, il a déjà parcouru 3 600 km au volant de son exemplaire, encore en attente des plaques définitives lorsque Max Freyss est allé rencontrer Julien. Ce dernier ne voulait plus d’une voiture dans laquelle il avait froid l’hiver et qui était trop chiche en autonomie par rapport à ses besoins : « J’utilise l’autoroute et parcours 100 km tous les jours ».

Il recherchait également davantage de confort dans une citadine qu’il conduirait avec plus de confiance. D’autant plus que Julien n’a qu’une seule voiture : « Etant seul, je n’ai pas besoin d’un grand véhicule, surtout que je fais de la ville aussi ».

Tour rapide de la Leapmotor T03

Les portes de la Leapmotor T03 s’ouvrent sur une sellerie en tissu plutôt séduisante. Pour une voiture de cette dimension, l’habitabilité est très correcte, y compris à l’arrière qui profite un peu du toit vitré au-dessus des sièges avant. Sans double-fond, le coffre offre un espace de 210 litres, et bien davantage en rabattant la banquette d’un seul tenant.

Le museau de la citadine électrique abrite le connecteur de recharge derrière le logo de la marque : « Le Combo CCS monte à 45 kW. Passé 60 %, ça descend. A 80 %, ça charge encore à 22-23 kW. En courant alternatif, on est sur du 6 kW. Je recharge à la maison avec une prise Green’Up. J’ai acheté un câble 32 A compatible ».

Après avoir démarré le véhicule au moyen d’un bouton poussoir, le sens de marche est sélectionné avec le petit levier implanté derrière le volant à droite, à la façon des Tesla et des Mercedes électriques. Les manœuvres sont facilitées par les images de la caméra de recul qui investissent tout l’écran tactile 10,1 pouces. Max Freyss, qui avait pointé dans son essai de la Volkswagen e-Up! le manque de tablette d’infodivertissement au tableau de bord, a trouvé la dalle de la T03 « plutôt bien intégrée, avec une bonne qualité d’image ».

Fonctionnement

« Si on est en mode Sport, on n’a pas de régénération, en Normal on en a un tout petit peu, et en Eco on en a plein », a indiqué Julien. Au grand étonnement de Max Freyss : « C’est marrant, parce que généralement, sur les voitures électriques, plus tu montes dans les niveaux en termes de puissance – Eco, Normal, Sport -, plus le frein régénératif va être prononcé ».

Ne sentant pas la puissance bridée et pouvant disposer de la vitesse maximale de 135 km/h, notre lecteur privilégie le mode Eco. Ce que Julien apprécie en roulant à l’électrique, « c’est la douceur, l’absence d’à-coups ». Par rapport à la Dacia Spring, il compare : « Il y a davantage de puissance, c’est plus sécuritaire sur la route ; avec une batterie plus grosse, il y a plus d’autonomie ; il y a aussi le confort des équipements, et celui des sièges ».

Derrière le volant 3 branches recouvert de cuir, on trouve sur la Leapmotor T03 un véritable afficheur numérique d’instrumentation 8 pouces. Connectable avec le smartphone en Bluetooth via l’application QD Link, la tablette centrale propose en particulier un navigateur GPS. En l’absence de bouton au tableau de bord, c’est aussi par cette dalle qu’il faut passer pour effectuer tous les réglages du véhicule, y compris pour intervenir sur la ventilation.

Consommation et autonomie à l’usage

Après une recharge nocturne, Julien prend sa voiture avec une batterie pleine d’énergie : « Quand je reviens chez moi le soir, au bout de mes 100 km, elle est à 60 %, à peu près ». Sur autoroute, il se contente de rouler à 110 km/h : « De toute façon le régulateur ne monte pas au-dessus. C’est du on/off, à partir de la vitesse à laquelle on roule. Si on veut programmer une vitesse supérieure, il faut le couper et recommencer l’opération ».

A quoi s’attendre comme consommation en roulant à 110 m/h avec la Leapmotor T03 ? « S’il fait beau, je suis aux alentours de 17,5 kWh aux 100 km. Quand il fait frais, je tourne dans les 18-18,5 kWh/100 km. Avec le chauffage, je suis à 19 kWh/100 km. De quoi faire 220-230 km à cette allure ». En ville, notre lecteur dépasse les 300 km sur une recharge.

Au moment de la prise d’interview, il venait d’effectuer son plus long trajet sur une recharge : « Je suis allé à Colmar. J’ai pu faire l’aller-retour, soit environ 190 km. Je suis arrivé à destination avec 51 % d’énergie dans la batterie. En roulant à 100 km/h au retour, je suis rentré chez moi à 6 %, sans perte de puissance ».

Un long voyage programmé cet été en Leapmotor T03

« On n’a pas l’impression que c’est une petite voiture », estime Julien. Même s’il a remarqué que les bruits d’air sont très présents à 110 m/h, débutant déjà à 60 km/h. « On se sent bien dans cette voiture, on est à l’aise dedans et on a de quoi voir autour de nous avec les importantes surfaces vitrées », a jouté Max Freyss.

Notre lecteur trouve toutefois que la visibilité par la lunette arrière pourrait être améliorée : « Le gros défaut, c’est qu’il n’y a pas d’essuie-glace sur cette vitre. Quand il pleut, c’est très gênant ».

L’été prochain, Julien pense aller à Dunkerque avec sa nouvelle voiture électrique. Ce qui représente une distance de l’ordre de 600 km : « Je l’avais déjà fait avec la Dacia Spring. C’était un peu galère. Il fallait s’arrêter tous les 130-140 km, avec en plus une puissance de recharge limitée à 30 kW. C’est une voiture qui n’aime pas trop les voyages. Sa consommation à 110 km/h était d’environ 24 kWh aux 100 km. Je me sens beaucoup plus confiant d’y aller avec la Leapmotor ».

Tarif de la Leapmotor T03

« Elle est quand même chère, cette voiture, à 25 000 euros », confie Julien. Ce que Max Freyss a relativisé en effectuant une comparaison avec les modèles concurrents, notamment la Fiat 500e « qui débute à 30 400 euros, hors bonus ». En appliquant cette aide gouvernementale, notre lecteur a déboursé au final 20 590 euros pour acquérir sa Leapmotor T03.

Seule la peinture peut faire l’objet d’une option « à 600 euros » sur la citadine électrique chinoise, si l’on ne tient pas au bleu métallisé de série. Il lui manque « une application pour surveiller la charge à distance et démarrer la climatisation ou le chauffage ».

Ce qui n’empêche pas Julien de conclure : « L’essayer, c’est l’adopter. C’est une voiture très convaincante, qui offre un bon compromis ».

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Ducatevoil y a 3 ans

Bonjour, je suis d'accord avec vous. Tout à fait.
Au début, ce sont les patrons qui ont voulu délocaliser, non pas pour les beaux yeux des clients français, mais pour s'en mettre toujours plus dans la poche.... le profit coûte que coûte.... ils ont voulu utiliser la Chine et sa main d'oeuvre pas chère pour leurs propres intérêts... et ça a marché un temps.... mais pas de bol, les chinois ont été plus malins. Ils ont obligé les entreprises occidentales à signer des joint venture et en ont profité pour copier, voler les technos. Ils ont commencé ensuite à faire de leur côté.... et nous en sommes là aujourd'hui !!!! On ne fait plus rien faire chez nous et sommes devenus dépendants....
Mais il ne faut pas oublier aussi que le consommateur est acteur de son marché. Ses choix dictent se que sera demain ... donc, si on continue à acheter du 100% chinois, on coure à la catastrophe....
Comme disait notre vénérable Coluche une fois de plus : dire qu'il suffirait de ne pas acheter pour ne pas que ça se vende !!!!!
Heureusement, des entreprises commencent à relocaliser une France et en Europe : pour les batteries, les semi conducteurs, le recyclage....

Ducatevoil y a 3 ans

C'est vrai.... j'espère que depuis 30 ans, on ne confond plus la poignée de la poubelle avec la poignée de la voiture française !!!!
Je ne dis pas que ça me ravit de voir les constructeurs français se faire des marges à 2 chiffres sur le dos des clients. Bien sûr que non.
Mais enfin, c'est tout de même trop facile de dire que les chinois sont beaucoup moins chers..... bien sûr !!!!
Faut il rappeler que le coût de la main d'oeuvre n'est pas la même. Là bas, le salaire moyen d'un ouvrier, c'est entre 800 et 1200 euros (et ça a bien augmenté...). Mais vous en France, est ce que vous accepteriez d'être payé 1000€ en usine ??? Et sachant qu'ils n'ont que 15 jours de vacances par an ??? Allo ? Ah ben y'a plus personne....
Et si vous rajoutez à ça la nouvelle enquête de l'UE sur les subventions de l'état chinois envers les constructeurs automobiles chinois, vous comprendrez facilement pourquoi c'est injuste...
Pour info, le constructeur Nio perd 33000€ sur chaque voiture. Mais comme il touche plus de subventions, ça lui touche la gauche sans faire bouger la droite !!!!
Alors, non, ce n'est pas normal et c'est de la concurrence déloyale. En France, en Europe, c'est impossible d'avoir de telles subventions.
Mais je suis d'accord, c'est aussi à nos constructeurs d'arrêter cette course folle aux marges délirantes et aux dividendes toujours plus joufflus pour les actionnaires...
Il faut trouver le bon équilibre...

Ducatevoil y a 3 ans

Pardon cher Monsieur, je n'ai rien contre vous, on ne se connait pas.
Mais c'est vous qui commencez à répondre à mon commentaire en disant que je suis pathétique !!!!
Je ne fais ensuite que vous apporter des arguments, qui ne sont que les miens. Ça s'appelle échanger.
Mais quand vous commencez par être désagréable, ne vous étonnez pas que la réponse puisse piquer un peu....
Et oui, je pense que si les gens regardaient plus loin que le bout de leur nez, ça irait mieux !!! Mais cette société est devenue égoïste, nombriliste....
Je vous souhaite malgré tout bonne route.... en électrique j'espère.... et pas 100% chinoise...

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