Première voiture électrique « made in China » de Renault, la petite City K-ZE annonce l’offensive du constructeur au losange sur le segment de l’électrique « low cost ».

La Renault City K-ZE matérialise les ambitions du constructeur sur un marché chinois très propice à l’électro-mobilité. Equivalent chinois de la Kwid proposée par Renault en Inde depuis 2015, cette petite voiture électrique du segment A arbore un look de SUV.

A l’intérieur, la K-ZE n’a rien à envier aux modèles européens. Dotée d’un écran multifonction de 8 pouces installé au centre du tableau de bord accès, elle intègre connexion Wi-fi 4G, système à reconnaissance vocale, caméra de recul ou encore indicateur de pression des pneus. La City K-ZE est par ailleurs équipée de capteurs qui pourront calculer le taux de concentration en particules fines.  En cas de pollution, le conducteur pourra ainsi choisir de « recycler » l’air de l’habitacle. Au niveau du coffre, le constructeur annonce une capacité de 300 litres.

Peu d’infos techniques

Puissance, capacité de la batterie… Renault garde encore pour lui les caractéristiques de sa petite voiture électrique. Celles-ci ne seront dévoilées que lors de la commercialisation du modèle. Seules informations communiquées : une autonomie de 270 km et quelques détails sur les temps de charge. De 0 à 80 %, comptez 50 minutes sur une borne rapide et 4 heures pour une charge complète en mode lent. Malheureusement, le constructeur ne précise pas la puissance tolérée…

Les photos de l’habitacle nous donnent aussi quelques infos sur les différents modes de conduite. Avec la K-ZE, Renault semble vouloir faire au plus simple. Installé en lieu et place du levier de vitesse, un sélecteur permet de choisir entre les différents modes de conduite tandis qu’un bouton à droite du volant permettra d’activer le mode éco.

Du côté des tarifs, le constructeur ne donne pas d’indication non plus. Certains confrères évoquent toutefois un prix dans les environ de 9.000 € sur le marché chinois.

Made in China

Développée en Chine, dans le centre R&D de Wuhan, la K-ZE sera assemblée à Shiyan par eGT New Energy Automotive, une joint-venture établie par l’Alliance Renault Nissan Mitsubishi et le groupe chinois Dongfeng en 2017. Une usine qui sera en mesure de produire jusqu’à 120.000 véhicules par an.

Alors que la Chine imposait jusqu’ici l’établissement de joint-ventures aux constructeurs occidentaux, la Renault City K-ZE sera le premier véhicule électrique commercialisé aux couleurs de Renault. Un atout pour le constructeur qui compte faire valoir ses standards de qualité pour séduire les consommateurs chinois.

En Chine, le groupe ambitionne de vendre à 550.000 voitures par an d’ici à 2022, contre environ 217.000 en 2018. Pour atteindre cet objectif, le constructeur compte lancer d’ici là neuf nouveaux modèles, dont trois électriques.

A quand en Europe ?

Quant à savoir si cette Renault City K-ZE arrivera un jour en France, rien n’est moins sûr car le modèle semble avoir été vraiment conçu pour le marché chinois.

Surtout, le constructeur dispose déjà d’un modèle similaire au sein de son catalogue européen : la Twingo qui, basée sur la même plateforme que la Smart Forfour, ne serait pas difficile à convertir à l’électrique…

Renault City K-ZE : la voiture électrique low-cost révélée à Shanghai
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