Certains constructeurs ne croient pas aux sportives électriques, d'autres y voient une opportunité. C'est le cas d'Anton Piëch qui continue à croire à sa sportive électrique malgré les difficultés.

Au salon de Genève 2019 apparaissait le concept Piëch Mark Zero. Une proposition de sportive électrique qui compte sur la lignée familiale pour imposer son nom. Le fondateur n’est autre qu’Anton Piëch, fils de Ferdinand Piëch et arrière-petit-fils de Ferdinand Porsche…

Mais le nom n’est visiblement pas suffisant et le projet repart de zéro, avec de nouveaux acteurs. Anton Piëch reste bien présent, mais il est désormais associé à Tobias Moers, ancien patron d’Aston Martin et de Mercedes-AMG.

La Piëch GT est morte, vive la Piëch GT

La seconde proposition adopte un style plus actuel. On oublie les formes teintées d’inspirations des années 60 pour des lignes tendues signées par David Seesing. Loi des séries, il est également l’auteur de la TVR Griffith, autre sportive au destin contrarié.

Les performances sont sérieusement revues à la hausse pour ce coupé 2+2. On passe ainsi de 375 à 745 kW et 1100 Nm. Il s’agit en réalité de deux moteurs, mais avec une configuration originale, non pas un par essieu, mais un par roue arrière. Chacun étant en outre accouplé à une boîte à 2 rapports.

Piëch Automotive revendique plus de 300 km/h et un 0 à 100 km/h en 2,6 secondes. La batterie d’une capacité de 90 kWh (75 sur la première proposition) permettrait d’annoncer une autonomie de plus de 500 km en cycle WLTP.

Mais attention, le tout n’est encore qu’une proposition qui sortirait en 2028. Deux ans plus tard que le projet initial. A condition de trouver les investisseurs, ce qui laisse donc encore une large place au doute.

La société est Suisse, mais la production serait réalisée au Canada. C’est en effet Multimatic qui assurerait en théorie le lancement de la production, avec une ambition de 2000 unités par an, avant de grimper à 8000 dans les cinq années suivantes grâce au lancement d’un second modèle.