On lui trouverait presque un air de Ferrari 275 GTB à l’arrière, mais la Piëch Mark Zero témoigne davantage à l’avant de la présence d’un descendant de Ferdinand Porsche autour de son berceau : Toni Piëch.

500 km d’autonomie

Oublions cependant les ressemblances et différences avec d’autres modèles, forcément subjectives, pour permettre à cette séduisante sportive électrique d’exister comme une véritable nouveauté qu’elle est ! D’autant plus qu’elle disposerait de la recharge ultrarapide lui permettant de régénérer la batterie jusqu’à 80% de sa capacité en moins de 5 minutes. La longévité des cellules serait dans ces conditions de 5.000 cycles de décharge/recharge, selon leur fabricant Desten Group.



Des chiffres étonnants quand on sait que le refroidissement du pack est seulement assuré par air ! Un choix technologique qui trouverait sa justification dans un gain de 200 kilos, ramenant le poids total de ce bolide à environ 1.800 kilos.

La capacité énergétique de la batterie n’a pas été communiquée, ni même sa composition chimique, mais elle permettrait à l’engin de parcourir 500 kilomètres après recharge complète.

Démonstrateur ?

Ce prototype est à percevoir aussi comme un démonstrateur dont la plateforme pourrait recevoir des groupes motopropulseurs très différents : depuis des motorisations thermiques hybridées ou non, jusqu’à des configurations avec moteurs électriques alimentés par des batteries ou des piles à combustible.

Actuellement, à Genève, le modèle présenté dispose de trois moteurs électriques d’une puissance individuelle de 150 kW, qui transmettent leurs couples aux 4 roues. A peine plus de 3 secondes (3,2 s) pour atteindre les 100 km/h, départ arrêté, selon les chiffres communiqués par la startup suisse Piëch Automotive.

Dans 3 ans sur les routes ?

« Orientée vers la conduite autonome » en prévision des futures générations de ce modèle, selon le responsable du design Rea Stark Rajcic, la Piëch Mark Zero dans sa configuration 100% électrique pourrait être commercialisée dans 3 ans environ. A condition que les associés parviennent à réunir une enveloppe de quelque 440 millions d’euros nécessaire pour proposer une gamme de plusieurs véhicules différents.

N’oublions pas qu’un salon automobile comme celui de Genève sert aussi de vitrine pour séduire à la fois les automobilistes et d’éventuels investisseurs extérieurs.