Le site de production de Flins se convertira en usine de reconditionnement et de recyclage de véhicules. Un repositionnement qui interroge quant à l’avenir de la Renault ZOE.

En visite à Flins, Luca de Meo poursuit le changement de Renault. Le nouveau PDG n’était pas dans cette usine pour la courtoisie, mais pour annoncer un changement d’activité, déjà prévu dans le plan d’économies annoncé au mois de mai. S’il reste dans le domaine de l’automobile, le site ne produira plus de nouveaux véhicules, du moins à partir de 2024.

Prenant le nom de « Re-Factory » (Ré-usine en français), Flins va s’orienter vers l’économie circulaire. Ce nouveau complexe, qui inclura le transfert de Choisy-le-Roi, va développer 4 activités : le rétrofit, la réparation/seconde vie des batteries, le recyclage et la R&D.

Ce programme démarrera en 2021 par le rétrofit de 45 000 voitures/an, et sera totalement opérationnel en 2024. Renault espère y employer « plus de 3 000 personnes d’ici à 2030 ». Précaution tout de même : ce ne sont pas des créations nettes d’emplois, car le site existe déjà avec environ 2 600 postes.



La future ZOE transférée à Douai ?

Justement, que va devenir l’actuelle activité de Flins, à savoir la production de voitures telle que la Renault ZOE ? Le constructeur a déjà assuré une carrière jusqu’à 2024 pour sa citadine électrique. Or, la marque ne va pas abandonner la meilleure vente électrique d’Europe.

Une remplaçante va ainsi voir le jour d’ici 2024, entre la Twingo Z.E. et la future Mégane électrique. Elle pourrait reprendre la plateforme CMF-EV de cette dernière, parfaitement adaptée aux petites voitures. La production de la ZOE 3 transfèrerait donc son assemblage vers Douai, futur QG électrique de Renault.

Quant à la Nissan Micra, 100 % thermique, c’est la mort assurée en Europe. La marque va s’y recentrer sur les SUV, laissant le champ libre à son allié Renault. Même la nouvelle hybride-série Note e-Power ne fera pas le chemin depuis le Japon.