Prime conversion automobile 2020

D’une année à l’autre, la grille du malus écologique augmente vers des niveaux prohibitifs. Il semblerait que la stratégie porte ses fruits, puisque les recettes ont chuté de 12 % en 2019.

Pour décourager les conducteurs d’acquérir un véhicule polluant (au regard de ses émissions de CO2) et favoriser l’achat des voitures propres, le gouvernement a mis en place une grille de bonus-malus. Retouchée toutes les années, elle tend vers le haut pour renforcer ses ambitions : le seuil de déclenchement est constamment abaissé, alors que les pénalités augmentent. Une stratégie qui semble fonctionner.

Ainsi, sur l’exercice 2019, les recettes du malus écologique ont chuté de 12 % par rapport à l’année précédente. C’est ce qu’indique le rapport de la mission Ecologie, développement et mobilité durables. En 2019, l’Etat a enregistré un montant de 493 millions d’euros, contre 559 millions sur l’exercice précédent. Et ce malgré les différents remaniements du barème, toujours peu favorables au contribuable. Contre toute attente, le nombre de véhicules soumis au malus écologique vendus a cependant été en hausse. Toujours l’année dernière, près de 755.000 véhicules « malussés » ont trouvé preneur, contre 640.030 auparavant.

Une hausse des dépenses liées au bonus écologique

Les affaires de l’Etat ne semblent pas s’arranger non plus du côté du bonus écologique, qui incite les automobilistes à acquérir un véhicule électrique. Avec 42.972 voitures électriques lancées sur les routes en 2019, l’administration a enregistré des dépenses de l’ordre de 1,15 milliard d’euros, quand les prévisions tablaient sur 860 millions d’euros. Avec moins de recettes d’un côté et plus de dépenses d’un autre, la balance comptable n’est plus favorable à l’Etat mais parfaitement en phase avec les volontés très largement étalées par nos dirigeants.



Hélas, ce résultat ne laisse pas présager le meilleur pour les prochaines années. La grille de malus pourrait alors se renforcer encore plus alors que l’enveloppe du bonus écologique devrait fortement s’amincir. L’Etat en fait-il trop ? Si nous nous sommes déjà posés la question, n’hésitez pas à nous donner votre avis.