Le projet de cette voiture française à hydrogène est définitivement enterré

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Dévoilée en grande pompe au salon de Paris en 2022, la Machina était alors présentée comme la Tesla Model S à hydrogène. L’idée est désormais définitivement enterrée alors que l’entreprise se concentre sue d’autres débouchés pour sa technologie.

Créée en 2019 par Olivier Lombard, Hopium se rêve alors en précurseur dans le domaine des voitures à hydrogène, avec pour écrin la berline Machina dessinée par Felix Godard. L’idée séduit, et l’entreprise devient vite l’une des pépites de la French Tech, attirant investisseurs, partenaires et clients. Le salon de Paris 2022 est une sorte de consécration. La berline y attire le public et les stars sur un des plus grands stands de l’événement. Mais dès 2023, le constructeur est rattrapé par les réalités financières.

Après des années difficiles et un redressement mené par le nouveau Directeur Général Stéphane Rabatel, Hopium a un nouveau plan de marche. Et la berline Machina n’y figure pas, même si le prototype a largement servi durant les derniers tests de mise au point. L’entreprise continue à développer sa technologie de pile à combustible, mais la consacre à présent à d’autres secteurs : aéronautique, maritime, poids lourds…

L’arrêt du développement de la Machina avait déjà été annoncé. Mais la page est définitivement tournée avec le lancement d’une procédure de remboursement pour les clients. Ces derniers sont ainsi invités à se rapprocher du cabinet O3 Partners ([email protected]). Les demandes de remboursement seront intégrées au calendrier du plan de relance, mais Hopium tient à tenir ses engagements et rassurer sur son avenir.

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Mati_E50il y a 8 mois

Malgré tout la bienveillance qu'il est nécessaire d'avoir auprès de ceux qui essaient de trouver des solutions, j'ai envie de dire bon djebbara !

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JMV59910il y a 8 mois

L'hydrogène moléculaire H2 rayon covalent 31E-12m (éthanol 47E-11m, 15 fois plus donc) est un gaz au dessus de 20K (-253C) de très faible viscosité à l'état liquide 8.9E-6Ns/m2 (éthanol à 20C, 1.2E-3Ns/m2) de faible densité à l'état liquide 71kg/m3 (éthanol 789kg/m3) et extrêmement faible densité à l'état gazeux (60g/m3 sous 1bar; généralement comprimé à 700bars dans un réservoir en carbone HR à bobinage filamentaire (très cher aussi bien matière qu'en M/O), on arrive alors à 42kg/m3, sachant qu'un kg d'hydrogène moléculaire équivaut en énergie à 4.8kg d'éthanol (dit autrement, là où un réservoir E85 de 60 litres était nécessaire il suffirait d'un réservoir de 13 litres d'H2 gazeux pressurisé à 700bars).

En résumé , à l'état liquide : difficile et couteux à liquéfier, nécessitant des portées de joint usinés au centième de mm, et un calfeutrage très épais (laine de roche) et une surveillance "temps réel de la température" (de là le dégazage sur les pas de tir des fusées à hydrogène liquide)

A l'état gazeux : réservoirs compliqués , chers et difficiles à intégrer dans une architecture automobile "classique" (En base : un réservoir cylindro-hémisphérique placé...sous les sièges arrière, ou mieux : un réservoir purement sphérique, en sacrifiant une partie du volume de coffre) , avec surveillance permanente de l'étanchéité du gaz. Prévoir une solide Assurance Habitation si l'Auto est stockée au sous-sol !

Et de noter que les limitations décrites ci-dessus s'appliquent aussi au secteur aéronautique...en pire, car il faut rajouter les effets dus aux cycles de pressurisation /dépressurisation en fuselage (dit autrement, un tiers du fuselage sera occupé par le réservoir d'hydrogène sous 700bars, probablement à l'arrière, pour des raisons psychologiques d'embarquement/ débarquement des passagers).

Je confirme les propos d'Ygisme : l'hydrogène pourrait trouver un débouché plausible comme élément de stockage de l'énergie pour les champs éoliens offshore flottants en haute mer (déconnectés du Grid) afin de s'adapter à l'intermittence des conditions venteuses. L'hydrogène est aussi très utile pour décarboner l'acier (affinage des fontes sans production de CO2).

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HugoMG4il y a 8 mois

Encore des "projets" qui ont pompé beaucoup de subventions publiques et généré de généreux salaires et de généreuses dépenses pour rien puisque l'hydrogène, dans l'état actuel des connaissances et des techniques actuelles, n'est pas une solution pertinente économiquement. De même, tout l'enfumage autour des "avions volant à l'hydrogène", une pure arnaque encore plus massive...

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