L'assemblage de la Polestar 1 en Chine.

La berline électrique 5 portes commence à sortir de l’unité de production de Geely, maison mère de Volvo et de sa filiale Polestar, installée à Luqiao.

Une annonce qui apparaîtra étonnante alors que les usines de construction en automobiles sont à l’arrêt ou tournent au ralenti aux Etats-Unis et dans de plus en plus de pays en Europe pour cause de pandémie Covid-19.

Dans un message envoyé hier à son carnet d’adresses électroniques, le constructeur branché assure : « Nous sommes tous dans le même bateau et, comme toujours, la sécurité de nos employés, partenaires et clients est notre priorité absolue ».

« Dans notre deuxième maison en Chine, nous avons mis en place des mesures strictes dès le début de cette année pour prendre soin de notre personnel et de leurs familles », poursuit le courrier. Polestar se réjouit de ne compter aucun membre de son personnel affecté par le coronavirus. Le fruit d’une politique interne qui comprend : prise de température et contrôle médicaux de tous les salariés, fourniture systématique de masque, désinfection en profondeur des locaux, etc.

500 km d’autonomie

Dotée d’une batterie lithium-ion d’une capacité énergétique de 78 kWh (75 kWh exploitables) qui lui assure une autonomie WLTP de l’ordre de 500 kilomètres, la Polestar 2 n’est pour l’instant pas commercialisée en France. Elle l’est en revanche près de nous, en Belgique et en Allemagne, où son prix démarre en dessous de 58.800 euros. Une version à moins de 40.000 euros est également attendue.

Avis de l'auteur

Doit-on applaudir ou déplorer la décision de Polestar de maintenir autant que possible sa feuille de route de production et livraison de son premier modèle de berline 100% électrique ?

Certes, toutes les usines de construction de voitures ne sont pas à l’arrêt à travers le monde et il est bien compréhensible que les territoires protégés ou qui sortent progressivement de la pandémie visent une activité normale.

Toutefois, même si Polestar remercie ses employés et le personnel médical pour leur engagement, l’annonce risque d’envoyer des messages contradictoires, voire de suggérer bien trop tôt que le monde est en train de sortir du Covid-19.

Différentes entreprises ont décidé de mettre leur moyen de production au moins en partie au service de la gestion de l’actuelle crise sanitaire. Un effort de la filiale de Volvo en ce sens aurait eu sans doute un effet plus positif sur la marque Polestar que d’annoncer le démarrage de la construction d’un nouveau modèle alors que le confinement gagne du terrain sur la planète.

Et vous, lecteurs d’Automobile Propre, qu’en pensez-vous ?