Après avoir annoncé un premier rappel de quelque 25.000 véhicules en Corée du Sud, Hyundai s’apprête à étendre l’opération en Europe et en Amérique du Nord. A l’échelle mondiale, près de 77.000 véhicules construits entre septembre 2017 et mars 2020 seraient concernés.

Pourtant plébiscité par ses utilisateurs, le Hyundai Kona électrique nage en eaux troubles. La semaine dernière, le ministère sud-coréen des transports a jeté un pavé dans la mare, annonçant une procédure de rappel en raison d’un risque de court-circuit pouvant conduire à un incendie. Alors que 25.564 véhicules devront repasser en concessions en Corée du Sud à compter de ce vendredi 16 octobre, le constructeur s’apprête à lancer des campagnes similaires sur d’autres marchés où son SUV est présent.

Dans un communiqué publié ce lundi 12 octobre, le constructeur a indiqué qu’il était dans les « dernières étapes » du dépôt d’un avis de rappel auprès de la NHTSA, organisme américain en charge de la sécurité routière.

Selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, Hyundai prévoit de rappeler respectivement 37.000 et 11.000 véhicules en Europe et en Amérique du Nord.



Fournisseur des batteries du Kona, LG Chem a déclaré la semaine dernière que ses cellules n’étaient pas en cause. Mené conjointement avec Hyundai, un exercice de reconstitution n’a pas permis de définir les causes de l’incendie.

Des coûts astronomiques

En Corée du Sud, les véhicules rappelés par Hyundai subiront une mise à jour logicielle et une série d’inspections qui pourra conduire au remplacement de la batterie pour certains modèles. Pour l’Europe et l’Amérique du Nord, la procédure sera vraisemblablement similaire.

Selon la société KB Investment & Securities, les coûts pour le constructeur pourraient être astronomiques. S’il devait remplacer l’ensemble des batteries des près de 77.000 véhicules concernés à travers le monde, Hyundai pourrait avoir à débourser 600 milliards de wons, soit 440 millions d’euros.