Au-delà des performances, le constructeur entend avec ce concept de sportive électrique présenter à Los Angeles une nouvelle direction pour la conception de sa production et s’affirmer comme incubateur technologique.

Avec 2 moteurs, l’un à l’avant, et l’autre à l’arrière, pour une puissance maximale de 800 kW et un couple de 14.000 Nm, la Karma SC2 ne demande pas plus de 2 secondes pour atteindre les 100 km/h, départ arrêté.

Les performances appellent des équipements à la hauteur. Ainsi ont été pensés les freins en céramique de carbone, la suspension, et la boîte de vitesses à couple vectoriel. L’ensemble permet de prendre à plus grande vitesse les virages serrés.

La batterie en forme de « I » est logée dans le tunnel central partant du tableau de bord et séparant les sièges. Avec une capacité énergétique de 120 kWh, elle dote l’engin d’une autonomie estimée à plus de 560 kilomètres.



Parmi les curiosités, la technologie Drive and Play par laquelle l’engin se fait simulateur de conduite ludique et d’entraînement en reprenant, par exemple, les enregistrements des précédents tours de circuit effectués avec la SC2. Le système s’appuie sur une caméra à très haute définition installée sous le pare-brise et sur des capteurs lidar à onde continue modulée en fréquence (FMCW) qui fournissent une capture à 360° de la voiture en mouvement. Les images sont restituées dans un environnement 3D.

La SC2 est un démonstrateur qui permet à Karma de faire un appel du pied pour nouer de nouveaux partenariats autour des bolides à batterie de traction. Vice-président de l’entreprise, et responsable de la conception et de l’architecture, Andreas Thurner évoque « un message optimiste et audacieux sur l’avenir de Karma » avec ce voiture électrique très particulière.