La fin de l’année approche. Avec elle, les constructeurs ont une idée de plus en plus précise des émissions CO2 de leurs voitures particulières vendues en Europe en 2020. Sa citadine électrique ne permettrait pas à Honda d’échapper aux lourdes pénalités.

Dans cette situation, les groupes concernés peuvent bénéficier d’une astuce : former un pool avec un concurrent qui a accumulé bien plus de crédits CO2 qu’il n’en a besoin, le plus souvent car il a vendu des volumes importants et/ou exclusivement des voitures électriques.

Il suffit alors de convenir d’un accord gagnant-gagnant où le montant de la transaction sera suffisamment intéressant pour les 2 parties. Il doit donc être très en dessous des pénalités européennes encourues.

Volkswagen (Audi, Porsche, Seat, Skoda, VW) s’est ainsi allié avec MG, Ford avec Volvo (comprenant Polestar), et FCA (Alfa Romeo, Fiat, Jeep, Lancia) avec Tesla.



Avec un nombre de voitures électriques vendues plus élevé que prévu chez le constructeur américain, et des besoins moindres dans le groupe Fiat Chrysler Automobiles, il restait dans ce 2e pool suffisamment de marge pour accueillir Honda.

La Honda e s’est écoulée à un millier d’exemplaires environ en Europe en 2020. Un volume très insuffisant pour compenser les excès d’émissions en CO2 qui pèsent sur les autres modèles (98 % des ventes) de la gamme du constructeur nippon.