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Le réseau de charge Bélib a été inauguré le mardi 12 janvier 2016

La Ville de Paris vient d’inaugurer Bélib, son nouveau réseau public de recharge pour véhicules électriques. L’occasion d’en savoir plus sur les modalités d’accès et les tarifs du service.

Destiné à compléter les bornes du réseau Autolib’, Belib’ a été inauguré ce mardi 12 janvier par Christophe Najdovski, adjoint à la ville de Paris en charge des transports. Réparti à travers 60 stations, le réseau Bélib est composé de 180 points de charge multistandards (Combo – CHAdeMO – type 2 – type 3 – E/F) délivrant de 3 à 22 kW de puissance. Un choix technique judicieux qui permet de servir tous les véhicules électriques du marché, du deux-roues à la voiture en passant par les quadricycles.

Pour rappel, c’est Sodetrel, une filiale du groupe EDF, qui a la charge de l’exploitation commerciale du réseau, Lafon Technologies assurant la fourniture des bornes et Ineo leur installation.

La configuration des stations de recharge Bélib à Paris
Configuration type d’une station Bélib. Les choix techniques sont judicieux et permettent de servir tous les véhicules électriques du marché.

5 stations opérationnelles

Selon le site officiel du service, belib.paris, cinq stations sont opérationnelles à ce jour, le déploiement complet du réseau devant être terminé d’ici à la fin du premier semestre 2016.

Un badge spécifique

Aperçu du totem Bélib assurant le pilotage de deux bornes satellites  Les collectionneurs de badges vont être ravis (les autres beaucoup moins…) ! Ni Pass Sodetrel, ni Kiwhi Pass ! L’accès au réseau Belib passe par l’intermédiaire d’un badge spécifique qu’il vous faudra commander sur le site belib.paris moyennant 15 € de frais d’inscription.

« L’interopérabilité avec d’autres cartes et badges pourra être envisagée dans un second temps (par exemple avec le Pass Navigo), selon la volonté de la Ville de Paris » nous a expliqué Sodetrel.

Idem pour les autres moyens de paiement (SMS, appli, CB sans contact…), Sodetrel nous indiquant être « en discussion avec la ville » pour les définir.

Alors que l’interopérabilité est clairement identifiée comme l’un des enjeux clés pour le développement du véhicule électrique, le choix de la Ville de Paris est assez difficile à comprendre. D’autant que les bornes livrées par Lafon sont communicantes et pourraient facilement proposer dès le départ l’ensemble de ces services qui faciliteraient grandement la vie des utilisateurs.

Les tarifs : à partir de 1 €/heure

Côté prix, comptez 15 € pour demander votre badge Bélib. Par la suite, pas d’abonnement mais un tarif de charge défini selon deux tranches horaires : journée (8h – 20h) et nuit (20h-8h).

Une charge classique (3 kW) reviendra ainsi à 1 €/heure en journée et deviendra gratuite la nuit.

Pour la recharge accélérée (22 kW), le montant facturé est identique de jour comme de nuit. Comptez 0.25 €/15 minutes durant la première heure puis 2 € les 15 minutes supplémentaires et 4 € pour chaque quart d’heure suivant. Un tarif volontairement élevé qui vise à inciter les conducteurs à libérer rapidement les places.

DURÉEJOURNEE
(ENTRE 8H ET 20H)
NUIT
(ENTRE 20H ET 8H)
RECHARGE NORMALE (3KW)1€ / heureGratuit
RECHARGE ACCÉLÉRÉE (22KW)0,25€/quart d’heure
(soit 1€/h)Au-delà de la première heure
2€ les 15 premières minutes supplémentaires puis 4€ /quart d’heure.
0,25€/quart d’heure
(soit 1€/h)Au-delà de la première heure
2€ les 15 premières minutes supplémentaires puis 4€ /quart d’heure.

Le service Bélib’ expliqué en vidéo

Retrouvez ci-dessous un reportage réalisé par France 3 Ile-de-France lors de l’inauguration du service.

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billoup1il y a 10 ans

Bonsoir.
Quand je compare l'informatique d'Amazon et celle des fonctionnaires français, tenus par tout un tas de règlements et de contraintes, il n'y a pas photos.
Nous n'avons pas forcément choisi la bonne solution.
Merci.

richard75012il y a 10 ans

Apparemment la situation a évolué: le pass sodetrel serait accepté :-)
J'ai réussi à activer mon pass sodetrel sur belib.fr (dommage le badge belib était au courrier ...)

lucienlivioil y a 10 ans

Je comprends parfaitement qu'en tant qu'utilisateur, on soit largement frustré d'un système qui ne parait pas aussi simple que la station-service.

Une fois qu'on a fait ce constat, soit on prend les gens pour des ignares ("ils n'y connaissent rien !"), soit pour des idiots ("comment faire simple quand on peut faire compliqué ?"), soit pour des mercantiles sans scrupules ("ils font ça pour les 15€").

Mais il y a une autre façon de voir : puisqu'ils connaissent parfaitement la problématique de l'interopérabilité (à la ville de Paris, comme chez SODETREL, les gens sont très bien informés. Si vous allez à des rencontres sur électromobilité, vous vous en rendrez vite compte...), pourquoi ne le mettent-ils pas en place ? J'ai entendu plusieurs raisons : les règles de la fonction publique et les coûts de KiWhi Pass.

Pour éviter les détournements de fonds publics, des règles très précises existent. Elles reposent notamment sur la séparation stricte des fonds publics et privés. Dès lors, tout système informatique doit être validé ("agréé") pour garantir ce principe. Mais dans ce domaine, la technologie évolue très vite et les collectivités ne peuvent pas faire ce qu'elles veulent... d'autant que, le cas échéant, la CNIL veille sur les échanges d'information entre structures.

Concernant KiWhi Pass, avant sa reprise par EGIS (depuis, je ne sais pas !), les coûts étaient largement supérieurs aux recettes. Autrement dit, pour assurer l'accès aux détenteurs d'un KiWhi Pass, il fallait débourser plus que cet accès rapportait... voire (et c'est encore plus inquiétant) plus que ce que rapportait la borne elle-même ! Autrement dit : dépenser plus pour augmenter le déficit ! Y'a un moment où la Cour des comptes (ou d'autres instances) risquent de se pencher sur le sujet...

L'interopérabilité, c'est nécessaire mais si ça met si longtemps à aboutir, ce n'est probablement pas pour des raisons de partage des recettes mais plutôt partage des déficits... Et pour les collectivités, il y a encore d'autres contraintes !

A titre personnel, ce qui me gêne le plus, c'est que les constructeurs ne se soient pas bougés plus tôt pour faire un réseau à forte visibilité (façon superchargeurs) mais à charge mixte (des bornes rapides et d'autres de charge normales, toutes multi-standards). Parce que qui dit "constructeurs" dit "pas de contraintes comme les collectivités".

A la façon des constructeurs allemands qui ont racheté Here (application GPS) à Nokia pour pouvoir tranquillement l’intégrer dans leurs véhicules sans dépendre d'un opérateur tiers, ils auraient pu racheter KiWhi Pass et en faire, de fait, le pass standard des possesseurs de véhicules électriques.

On ne va pas refaire le passé mais la logique qui consistait à attendre des collectivités qu'elles fassent le boulot a largement montré ses limites...

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