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Pour cette première édition les concernant, il y avait cinq motos électriques au départ du Défi 1 000 km à Montchanin (71) le samedi 30 mai 2026. Habitué aux challenges avec une deux-roues branchée chaque fois différente, Jérémie Noirot s’était cette fois-ci engagé avec une Verge TS-Pro de 2024. La machine idéale actuellement disponible pour s’imposer par des chaleurs presque caniculaires.
Energica Eva Ribelle, Energica Experia, LiveWire One, Ultraviolette F77 et Verge TS-Pro étaient les cinq motos électriques engagées en 2026 au Défi 1000 km coorganisé par Vincent et Cora Martineau de la chaîne YouTube Electric Vince et l’association Bourgogne Véhicules Electriques. Cofondateur et directeur R&D des e-Garages Revolte, Jérémie Noirot connaît quasiment toutes ces machines pour les avoir un jour exploitées dans une aventure plus ou moins intense.
En 2021, il a chevauché un roadster Energica Eva Ribelle pendant 20 jours sur 6 200 km pour suivre le parcours du Transylvanie Electric Tour organisé par Ffauve (Fédération française des associations d’utilisateurs de véhicules électriques). L’Energica Experia, c’est dans le cadre de la Dutch 1000, rassemblant 350 motards, qu’il l’a utilisée pour parcourir 1 000 km en moins de 24 heures. Pour sa cinquième participation à cette épreuve l’année dernière, Jérémie Noirot avait engagé une LiveWire One.
Dans la déjà longue liste des épreuves en véhicules électriques auxquelles il a participé, il y a également en 2025, l’édition inaugurale du Défi 24h en VE. Il était alors dans le Porsche Taycan en tête du podium après avoir parcouru 2 510 km : « Chapeau aux équipages qui ont battu en 2026 ce record. Même si chaque année on note des évolutions permettant d’aller plus loin avec les voitures électriques, ça reste une prouesse d’ajouter quelques kilomètres en plus, c’est vraiment du sport ».
Très bon choix que la Verge TS-Pro usine pour participer au Défi 1 000 km en 2026 : « Ça faisait longtemps que j’étais en discussion avec le constructeur dans l’idée de faire quelque chose ensemble. J’avais encore croisé l’équipe à l’Eicma l’année dernière. [NDLR : Salon international annuel de la moto qui se tient à Milan (Italie)]. Le gros avantage de leurs machines sur les Energica, c’est le refroidissement, avec des radiateurs et des ventilateurs à côté de la batterie ».
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Longs trajets en Renault 5 électrique : le témoignage qui bouscule les idées reçuesJérémie est intervenu auprès des organisateurs afin d’avoir pour les motos électriques davantage de temps : « Les voitures ont 12 heures pour parcourir les 1 000 km. Mais il fallait bien quatre heures de plus avec des motos menées par un seul pilote, des puissances de recharge moins élevées, et l’absence de compresseur de clim obligeant à composer avec l’échauffement de la batterie et à gérer finement une vitesse de pointe plus basse. Aujourd’hui, 1 000 km en 12 heures avec une moto, ça ne passe pas encore ».
Le motard branché a pu se familiariser quelques jours plus tôt avec la Verge TS-Pro : « J’avais testé un proto de la marque il y a quelques années, mais très différent. Je ne connaissais donc pas ce modèle. J’ai pu l’avoir une semaine avant et me rendre avec aux assises de la FFMC [NDLR : Fédération française des motards en colère] en Charente-Maritime. Pour aller à cet événement, j’ai parcouru environ 1 500 km avec la Verge depuis Paris et retour en passant par Nantes, et encore 300 à 350 km quelques jours plus tard pour me rendre à Montchanin ».
Ces premiers trajets avaient leur importance : « Avant de participer à un challenge comme le Défi 1 000 km, il est important de bien connaître la machine : puissance et courbe de recharge selon la température de la batterie, comment elle réagit avec une exploitation intense, conso en fonction de la vitesse et du profil de la route, position de conduite. Il y a aussi la question de la compatibilité avec les bornes. Avec les Energica, j’avais des problèmes sur les stèles Tesla, sauf les V2 ».
L’objectif recherché était « d’avoir le moins de choses possibles à découvrir pendant le défi. Par habitude et expérience, j’appréhende très vite une nouvelle machine : la moto, c’est mon dada, c’est ma passion. Avec la Verge TS-Pro, ça s’est fait naturellement. Pour étudier la conso et l’échauffement de la batterie, j’ai fait des roulages à 130 km/h GPS, avec de grosses recharges de très bas à très haut, en alternant roulage/recharge/roulage… Il me fallait trouver le bon ratio vitesse/conso, gagner sur le temps de recharge pour rouler davantage ».
Petit à petit se sont imposées quelques certitudes : « J’ai pu estimer une vitesse idéale et trouver les meilleurs compromis pour ce que je devrai lui demander. Il y a les données brutes, mais aussi le feeling pour savoir s’adapter en permanence à la route. Parcourir 1 000 km le plus vite possible avec une moto électrique, ça n’est pas quelque chose qui se fait déjà dans une épreuve connue : les autres motards engagés au défi et moi-même ne savions pas exactement à quoi nous attendre concernant le comportement des machines et en particulier des batteries ».
Avec seulement cinq engagés pour l’édition inaugurale, tous les concurrents sur moto ont pu s’élancer en même temps : « Nous sommes tous partis à 6h00 ce 30 mai. J’ai privilégié les voies rapides à 110 ou 130 km/h. Pour une meilleure optimisation, je préfère les voies à 130 qui me permettent de garder le maximum de marge de manœuvre. Sur l’autoroute, il n’y a pas de rond-point, pas de ralentisseur, pas d’intersection, ce qui est aussi positif pour la sécurité ».
Un choix aussi fait par d’autres motards : « Parmi les participants, on se connaissait un peu tous. Au bout de 108 km, à la station Ionity de l’aire du Bourbonnais sur l’A79, je terminais ma recharge quand Guillaume Deslandes a branché sa LiveWire One. C’était une journée très chaude à plus de 30° C ; des conditions très exigeantes pour les batteries ; on arrivait vraiment à leur limite. Grâce au refroidissement plus efficace sur la Verge, j’ai pu rouler plus vite. Pure coïncidence, nous nous sommes aussi retrouvés à la dernière borne ».
Au total, Jérémie Noirot s’est arrêté 14 fois pour recharger lors du défi : « J’ai fait en sorte d’arriver le plus bas possible en énergie tout en conservant de quoi aller jusqu’à la prochaine borne au cas où. Je n’ai pas vraiment choisi le temps d’immobilisation, laissant parfois branché à peine plus de 10 minutes. Quand je voyais que la puissance de recharge déclinait à cause de la température, je repartais. Il valait mieux rouler pour refroidir la batterie que de perdre du temps. J’ai parfois repris la route avec seulement 45 % d’énergie ».
Une fois, il n’a pas été possible de recharger dans une station : « C’était à une borne d’un réseau exotique. J’ai essayé deux fois sans succès sur chacun des deux connecteurs. J’ai dû rouler très à l’économie pour parvenir à la borne suivante. Quand une telle mésaventure survient, il faut réagir vite pour ne pas perdre trop de temps. En général, tant que la recharge n’est pas lancée, je n’enlève ni le casque ni le blouson pour repartir très vite si ça ne marche pas ».
Pour maîtriser l’échauffement du pack lithium, toute astuce était bonne à prendre : « Pendant le millier de kilomètres, j’ai fait divers allers-retours en alternant les parcours et recherchant la fraîcheur dans les itinéraires. Une fois même, j’ai pu bénéficier d’une grosse averse qui a bien rafraîchi l’air et mouillé la route. Pour le pilote, ce défi est très exigeant : tout doit être mis de côté au titre de la performance. Ça passe par finir son sandwich à l’arrêt recharge suivant car il faut repartir sans traîner ».
Comment rafraîchir le pilote ? « Même et surtout s’il fait très chaud, il faut rester à côté de la machine pour voir comment évolue la recharge. Heureusement, sur les aires d’autoroute, il y a des toilettes, de quoi manger, et des espaces climatisés. Près des stations Tesla, il y a souvent des hôtels qui offrent parfois la seule possibilité d’avoir un peu de fraîcheur. Parfois on aimerait bien appuyer sa tête plus longtemps contre la borne, mais il faut souvent vite repartir. À cause de la chaleur et du peu de repos, ça a vraiment été dur ; on est aux limites de l’humain, mais c’est ça que je viens chercher avec ces challenges ».
La Verge TS-Pro a convaincu Jérémie Noirot : « J’ai été agréablement surpris par la consommation de cette moto électrique. Dans les meilleures conditions, le bon équilibre se trouve aux alentours des 110 km/h. En fonction du profil de la route et du sens du vent, il peut varier entre 100 et 130. Les autres motos ont une courroie, une chaîne ou un réducteur : la Verge a un fonctionnement en direct, sans transmission. Le moteur de 100 kW (135 ch) est extrêmement linéaire, doux, sans aucun bruit ».
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Avec sa Kia EV6, sa caravane et ses 50 000 km par an, Patrice a définitivement oublié l’angoisse de la rechargePour qualifier sa machine, le motard emploie des termes peu courants avec une moto, même électrique : « On a la sensation d’être sur un tapis volant avec un élastique bien tendu qui tire vers l’avant. C’est une moto qui accélère fort, plus performante que la LiveWire One ou l’Energica Experia. Pour corriger les pertes d’adhérence, le Traction Control sait se faire oublier tout en étant bien en action pour la sécurité. C’est à la fois doux et maîtrisé. Cette moto est parfaite pour participer à des challenges comme ce Défi 1 000 km ».
Avec une vitesse moyenne de 68,1 km/h, Jérémie Noirot à été le seul motard à avoir parcouru un peu plus de 1 000 km (1 010 km exactement) en moins de 16 heures (14 h 50). Les 14 recharges lui ont coûté 32,50 euros. Il est possible de retrouver son parcours sur Liberty Rider : « Je pense renouveler ce défi l’année prochaine, mais je ne sais pas encore avec quelle machine ». Sur sa LiveWire One, Guillaume Deslandes a parcouru 808 km en 15 h 23. Ont suivi l’Energica Experia (655 km), l’Energica Eva Ribelle (649 km) et l’Ultraviolette F77 (402 km).
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Jérémie Noirot pour son témoignage qu’il nous a proposé.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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Peut-être eut-il été judicieux de revoir la formulation du titre de façon à éviter les doubles sens… 😉
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vous êtes sure de votre titre ?
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