Xpeng veut séduire les clients du Tesla Model Y avec le L03 : « Aujourd'hui, nous apportons une alternative »

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Xpeng vient de compléter sa gamme française avec le L03, un nouveau modèle placé sous les G6 et G9. Thomas Rodier, directeur marketing de Xpeng France, nous parle de ses ambitions : ouvrir la marque à un public beaucoup plus large, accélérer les ventes et consolider les implantations françaises.

« Rendre l’expérience Xpeng accessible à tous »

Deux ans après son arrivée officielle dans l’Hexagone, Xpeng vient de franchir une nouvelle étape. Jusqu’à présent, la marque chinoise s’est principalement développée avec des modèles axés sur les technologies et positionnés sur les segments supérieurs du marché électrique. Son prochain lancement doit lui permettre d’élargir son offre et surtout de séduire des automobilistes jusqu’ici hors de sa portée.

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« Il vient compléter la gamme par le bas et va nous permettre d’aller chercher des clients que nous ne pouvions pas toucher jusque-là », résume Thomas Rodier, directeur marketing de Xpeng France. En interne, le nouveau venu est présenté comme la porte d’entrée dans l’univers du constructeur, tandis que le G6 conserve son rôle de vitrine technologique et que le G9 occupe le sommet de l’offre. La firme chinoise résume d’ailleurs ce positionnement avec une formule bien précise : « Technology for all », avec l’ambition de rendre l’expérience Xpeng « accessible à tous », vous l’aurez compris.

Un L03 plus européen que les G6 et G9 ?

Ce lancement marque également une rupture dans la méthode de développement de Xpeng. Les premiers véhicules commercialisés en Europe avaient d’abord été conçus pour le marché chinois, avant d’être « adaptés » aux attentes locales. Cette fois, les équipes européennes ont été associées au projet beaucoup plus tôt. Les ingénieurs et designers ont notamment été interrogés sur l’ergonomie, les rangements, les volumes intérieurs et les usages des automobilistes européens. « C’est vraiment le premier véhicule que nous lançons en ayant travaillé dessus depuis le début », souligne Thomas Rodier.

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Cette stratégie doit permettre à Xpeng de mieux répondre à des habitudes qui diffèrent parfois (et même souvent) d’un continent à l’autre. En Europe, les clients accordent une importance particulière à la facilité d’utilisation, à la polyvalence, au réseau de distribution sur le territoire ou encore à la qualité perçue. Autant de critères qui peuvent peser aussi lourd que les performances techniques dans la décision d’achat.

La marque de Guangzhou s’appuie également sur un style plus séduisant et affirmé que celui de ses précédents modèles. D’ailleurs, Thomas me dit que le dessin du L03 a été supervisé par JuanMa Lopez, un célèbre designer espagnol connu notamment pour son rôle de premier ordre chez Ferrari (pas pour la Luce…), ce qui devrait contribuer à lui donner une identité plus expressive et plus européenne.

Convaincre un public plus large qu’avant

À qui ce nouveau modèle s’adresse-t-il ? Jusqu’ici, Xpeng visait des conducteurs déjà familiers de l’électrique, souvent des anciens clients Tesla. Mais la marque est convaincue qu’avec ce nouveau modèle elle peut par ailleurs attirer des automobilistes qui roulent encore en thermique ou en hybride. « Nous avons toujours considéré que notre rôle n’était pas forcément de convertir les gens à l’électrique », explique Thomas Rodier.

« On se rend compte que nous attirons beaucoup plus de personnes venant du thermique que ce que nous pensions ». Xpeng pense pouvoir intéresser des propriétaires de SUV hybrides compacts (Renault Captur notamment) qui envisagent désormais de franchir le pas vers le 100 % électrique. Sinon, les Renault Scénic E-Tech, Peugeot e-3008, Opel Grandland et Tesla Model Y feront figure de rivaux naturels pour le L03. La priorité est d’offrir un produit suffisamment « polyvalent » pour devenir la voiture principale du foyer, sans dépendre uniquement d’une clientèle passionnée de technologie.

Une alternative assumée à Tesla

Sans oublier les propriétaires de Tesla… La progression de Xpeng en France repose déjà en partie sur cette cible. Et c’est parfaitement assumé chez Xpeng ! Selon Thomas Rodier, ce phénomène s’explique par une philosophie commune : des véhicules conçus dès le départ autour d’une motorisation électrique et une forte composante logicielle. Xpeng cherche toutefois à se différencier par la qualité de finition et la rapidité de recharge.

« Les personnes qui ont acheté une Tesla il y a quelques années avaient raison », reconnaît le directeur marketing. À une époque où le réseau public était beaucoup moins développé, les Superchargeurs de la marque américaine et l’efficience des Tesla Model 3 et Y représentaient un avantage évident. « Tesla n’avait pas vraiment de concurrence. Aujourd’hui, Xpeng apporte clairement une alternative ».

Le discours est ambitieux, mais il reflète bien le positionnement recherché. Plutôt que de se comparer uniquement aux autres marques chinoises, Xpeng souhaite devenir l’un des choix naturels des automobilistes qui considéraient jusqu’ici Tesla comme la référence technologique sur le marché de l’électrique.

Quels objectifs pour ce L03 ?

Le nouveau modèle de Xpeng a une responsabilité importante dans les objectifs commerciaux de la marque française. Xpeng prévoit d’en immatriculer environ 800 exemplaires en France avant la fin de l’année 2026, malgré une commercialisation assez tard dans l’année. L’objectif passera ensuite à 3 500 unités en 2027. Dès l’an prochain, le L03 pourrait donc représenter quasiment 50 % des ventes françaises de la marque.

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Tous modèles confondus, Xpeng vise 6 000 immatriculations en France en 2026. À la fin du mois de juin, la marque avait déjà enregistré 3 288 voitures. « Nous nous sommes toujours fixé des objectifs raisonnables. Cela nous permet de les tenir et de ne pas nous retrouver dans des situations inconfortables », précise Thomas Rodier.

Ce succès commence néanmoins à créer de nouvelles contraintes. L’usine européenne (Magna Steyr, à Graz, en Autriche) chargée de l’assemblage des G6, G9 et P7+ doit absorber des volumes en forte progression. Par conséquent, les premiers exemplaires du L03 arriveront de Chine. Une éventuelle production ou un assemblage en Europe sera étudié ultérieurement, mais aucune décision n’a encore été prise.

Un réseau de distribution qui arrive (déjà) à maturité

Pour soutenir cette croissance, Xpeng a fortement développé sa présence physique sur le sol français. La marque dispose actuellement d’environ 90 concessions actives en France et prévoit d’atteindre le cap des 100 points de vente avant la fin de l’année. « Nous sommes présents à moins d’une heure de presque n’importe quel client ». Le directeur marketing estime que ce sujet n’est plus un obstacle à ce stade.

Lancement du Xpeng L03 : une étape décisive

Avec ce lancement, Xpeng joue gros ! La marque espère augmenter ses volumes et devenir plus visible sur un marché français où elle reste encore assez récente. La réussite dépendra naturellement du produit et de ses caractéristiques (dont on vous parlera en détail très vite, c’est promis !), mais aussi de la capacité de Xpeng à rassurer les conducteurs sur la durée. Car les Français n’achètent pas uniquement une fiche technique.

Les commandes sont ouvertes en France depuis le 16 juillet 2026 ! Les premiers exemplaires arriveront dans les concessions en septembre et les livraisons débuteront en octobre. Après avoir posé les fondations avec les G6 et G9, Xpeng veut désormais entrer dans une phase de conquête. Nous verrons si le L03 a les épaules pour cela.

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