Projets annulés, fermetures d'usines, 30 000 postes supprimés : Volkswagen est en crise

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Le groupe Volkswagen s’enfonce dans la crise. Le patron estime qu’il sera probablement nécessaire de réduire la main-d’œuvre allemande de 10 %. En tout, 30 000 emplois risquent d’être supprimés.

Volkswagen doit réduire ses dépenses

Volkswagen n’est pas dans une bonne posture. Le groupe fait face à une concurrence féroce sur le marché des voitures électriques. Des fermetures d’usines et des licenciements sont à l’ordre du jour. Oliver Blume, le PDG de Volkswagen, envisage de supprimer 30 000 emplois en Allemagne. Une mesure qui permettrait aux marques du groupe de devenir plus compétitives sur un marché en perte de vitesse.

C’est dans les activités de R&D du constructeur que les licenciements pourraient être les plus importants. Entre 4 000 et 6 000 postes, sur les 13 000 existants en Allemagne, risquent d’être concernés. Des décisions nécessaires « pour survivre au passage aux voitures électriques », selon Arno Antlitz, le directeur financier du groupe. Il a précisé qu’il ne s’attend pas à « ce que les ventes se redressent ».

Le projet MEB+ abandonné ?

Alors qu’il estime que « l’Europe ne s’est pas remise de la pandémie », le directeur financier veut réduire les investissements au cours des cinq prochaines années. Objectif : les ramener de 180 à 160 milliards d’euros. En parallèle, la direction a déclaré qu’elle supprimait les conventions qui garantissent la pérennité des emplois jusqu’en 2029 dans 6 usines. Un autre indice qui laisse entrevoir des fermetures à venir.

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Dans toute cette confusion, Volkswagen se poserait même des questions sur l’avenir de sa plateforme modulaire électrique. Arno Antlitz envisagerait carrément d’annuler le projet qui consistait à mettre à jour la MEB. Un programme évalué à un milliard d’euros, avec lequel Volkswagen souhaitait maintenir en vie ses premières ID, les ID.3 et ID.4. Si cela se confirme, la MEB+ pourrait donc ne jamais voir le jour.

M. Antlitz souhaiterait ainsi privilégier l’accélération de la SSP, la future plateforme du groupe. Les premiers modèles à en bénéficier pourraient donc sortir en 2028 (avec quand même 3 années de retard sur les plans initiaux). Enfin, selon le Manager Magazin, le petit SUV électrique dans le style du T-Roc, qui devait sortir de l’usine de Wolfsburg, sera aussi mis de côté. Voilà qui n’augure rien de bon pour le géant allemand.

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IDcoolrideril y a 2 ans

Les logiciels affligeants de VW auraient dû les inciter au contraire à se concentrer sur la R&D. Sinon, la gamme ID et ses déclinaisons Skoda et SEAT sont de bonnes voitures.

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Bofil y a 2 ans

Et je rajouterai, en plus, le retard pris sur les batteries ...
A ce sujet, on apprend que chez Stellantis, c'est pas mieux, parce qu'en plus d'avoir misé sur les NMC au lieu des LFP, ACC a i 1ellule sur 2 qui part à la poubelle !!!
Avoir privilégié les dividendes immédiats au lieu des investissements lourds, comme voulait le faire Diess, exclusivement pour les VE ( plateforme, moteurs, batterie et logiciels), comme l'ont fait Tesla et les Chinois, va se payer cher, en terme de compétitivité, surtout quand il va s'agir de descendre en gamme, et donc avec faible marge, le tout dans un contexte de guerre des prix .
Compter sur le protectionnisme ou le report des dates pour le thermique est une erreur, qui ne fera qu'aggraver le retard, de l'industrie auto européenne .

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Major Grubertil y a 2 ans

Stellantis a vu sa valeur en bourse divisée par 2 (excusez du peu) en seulement 6 mois. Ce qui se discute en ce moment c'est la vente des marques américaines (Jeep, Chrysler, Ram). On est très loin d'un groupe en bonne santé quoiqu'en dise Tavares. Il y a destruction de valeur pour l'actionnaire.

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