Sommaire
La suite de votre contenu après cette annonce

Même mécanique, mêmes performances, mais un style et un prix différents. Opel reprend les dessous de la Peugeot e-208 GTi pour proposer une version survoltée de sa citadine électrique. Notre essai de l’Opel Corsa GSE.
Après l’e-208 GTi et la Lancia Ypsilon HF, c’est au tour de la citadine au Blitz d’enfiler un survêt ! Héritière d’une belle lignée depuis 1982, cette nouvelle Opel Corsa GSE incarne la sportivité du constructeur, désormais en électrique. La promesse : « une attitude audacieuse, dans un format compact ». Et, avec 15 millions de Corsa vendues depuis son premier lancement, cette GSE devrait aisément trouver son public. Direction Vienne, en Autriche, pour prendre le volant de la petite sportive. Au programme de nos essais : un parcours routier dans les conditions du quotidien, et quelques tours de circuit pour profiter des qualités dynamiques de cette Corsa.
Il s’en est passé des choses depuis 1982 ! De la silhouette carrée de la Corsa A au style moderne de la Corsa F, sans oublier le biodesign des années 90, la citadine allemande a bien évolué. Et la F restylée, vous la connaissez déjà. Avec cette nouvelle version, la marque opère quelques retouches pour un design plus sportif. L’Opel Corsa GSE accueille ainsi essentiellement des éléments noir brillant un peu partout pour un style plus dynamique.
Inserts sur les boucliers avant et arrière, arches de roues, jantes à 3 branches aux inspirations d’époque… Heureusement que les stickers latéraux GSE sont là aussi ! Pas de becquet ni d’autres apparats plus distinctifs : la jolie Opel Corsa E GSi ferait presque tunée à côté. Pas non plus de grande fantaisie côté nuancier, ce sera du bleu ou des variations de noir/blanc/gris. Ça manque de couleurs vives selon nous, vous ne trouvez pas ?
Vous l’aurez compris, esthétiquement, l’Opel Corsa GSE reste donc discrète, le noir brillant étant désormais tendance. Pour le reste, la citadine électrique conserve son format familier, qui ne diffère que très peu pour maximiser ses qualités dynamiques. La voiture est 25 mm plus basse, les voies s’élargissent de 54 mm à l’avant et 20 mm à l’arrière. Des ajustements qui contribuent à un centre de gravité un peu plus bas, et un comportement plus sportif selon Opel.
Ses dimensions : 4,06 m de long, pour 1,96 m de large, et 1,42 m de haut. L’empattement atteint 2,54 m et le tout pèse quelque 1 554 kg. Côté pneus, les jantes de 18 pouces chaussent des Michelin Pilot Sport 4S de série, ou des Hankook Ventus S2 Evo3 en option. Enfin, la volume de coffre s’étend de 267 à 1 042 l, et il n’y a pas de frunk sous le capot.
Entre nous, c’est à l’intérieur que l’Opel Corsa GSE se démarque réellement. La citadine électrique nous accueille dans une ambiance directement inspirée de ses aînées. À l’instar de l’ID Polo GTI et ses sièges façon tartan écossais, la Corsa hérite des carreaux de la première Corsa GT. À l’avant, les sièges Performance (de série) en textile et Alcantara nous invitent à bien nous caler. Le maintien latéral est plutôt marqué, mais l’assise conserve du confort pour le quotidien.
Même traitement à l’arrière : carreaux, surpiqûres, et ceintures jaune vif sont au rendez-vous. Avec ses détails colorés et sa planche de bord marquée GSE, la citadine nous évoque l’intérieur de l’Abarth 600e ! Et, comme cette dernière, l’Allemande propose un son actif de moteur thermique, mais en nettement plus discret. L’habitacle est en tout cas une belle réussite.
Au-delà du confort et du style, l’Opel Corsa GSE profite aussi d’une dotation très complète de série sur la sportive. Volant et sièges avant chauffants, caméra de recul 180°, régulateur adaptatif, maintien actif dans la voie, tous sont présents d’office. Côté techno, nous retrouvons le combiné de 7 pouces derrière le volant, et la dalle de 10 pouces au centre. Un duo d’écrans un peu daté, il faut l’avouer. Heureusement, connectivité sans fil Apple CarPlay/Android Auto, navigation connectée, et chargeur par induction sont de la partie.
Seule petite nouveauté : une interface « performances » spécifique à la GSE. Celle-ci affiche un compteur de force G, un chronomètre, ainsi que la température et la tension de la batterie. Pour simplifier, la citadine électrique offre un bon niveau d’équipements et une ambiance très réussie à bord. Seules la console et la commande de boîte crient encore trop « Stellantis ».
Passons à ce qui nous intéresse : les performances. Sous le capot, nous retrouvons donc la mécanique des citadines citées… Mais aussi des SUV Mokka GSE et Alfa Romeo Junior Veloce ! Soit un moteur de 207 kW / 281 ch et 345 Nm de couple. De quoi abattre le 0 à 100 en 5,5 secondes et grimper à 180 km/h de pointe. Passons rapidement sur la conduite « classique ». Sur la route, l’Opel Corsa GSE reste fidèle au modèle standard. Typage plutôt ferme mais suffisamment confortable sur les trajets du quotidien, direction souple, comportement sain et agile : les modes de conduite Eco et Normal suffisent amplement.
C’est donc en mode Sport que la bombinette lâche les 281 chevaux. Et là, c’est un régal. La motorisation a son petit caractère vif et réactif, particulièrement appréciable sur circuit. La direction durcie offre un ressenti étonnamment naturel, tout comme l’excellente stabilité à rythme élevé.
L’Opel Corsa GSE se révèle être une auto très fun, bénéficiant d’un châssis joliment mis au point. Différentiel Torsen, stabilité à haute vitesse, et changements de cap express en font un jouet qui plaira aussi bien aux amateurs de piste, qu’il mettra en confiance les néophytes du genre. Le différentiel mécanique à glissement limité permet de sentir le transfert de couple entre les roues avant pour maximiser l’adhérence. À la fois efficace et rassurant.
Les plus joueurs pourront même exploiter son comportement pour utiliser l’arrière, et repartir de plus belle en minimisant le sous-virage. Le freinage n’est pas en reste, avec des étriers monobloc Alcon à 4 pistons sur le train avant. De quoi pincer les disques ventilés de 335 mm à l’avant, doublés de disques de 268 mm à l’arrière. 100% hydraulique en mode Sport, ça mord bien, ça freine précis en sautant sur la pédale.
Vous l’aurez compris, freinage efficace et reprises vives en font un bon gros kart électrique. À noter que notre Opel Corsa GSE chausse des pneus Michelin Pilot Sport 4S de série. Information importante pour les plus avertis, mais aussi pertinente au chapitre de l’efficience. Ainsi équipée, la citadine aux 54 kWh (51 kWh nets) revendique jusqu’à 354 km d’autonomie WLTP. En choisissant la monte Hankook Ventus S1 Evo 3, ce chiffre passe à 374 km, soit 20 de plus.
De notre côté et en conduite sur route, nous relevons une consommation mixte de 15,7 kWh/100 km. Soit environ 324 km d’autonomie entre urbain et périurbain. En mode Normal et sans chercher à rouler économique, on se stabilise vite à 18 kWh/100 km. Soit 283 km d’autonomie. Compter 23,5 kWh/100 km entre 110 et 130 km/h, soit entre 200 et 220 km sur autoroute.
Ah et sur piste ? Le combiné indique 50 kWh/100 km. Ne comptez pas voyager avec, surtout si vous avez le pied lourd. Côté recharge, l’Opel Corsa GSE reprend la recette habituelle. Comme en Jeep Avenger (entre autres), ce sera 100 kW de puissance maximale pour un 10-80% en 28 minutes. Pour le reste, ce sera 11 kW en courant alternatif, et adaptateur V2L en option pour la charge bidirectionnelle. Aucune nouveauté sur ce terrain pour la citadine allemande donc.
Alors, que retenir de cette Opel Corsa GSE ? Pour résumer, la petite sportive au Blitz a tout d’un « sleeper ». Un traitement plutôt discret côté style, mais un caractère et des performances très séduisants quand on lui demande. À défaut d’être la plus voyante, la citadine électrique fait preuve d’excellentes qualités dynamiques sur circuit. Et, dans la vie de tous les jours, cela se traduit aussi « réactivité » et « mise en confiance » en situation d’urgence. Elle pêche naturellement par son autonomie, mais on pourra toujours dire que ce n’est pas l’objectif premier d’une GSI à l’origine. Donc bon.
Très bien équipée de série en version GSE, elle démarre à 39 900 € hors bonus. Les seuls choix et options ? Livrée, éclairage matriciel, et adaptateur V2L. Elle reste en tout cas moins chère que sa cousine e-208 GTI (42 900 €), et plus puissante que ses rivales Cupra Raval VZ Extreme (45 520 €, 226 ch) ou Mini JCW E (42 600 €, 258 ch). Personnellement, mon choix se porterait sur cette GSE…avec un petit covering plus sexy. Et vous, qu’en pensez-vous ?
Le meilleur d'Automobile Propre, dans votre boite mail !
Découvrez nos thématiques voiture électrique, voiture hybride, équipements & services et bien d’autres
S'inscrire gratuitement
