AccueilArticlesBornes de recharge en copropriété : ce partenariat qui pourrait lever l’un des derniers freins à la voiture électrique

Bornes de recharge en copropriété : ce partenariat qui pourrait lever l’un des derniers freins à la voiture électrique

La suite de votre contenu après cette annonce

La recharge à domicile reste l’un des points sensibles de la transition électrique, surtout en habitat collectif. Pourtant, le marché avance.

En 2025, plus d’une voiture vendue sur trois en France était électrifiée, et les immatriculations de modèles 100 % électriques ont progressé de 38 % au second semestre.

Dans ce contexte, Zeplug et Logivolt, filiale de la Caisse des Dépôts, annoncent un élargissement de leur partenariat pour accélérer le déploiement des bornes de recharge dans les copropriétés. L’idée est simple : étendre le financement des infrastructures à toutes les configurations de parking, en intérieur comme en extérieur. Sur le papier, cela ressemble à une étape logique, sur le terrain, cela peut changer beaucoup de choses.

Zéro reste à charge et délais raccourcis : une promesse qui vise la simplicité

Jusqu’ici, l’offre commune portait notamment sur les parkings extérieurs. Désormais, les parkings souterrains et couverts sont pleinement intégrés au dispositif. Logivolt finance l’infrastructure collective, Zeplug assure l’installation et l’exploitation. Le point central mis en avant est l’absence de reste à charge pour la copropriété. Concrètement, l’installation de l’infrastructure électrique ne pèse pas sur le budget collectif de l’immeuble. Pour beaucoup de syndics et de conseils syndicaux, c’est souvent là que le débat bloque.

À lire aussi
Bornes de recharge dans les immeubles : il y a du mieux, mais…

Autre argument : la rapidité. Les travaux seraient engagés dès la signature, et une fois l’infrastructure en place, un résident pourrait disposer de sa borne individuelle en moyenne sous quatre semaines. Dans un univers où les démarches peuvent parfois s’étaler sur des mois, la promesse est pour le moins alléchante, à condition toutefois qu’elle soit tenue.

La formule se veut également homogène, quel que soit le type d’immeuble. Pas d’engagement contractuel pour l’abonné, une offre clé en main et un positionnement tarifaire présenté comme compétitif. Vous habitez en copropriété et vous vous demandez si l’électrique est compatible avec votre place de parking ? C’est précisément le type de frein que ce modèle cherche à lever. Dans les faits, la recharge en habitat collectif reste un enjeu structurant pour le développement du véhicule électrique en France. Tous les conducteurs n’ont pas accès à une maison individuelle avec prise murale. Sans solution simple en immeuble, la diffusion de l’électrique peut ralentir.

Une croissance qui dépasse la France et un enjeu stratégique pour 2026

Zeplug revendique près de 25 000 résidences équipées ou engagées dans la démarche. À l’échelle européenne, plus de 1 000 immeubles supplémentaires auraient adopté la solution au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en Espagne et au Portugal. Au total, plus de deux millions de personnes bénéficieraient d’un accès facilité à la recharge via ce modèle.

Ce développement accompagne une montée en puissance plus large du véhicule électrique. Selon l’entreprise, l’usage de ses infrastructures aurait permis d’éviter l’émission de 18 000 tonnes de CO2 équivalent en 2025. Les chiffres sont avancés dans un contexte où la réduction des émissions liées au transport devient un indicateur clé pour les acteurs publics comme privés.

L’argument économique n’est pas absent. Zeplug estime qu’un conducteur peut économiser près de 1 000 euros par an par rapport à un véhicule thermique, en tenant compte des coûts d’usage. Bien sûr, cela dépend du profil de roulage, du prix de l’électricité et du carburant, mais la tendance reste globalement favorable à l’électrique sur le long terme.

Du côté de Logivolt, l’objectif est d’accélérer le déploiement d’infrastructures collectives sans peser sur les finances des copropriétés. Le financement tiers devient alors un levier stratégique, puisque dans un marché où l’accès à la recharge constitue encore un frein psychologique et pratique, la capacité à proposer un modèle sans avance de fonds collective peut faire la différence.

Pour 2026, l’ambition est d’amplifier le mouvement, avec une alliance qui s’inscrit dans une logique d’industrialisation du déploiement. Moins de complexité administrative, moins d’incertitude financière, des délais raccourcis.

Reste à observer comment les copropriétés s’approprieront ce type d’offre. Les décisions en assemblée générale ne sont jamais automatiques, et chaque immeuble a ses spécificités techniques. Mais si la recharge devient aussi simple qu’une signature, comme le promettent les deux partenaires, le paysage de la mobilité électrique en ville pourrait évoluer plus vite que prévu.

À lire aussi
Borne de recharge en copropriété : guide du droit à la prise

Cet article vous a plu ? Rejoignez la discussion !

Accéder au forum
EVADDICTil y a un mois

Je ne connais pas précisément le détail du contrat ZEplug mais ds ce type d'offre il y a des contraintes importantes :
- la copropriété n'est pas propriétaire de l'installation,
- le choix de la borne est du matériel Zeplug imposé et l'abonnement électrique est également imposé pdt 3 ans sans contrôle sur les variations du prix du kW (avec un prix du kW élevé).
- Changer au bout de 3 ans relève du parcours du combattant car il faut désinstaller le matériel Zeplug et donc cela coûte cher.

Je préfère de loin la solution de la colonne horizontale ENEDIS ou la copropriété est propriétaire de l'installation électrique et chaque copropriétaire à la liberté de choisir son matériel et de souscrire l'abonnement électrique de son choix auprès de son FAI (une offre collective est aussi un bon moyen de faire baisser le prix).
C'est un peu plus de quelques centaine d'euros au moment de la pose, mais c vite amorti par un prix du kW et surtout on est propriétaire de l'installation et libre de son choix de FAI.

11

Bofil y a un mois

Bref, on a, encore une fois de plus, le " machin mirifique " où il suffit de signer en bas à droite, avec l'éternel argument choc: " on s'occupe de tout et vous n'avez RIEN à financer "...
Et on se retrouve pieds et points liés dans l'immeuble, avec une installation appartenant à ces " marchands de recharge ", aux tarifs qui deviennent vite hors sol , avec impossibilité d'aller voir ailleurs chez un autre fournisseur d'énergie, car monopole de cette installation " propriétaire ".
La seule bonne solution est la colonne ENEDIS, et chacun choisit, QUI il veut ( et maitrise ses coûts perso).
Alors oui, cela demande au syndic de gérer le chantier et de répartir les frais d'installation, mais après c'est TOTALEMENT transparent pour lui, et au prix auquel il est rémunéré, il peut quand même faire son boulot !!!

4

Maxil y a un mois

Ce genre d'offre semble alléchante sur le papier. Dans ma copro ce système a même été adopté MAIS et il y a un gros mais...

En réalité tu as une société qui vient mettre en place un système et qui le fait pas pour tes beaux yeux. Au lieu de payer le vrai coût de l'installation via des systèmes de paiement indirect te fait miroiter que tu payeras rien à l'installation (ce qui est vrai) mais au final te sort des coûts d'abonnement exorbitants d'électricité. Tu te retrouves à payer 4 ou 5 fois le prix de l'électricité et le bilan est simple tu as payé au moins 30% de plus le coût total de ton installation et de ta consommation !

C'est de l'attrape pigeon ni plus ni moins ! Pour ceux qui ont connu le business model des forfaits téléphoniques au tout début où on ne payait pas son téléphone et on avait des forfaits téléphoniques hors de prix c'est exactement le même principe !

J'avais calculé pour une citadine le coût de l'abonnement revient au même prix par km que mon essence pour un coût à l'achat de la voiture électrique plus élevé, le bilan est donc négatif. C'est dommage parce que c'est un réel frein à passer à l'électrique en copro alors que j'ai pu passer le cap pour ma mère en maison sans problème
Ce qui coûterait moins cher est de mettre en place des lignes électriques dédiées pour tout l'immeuble et de payer sa consommation seulement ensuite en choisissant son fournisseur d'énergie et en faisant jouer la concurrence... Tant qu'on laisse un monopole à un intermédiaire de ce type on ne sera pas gagnant. Pour terminer, j'ai rencontré une personne travaillant dans une de ces entreprises une fois qui m'a dit ouvertement "c'est de l'arnaque on se gave" je vous laisse imaginer comment ils doivent bien rire en pensant aux clients...

3

Nos guides