Bornes de recharge dans les immeubles : il y a du mieux, mais...

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Le nombre d’immeubles dotés d’une infrastructure de recharge collective a augmenté de 43 % en 2025. Mais le total reste faible…

N’en déplaise aux grincheux, le réseau de points de recharge ouverts à tous est bien développé en France. Le cap des 200 000 bornes sera d’ailleurs atteint dans quelques semaines. En revanche, en matière de recharge, il y a un aspect qui peut encore être critiqué : les équipements en résidentiel collectif.

L’Avere vient de publier son dernier baromètre dédié à ces infrastructures*. Le bon point est qu’il y a du mieux. Au quatrième trimestre 2025, 15 135 immeubles disposant d’un parking étaient équipés d’une infrastructure collective, soit une hausse de 43 % en un an. Mais cela ne représente que 6 % des immeubles, contre un peu moins de 4 % il y a un an. On comprend mieux pourquoi il reste compliqué pour les habitants de ce type de logement de passer à la voiture électrique. Les installations terminées représentent 37 664 points de recharge, soit + 31 % en un an.

On peut se dire que le rythme des installations s’accélère. Le nombre d’immeubles ayant validé le déploiement d’une infrastructure collective est de 39 648, soit 16 % des immeubles. Ce qui reste quand même une proportion faible en 2026. Mais comme le rappelle Clément Molizon, délégué général de l’Avere-France, « la phase de validation constitue l’étape la plus complexe à franchir en copropriété ». Il n’est pas toujours simple de convaincre des voisins qui comptent conserver leur voiture thermique !

Bien sûr, avec le droit à la prise, il n’est pas nécessaire d’attendre une infrastructure collective pour avoir sa borne de recharge. Retrouvez d’ailleurs toutes les infos dédiées dans notre dossier en lien ci-dessous.

À lire aussi
Borne de recharge en copropriété : guide du droit à la prise

* Le champ d’application considéré par ce baromètre regroupe les bailleurs sociaux, les bailleurs privés, et les copropriétés, neufs et existants, disposant d’un parking.

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seti69 il y a 3 mois

La démarche a été lancée dans ma copropriété pour mon box en sous-sol avec Zeplug, qui a lancé le dossier auprès d’Enedis l’année dernière (Zeplug réalise l’installation et Enedis doit uniquement la raccorder à son réseau). 10 mois plus tard, ce n’est toujours pas fini, car Enedis est pire que la Sécu. 3 mois d’attente pour juste avoir la première visite de leur sous-traitant, et depuis ça continue de délais supplémentaires en nouveaux retards. Avec une dizaine d'interlocuteurs différents au cours du projet qui assurent tous que "nous mettons tout en oeuvre pour...". Avec Enedis, la transition énergétique est mal barrée...

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rv45bisil y a 3 mois

Tant mieux si cela va beaucoup mieux côté recharge en résidences collectives même s’il reste encore du chemin.
On va pouvoir maintenant s’occuper très sérieusement à la recharge en voirie! Où il y a fort à faire.

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Balawooil y a 3 mois

Je trouve que pour améliorer le processus d'adoption du droit à la prise, nous devrions pouvoir être sur un processus simplifié. Aujourd'hui les préstataires comme Zeplug impose un tarif qui inclut qlq part le compteur linky alors qu'ils ont une connexion commune sur le parking et ils detiennet la gestion de la walbox.Dans mon parking les places sont liés à l'appartement, Il faudrait déjà avoir des Walbox utilisables par plusieurs places et donc une facturation à la consommation par place. Dans l'approche actuel c'est une boxe = une place. Alors qu'on ne charge pas en continu (qui fait 500km tous les jours hormis un professionel).J'ai pour moi fait le calcul d'avoir une borne ou de prendre un abonnement, le ROI de la borne implique un km elevé quotidien ... En conclusion, de mon point de vue, si l'approche reste celle actuelle, l'électrification des immeubles anciens ne sera pas optimum.

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