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Vous préparez l’installation d’une borne de recharge chez vous ? Bonne idée ! Mais attention, de nombreux conducteurs font au moins l’une de ces cinq erreurs au moment d’installer leur borne, et cela peut finir par coûter un peu cher.
Quand on a connu ses premiers longs trajets en électrique, notamment lors des grandes migrations estivales actuelles, on a vite fait de comprendre qu’installer une borne de recharge à domicile fait partie des premiers bons réflexes. Et c’est bien normal, puisque recharger chez soi reste aujourd’hui la solution la plus simple, la plus confortable et souvent la plus économique. Pourtant, beaucoup d’automobilistes abordent encore le sujet avec quelques idées reçues ou erronées. Il est vrai qu’entre les promesses marketing, les conseils glanés sur les réseaux sociaux et les discussions entre propriétaires de voitures électriques, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver.
Résultat, certains investissent dans une borne surdimensionnée, d’autres découvrent trop tard les limites de leur installation électrique, tandis que quelques-uns adoptent de mauvaises habitudes qui peuvent affecter la batterie de leur voiture sur le long terme.
Voici les cinq erreurs les plus fréquentes à éviter avant de faire installer une borne de recharge à domicile.
C’est probablement l’erreur la plus courante. Beaucoup de futurs propriétaires de voitures électriques commencent par comparer les bornes disponibles sur le marché. Ils regardent la puissance, les fonctionnalités ou le prix, puis prennent leur décision avant même d’avoir vérifié si leur logement est capable d’accueillir l’équipement choisi. Or, la première question à se poser n’est pas « quelle borne acheter ? » mais « que peut supporter mon installation électrique ? ».
En France, de nombreuses maisons disposent d’un abonnement de 6 ou 9 kVA. Dans certains logements anciens, le tableau électrique peut également nécessiter quelques adaptations. Heureusement, la réglementation française impose généralement une étude préalable dans le cadre d’une installation IRVE. Le professionnel vérifie alors la capacité disponible, l’état du tableau électrique et les éventuels travaux nécessaires.
Autre point à vérifier, la connectivité de la borne. La plupart des bornes peuvent être pilotées à distance avec une app sur votre smartphone, mais pas toutes, et c’est parfois en option. Cela permet de lancer les recharges, de les programmer, de voir sa consommation… Regardez si vous avez vraiment besoin de cette fonctionnalité, sachant qu’elle peut faire double emploi avec l’app de votre voiture. Mieux vaut découvrir ces contraintes avant l’achat qu’après.
Lorsqu’on découvre en novice le monde un peu mystérieux des bornes de recharge, une idée revient souvent : plus la puissance est élevée, mieux c’est. En fait, la réalité est un peu plus complexe : la vitesse de recharge dépend à la fois de la borne et du chargeur embarqué dans le véhicule. Une voiture limitée à 11 kW en courant alternatif ne rechargera jamais à 22 kW, même si la borne en est capable.
Dans les faits, la majorité des véhicules électriques vendus aujourd’hui en France disposent d’un chargeur AC de 11 kW, parfois de 7,4 kW. Pour beaucoup d’usagers qui parcourent entre 30 et 80 kilomètres par jour, une borne monophasée de 7,4 kW permet déjà de récupérer largement l’énergie consommée pendant la nuit. Par conséquent, une borne plus puissante n’apporte donc pas toujours un bénéfice concret au quotidien. Résultat, avant d’opter pour une puissance, il faut analyser ses usages réels plutôt que de rechercher systématiquement la valeur la plus élevée.
Une borne de recharge n’est pas un simple appareil électroménager. Pendant plusieurs heures, elle peut solliciter une puissance importante de façon continue. C’est notamment pour cette raison que la réglementation française encadre de façon stricte les installations. En effet, au-delà de 3,7 kW, le recours à un installateur qualifié IRVE (Infrastructure de Recharge pour Véhicules Électriques) est devenu la norme, et cette exigence n’est pas une surcouche purement administrative, car elle répond à un véritable enjeu de sécurité. Protection différentielle adaptée, section des câbles, paramétrage des protections, conformité aux normes en vigueur : de nombreux éléments doivent être pris en compte.
Car chercher à économiser quelques centaines d’euros sur l’installation est rarement une bonne idée lorsque l’on parle d’un équipement destiné à fonctionner quotidiennement pendant plusieurs années. Une borne bien installée est souvent une borne que l’on oublie totalement une fois mise en service, et cette tranquillité d’esprit… n’a pas de prix quand on sait les dégâts que peut causer une mauvaise installation, sans parler des potentiels problèmes ensuite avec l’assurance…
Pendant longtemps, une borne de recharge se contentait d’alimenter le véhicule, mais à l’ère du tout connecté, les choses ont légèrement évolué : les modèles les plus récents peuvent dialoguer avec le véhicule, suivre la consommation électrique du logement, adapter automatiquement la puissance disponible ou encore programmer les recharges pendant les heures creuses. Des fonctionnalités prennent de plus en plus d’importance (et de valeur) à mesure que les tarifs de l’électricité deviennent plus dynamiques, et sujets à évolution.
Exemple : certaines bornes permettent déjà de tirer parti des heures les moins chères de la journée sans intervention de l’utilisateur, alors que d’autres se préparent à accueillir les futurs usages liés au V2H (Vehicle-to-Home) ou au V2G (Vehicle-to-Grid), même si ces technologies restent encore émergentes en France. Mais faut-il pour autant absolument investir dans une borne connectée ? Pas forcément. On peut aussi faire simple si l’on n’a pas tous ces besoins.
Cela dit, il faut garder en tête que choisir aujourd’hui un modèle totalement dépourvu de fonctionnalités intelligentes pourra possiblement limiter certaines possibilités dans les années à venir.
C’est sans doute l’erreur la plus répandue chez les nouveaux conducteurs de voitures électriques. Beaucoup reproduisent le même comportement qu’avec un smartphone : ils branchent leur voiture chaque soir et cherchent à atteindre 100 % de charge dès que possible. Pourtant, dans la majorité des cas, ce n’est pas nécessaire.
Les batteries lithium-ion préfèrent généralement évoluer dans une plage intermédiaire plutôt qu’aux extrêmes. Pour un usage quotidien, rester entre 20 et 80 % constitue souvent un bon compromis entre autonomie disponible et préservation de la batterie.
Cela ne signifie pas qu’il faille bannir les charges à 100 %. Elles restent utiles avant un long trajet et certains modèles équipés de batteries LFP recommandent même des charges complètes périodiques afin d’améliorer le calibrage du système de gestion de batterie. La nuance est importante : effectuer une charge à 100 % de temps en temps n’a rien de problématique. Le faire systématiquement alors que l’on n’utilise qu’une petite partie de l’autonomie disponible chaque jour présente beaucoup moins d’intérêt.
C’est le moment de préciser qu’une borne n’est pas forcément nécessaire, et qu’une simple prise renforcée de type GreenUp ou autre peut aussi parfaitement répondre à vos besoins et votre usage. Un tel dispositif peut permettre de recharger jusqu’à une puissance de 3 kW. En une nuit vous pouvez récupérer environ 30 kWh, soit de quoi parcourir entre 150 et 200 kilomètres selon le modèle de voiture et la nature du trajet emprunté (route à 80 km/h ou autoroute à 130 km/h). Avantages : le prix, moins élevé que celui d’une borne (compter entre 150 et 300 euros), et surtout une installation « facile » qui ne nécessite pas l’intervention d’un électricien certifié IRVE, et qui peut même être réalisée par vos soins pour peu que vous ne craigniez pas de mettre un peu les mains dans votre installation électrique.
Que faut-il en déduire ? Peut-être que la meilleure borne de recharge n’est pas forcément la plus puissante, ni la plus sophistiquée. C’est celle qui correspond réellement à votre véhicule, à votre installation électrique et à vos habitudes de conduite. En prenant le temps de réfléchir à ces cinq points avant l’achat, vous éviterez la plupart des erreurs que rencontrent encore de nombreux conducteurs lors de leur passage à la mobilité électrique.
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"Seul désavantage : ne pas pouvoir programmer la recharge."
L'appli d'un VE permet en principe de programmer ses recharges. A fortiori l'écran embarqué du véhicule. Si ce n'est pas le cas, alors le VE en question est à déconseiller de toute urgence !
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"C’est le moment de préciser qu’une borne n’est pas forcément nécessaire..."
J'aurais commencé par ce point, nombreux sont ceux qui utilisent une prise même pas renforcée.
À 8A ou moins, selon les réglages autorisés par votre VE, la charge nocturne profite du tarif HC, et ajoute suffisamment d'autonomie pour le lendemain +avec environ 10 kWh supplémentaires).
Attention, une prise non renforcée ne dispense pas d'avoir une ligne électrique propre, en bon état, bien protégée, et, si la prise est ancienne, en profiter quand même pour installer une prise neuve étanche, avec un serrage correct des fils électriques.
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Erreur No7 : ne pas vérifier d'abord ses consommations électriques
Brancher une 3.7 kW pour sa voiture, c'est cool.
La nuit, c'est encore mieux.
Le jour si on a des panneaux solaires, c'est encore mieux que mieux (y compris pour le réseau RTE).
Mais si la maison connait des pics de 3 kWh, et qu'on a un abonnement 6 kVA, on risque de dépasser le seuil.
Et basculer dans l'abonnement au dessus (20 euros au lieu de 10/mois).
Particulièrement vrai pour les maisons à chauffage 100% électrique.
Alors que se limiter à 1.8 kW (8A), c'est plus long mais on reste dans les clous.
Il faut donc d'abord regarder sur son compteur linky (et l'espace client du fournisseur d'élec pour confirmer), les habitudes de consommation, pointes et périodes creuses de l'habitation.
Afin de consommer au mieux au meilleur moment.
Et ne pas se retrouver avec une grosse facture un an plus tard, qui cumule toute la surconso non prévue, parce que monsieur charge sa voiture quand madame fait cuire sa dinde et junior allume son climatiseur.
PS : c'est aussi l'occasion de revoir les équipements de la maison, comme ce vieux congélo qui fonctionne bon gré mal gré dans le garage, mais qui pompe bien trop de W pour être honnête. Ou passer au tout LED (10 luminaires = 600W -> 60W = 500W récupérés).
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