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Vu depuis l’Europe, les technologies de conduite autonome semblent appartenir au futur. Mais aux États-Unis ou en Chine, ce n’est pas la même histoire. Les réglementations sont plus souples, et tout va plus vite ! Le patron de Rivian, une marque californienne spécialisée dans les véhicules électriques, est convaincu que des voitures autonomes de niveau 4 prendront du service d’ici 2028-2030.
Depuis plusieurs années, la conduite autonome avance par à-coups. Les promesses spectaculaires formulées au milieu des années 2010 ont souvent laissé place à la prudence, notamment en Europe où les autorités préfèrent une progression encadrée. Pourtant, le sujet revient depuis quelques temps avec insistance. Aux États-Unis comme en Chine, les expérimentations de taxis autonomes et les progrès de l’IA (intelligence artificielle) redonnent de la crédibilité à un scénario longtemps considéré trop optimiste.
Derrière ce regain d’intérêt, il y a un changement de méthode. En effet, la conduite autonome a longtemps progressé par empilement de règles. D’abord reconnaître un feu rouge, puis maintenir la bonne distance de sécurité, gérer un carrefour, anticiper un piéton, etc. Une approche rationnelle, mais vite dépassée par la complexité du réel. La route n’est pas un laboratoire… Elle mêle énormément d’imprévus, des comportements humains, une météo variable et tout un tas de situations rarement identiques.
Le patron de Rivian estime que le développement rapide de l’IA que nous connaissons actuellement change la donne. Pourquoi ? Parce que les algorithmes peuvent aujourd’hui être entraînés sur de très grands volumes de données. RJ Scaringe ne promet pas seulement une aide à la conduite plus confortable. Il évoque l’arrivée prochaine de systèmes de niveau 4, c’est-à-dire des voitures capables de se déplacer toute seules dans certaines conditions, sans aucune intervention humaine.
Pour le patron de la firme californienne, l’arrivée des voitures autonomes de niveau 4 pour le grand public se compte désormais en années, pas en décennies. Selon des propos rapportés par Autoblog, il estime que « ceux qui pensent que la conduite autonome ne se généralisera que dans dix ans se trompent ». Il ajoute que « l’échéance 2028-2030 semble plausible » et que « le rythme des progrès technologiques est sous-estimé ». Rivian se prépare en tout cas à cette bascule en adaptant ses véhicules et son modèle économique.
Justement, la firme d’Irvine prépare le lancement américain de son R2, un SUV du même gabarit que le Tesla Model Y avec 555 km d’autonomie. Les commandes ouvriront le 9 juin 2026. Il s’agit d’un modèle stratégique, plus compact et plus accessible que les grands R1T et R1S. Il doit permettre à la marque de sortir d’un marché de niche. Rivian a indiqué que son R2 avait vocation à être commercialisé à l’international, notamment en Europe. On peut s’attendre à le voir arriver chez nous d’ici 2027.
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Rivian : « arrêtez de copier le Tesla Model Y ! »Les enjeux autour de la conduite autonome dépassent le seul avenir de Rivian. Le constructeur californien a initié une co-entreprise avec Volkswagen autour des architectures électriques et logicielles. Pour le groupe allemand, les progrès réalisés par Rivian dans le domaine de la conduite autonome pourraient donc être d’une grande importance. Mais l’innovation technologique ira-t-elle plus vite que la législation ? C’est probable ! La capacité des États à encadrer tout cela sera déterminante…
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