Batteries solides : où en est le projet de ProLogium dans le nord de la France ?

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Image : Dunkerque Port

Annoncée en 2023, l’implantation de ProLogium dans les Hauts-de-France est toujours d’actualité. De passage à Paris, Vincent Yang, fondateur et directeur général de l’entreprise taïwanaise, a tenu un discours rassurant malgré les incertitudes qui entourent l’industrie européenne des batteries ces derniers temps.

Bientôt des batteries solides « made in France »

Trois ans après l’annonce en grande pompe de cette implantation, le projet entre désormais dans une phase décisive. Vincent Yang, fondateur et directeur général de ProLogium, a réaffirmé ses ambitions à l’occasion d’un passage récent dans la capitale française. Son entreprise prévoit d’achever une première phase de l’usine dunkerquoise en 2028, avec une capacité initiale limitée à 0,8 GWh. La production doit ensuite monter progressivement en cadence pour atteindre 4 GWh en 2030, puis 12 GWh en 2032. Le terrain retenu permettrait de pousser ultérieurement la capacité du site au-delà de 40 GWh.

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Les premières livraisons en grande série sont attendues au deuxième trimestre 2029. Un démarrage plus tardif qu’envisagé qui s’explique notamment par le choix fait par ProLogium de produire directement sa quatrième génération de batteries. L’entreprise taïwanaise mise sur une technologie à électrolyte solide avec une densité énergétique de 360 Wh/kg. Elle annonce également un 5 à 80 % de charge en seulement six minutes. Ces performances devront toutefois être confirmées à grande échelle.

Mais M. Yang se veut rassurant. Son entreprise dispose d’une première expérience industrielle grâce à l’usine de Taoke, près de Taipei. Ouvert en 2024, ce site doit servir de référence pour définir les procédés qui seront déployés dans le Nord de la France. Plusieurs groupes automobiles et équipementiers, dont Mercedes, FEV, Rimac et OPmobility, testent déjà les cellules du géant taïwanais. Aucun contrat d’approvisionnement majeur concernant directement Dunkerque n’a cependant encore été dévoilé.

Un secteur en plein doute ?

ProLogium évoluera dans un contexte européen particulièrement tendu. Northvolt, longtemps présenté comme le principal espoir européen face aux fabricants asiatiques, a déposé le bilan en Suède en mars 2025 après avoir accumulé les difficultés financières. En France, ACC reconnaît également que la montée en cadence de son usine de Billy-Berclau prend plus de temps et coûte plus cher que prévu. Des problèmes de production qui ont même retardé la livraison de certains modèles électriques de Stellantis.

Le Français Verkor, dont l’usine est également implantée à Dunkerque, rencontre aussi des difficultés. Renault, actionnaire et principal client de l’entreprise, lui a récemment demandé de redresser sa trajectoire. La marque au losange pointe un retard de 18 mois et des problèmes de compétitivité… Ces trois exemples montrent que construire une gigafactory ne suffit pas ! Il faut produire rapidement des cellules fiables, en grande quantité et à un prix compétitif. Autant d’étapes délicates que ProLogium devra passer.

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Pour financer ses ambitions, la firme taïwanaise prépare son entrée au Nasdaq par l’intermédiaire d’une SPAC. L’opération devrait lui apporter environ 250 millions de dollars de capitaux nouveaux. Une levée de fonds stratégique pour Dunkerque ! Dans une industrie européenne des batteries en plein doute, la solidité financière du projet sera autant scrutée que les performances technologiques annoncées.

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light is rightil y a 2 minutes

Il y a des limites à privatiser les risques et mutualiser publiquement les risques.
Après Northvolt et ACC, la troisième sera la bonne, espérons

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