Volvo : des nouveautés du côté des engins de chantier électriques

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À l’occasion des Volvo Days 2024, le constructeur suédois a dévoilé trois nouveaux modèles venant compléter son offre d’engins professionnels « zéro émission ».

Avec ces nouveaux engins électriques de chantier, principalement utilisés pour les travaux de terrassement, notamment dans le secteur du BTP, Volvo Construction Equipment (Volvo CE) entend aider ses clients professionnels à faciliter la décarbonation de leurs activités.

Une gamme désormais élargie à 11 engins

Dans le détail, il s’agit de deux chargeuses (L90 et L120) et d’une pelleteuse (EWR150), toutes équipées de pneus dont le lancement progressif est prévu à partir de la fin de l’année 2024 en France. Ces modèles compacts, affichant un poids allant de 15 à 20 tonnes, viennent étoffer la gamme de Volvo CE et s’avèrent moins bruyants que des équivalents thermiques d’après le constructeur, facilitant ainsi leur utilisation en milieu urbain.

Une autonomie adaptée

Pour la plupart des tâches légères et moyennes, ces trois nouveaux modèles électriques peuvent fonctionner pendant une journée complète avec une seule charge, grâce à leurs fonctions de récupération d’énergie. Par ailleurs, en cas de besoin, l’utilisateur est en mesure de recharger complétement sa batterie (de 0 à 100 %) en quasiment une heure grâce à un chargeur rapide ou bien via l’unité d’alimentation mobile PU500 proposée par Volvo par exemple.

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Des avantages indéniables

Grâce à ces nouveaux engins, les professionnels seront ainsi capable de travailler en ville, même dans des zones à faibles émissions (ZFE) qui devraient concerner près de 50 collectivités à l’horizon 2025 dans l’hexagone. Et, cerise le gâteau, grâce à leur fonctionnement plus silencieux que des modèles thermiques, il est même possible de les utiliser de nuit sans perturber le sommeil des riverains. Bref, des engins permettant aux professionnels de reconsidérer l’heure et le lieu de leurs chantiers.

La solution de recharge mobile PU500 de Volvo

La solution de recharge PU500 est une unité d’alimentation mobile permettant de fournir de l’électricité aux sites dont le réseau local est faible ou inexistant. Elle dispose d’une capacité de batterie comprise entre 330 à 400 kWh, ce qui est suffisamment puissant pour charger des engins et des camions électriques en seulement 60 minutes. Comme l’indique Volvo, « le PU500 peut être chargé à partir du réseau en utilisant une connexion 32A, 63A ou 125A, sachant que les temps de charge varient en fonction de la prise disponible, allant de 15 heures pour une prise de 32A à 6 heures dans le cas d’une connexion 125A ».

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rskil y a 2 ans

Utiliser de nuit ? Charger une benne de gravats, c'est pas la pelle qu'on entend, c'est les gravats qui tombent.

Et le bip strident de recul.on l'oublie?

1

Patrick Aubertil y a un an

Il ne faut pas se leurrer, les chantiers resteront bruyants malgré leur électrification.
La meilleure comparaison c'est votre perceuse (électrique) qui dérange votre voisin, ou votre aspirateur (électrique aussi), vous êtes content quand il s'arrête.

Ces chargeuses qui se rajoutent à un catalogue déjà bien étoffé ne sont jamais utilisées la nuit en ville. En ville ce sont les L20 à L35 qui font le job.
En revanche pour les pelles à pneus de 15-20 tonnes, oui on les croise facilement sur des chantiers urbains. Elles viennent concurrencer les Mecalac (marque savoyarde) qui dominent ce segment actuellement.

Ces nouvelles chargeuses ne sont presque utilisées que dans les carrières, les mines, ou pour le recyclage des gravats de chantier (issus des démolitions de bâtiments). Le principal intérêt de ces engins est de décarboner des filières en amont ou en aval.

Les chantiers urbains de nuit, hormis ceux qui mettent les bouchées doubles pour des raisons de délais, ce sont des chantiers d'enrobés. La pose d'un nouveau tapis, avec parfois le rabotage de l'ancien goudron. Et là, j'ai du mal à imaginer une baisse de bruit de plus de 50%.

Le rabotage est le plus bruyant puisqu'on casse l'ancien enrobé par fraisage. On utilise aussi des marteaux-piqueurs et des brise-roche hydrauliques (BRH). Les moteurs électriques ne changeront pas grand chose.

Le gain sonore sera plus sensible dans la pose de l'enrobé, avec la future électrification des finisseurs et des compacteurs (improprement appelés rouleaux-compresseurs).

En revanche le champion toutes catégories du bruit est la balayeuse de chantier. Comme celles qui passent après le marché, mais un peu plus puissantes. Elles multiplient leurs passages après chaque phase (rabotage et pose).

Enfin il y a les humains, une vingtaine. Ils se parlent, s'appellent sur une centaine de mètres. En d'autres circonstances ça vaudrait un tapage nocturne mais là ils ont une dérogation.

Et au petit matin vous vous réveillez avec une rue toute neuve et une voiture à la fourrière pour les plus étourdis d'entre vous. Même si votre voiture est électrique.

FranzCHil y a 2 ans

C'est bien, ils ont un ensemble de produits disponible, il ne manque plus qu'un tombreau articulé.
Il serrait mieux d'utiliser des batteries au sodium pour ces engins; mais il faudra attendre 2-3ans je pense.

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