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Toyota bZ4X Concept : le nouveau SUV électrique en détails

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À l’occasion du Salon de l’automobile de Shanghai, Toyota a dévoilé le concept de son futur SUV électrique. La commercialisation du modèle définitif interviendra dans le courant de l’année prochaine.

Outre le lancement de son premier véhicule électrique, Toyota a présenté le premier modèle d’une série entière. C’est au Salon de Shanghai que le SUV électrique bZ4X Concept a vu le jour officiellement. La gamme recevra des berlines et compactes nommées bZ1 à bZ5, et des SUV et crossovers allant de bZ1X à bZ5X.

Le nouveau SUV repose sur la plateforme modulaire e-TNGA spécifique pour les véhicules électriques. Elle servira à tous les véhicules de la gamme Beyond Zero (bZ), mais aussi à des modèles chez Lexus et Subaru.

Un design qui s’éloigne subtilement du reste de la gamme Toyota

Toyota explique avoir voulu allier « un style high-tech à une posture bien ancrée sur la route ». Le SUV électrique arbore une face avant inédite au sein de la marque. La signature revue n’est toutefois pas trop extravagante, et elle surplombe une large calandre pleine. Celle-ci arbore des ouïes aérodynamiques sur les côtés, s’ouvrant sur les arches de roues avant. Le capot est assez long et, comme sur beaucoup de SUV modernes, la ceinture de caisse est très haute. Toyota avait déjà pris ce parti avec le C-HR et, dans une moindre mesure, avec le RAV4.

Les lignes anguleuses du bZ4X Concept lui confèrent un aspect futuriste, tandis que sa ligne de toit fuyante renforce le côté dynamique. À l’arrière, Toyota s’inspire des lignes de ses autres modèles et l’on retrouve une identité proche du RAV4. Les optiques au design fin sont installées au-dessus de sorties d’air émanant des arches de roues arrière tandis qu’une ligne lumineuse traverse le hayon sur sa largeur. Le petit béquet derrière la vitre rappelle lui aussi une des signatures de Toyota sur ses modèles actuels.

Toyota bZ4X Concept : un volant type Yoke et une direction révolutionnaire

Dans l’habitacle, Toyota fait le grand saut et présente un Yoke qui n’est pas sans rappeler celui de Tesla. On pense également à celui du concept-car Lexus, le SUV électrique LF-Z Concept. De nouveau, on ne sait pas si la solution restera sur le modèle de série. Mais il semble que la marque mise dessus, puisqu’il doit son existence au système « steer-by-wire ». La marque vante le fait qu’il soit le premier véhicule de série à bénéficier d’une telle technologie. Entièrement électrique, celle-ci offre une meilleure réponse selon l’angle de braquage et la vitesse. Et Toyota l’assure : les manœuvres obligeant à bouger les mains autour du volant appartiennent au passé. On demande quand même à voir si ce sera le cas dans la pratique.

En attendant, cela permet à Toyota de proposer un habitacle résolument moderne. Le Yoke est situé devant une instrumentation numérique, tandis qu’un deuxième écran tactile est placé au centre. Il surplombe la large console centrale flottante et renferme la majorité des commandes d’infodivertissement.

Grâce à la plateforme e-TNGA, Toyota promet des porte-à-faux courts et un habitacle spacieux grâce à l’empattement long. Selon le constructeur, celui-ci offre une habitabilité similaire à une berline du segment D.

Toyota bZ4X Concept : l’autonomie du SUV électrique optimisée par des panneaux solaires

Toyota reste avare en détails techniques sur son concept et devrait communiquer plus d’information dans l’année à venir. On sait toutefois que le bZ4X Concept embarquera deux moteurs, un sur chaque essieu. Le constructeur promet « une capacité de traction intégrale de premier ordre » et de vraies capacités tout-terrain.

Si l’on ne sait rien de l’autonomie à ce stade, on sait tout de même que des panneaux solaires serviront à l’optimiser. Toyota a de l’expérience dans les panneaux photovoltaïques, notamment avec la Prius hybride rechargeable. Ce SUV électrique offrira, selon son concepteur, des performances durables non affectées par la baisse des températures. L’énergie gagnée grâce aux panneaux solaires optimisera ainsi la consommation, et donc l’autonomie, du véhicule.

On attend désormais d’en savoir plus sur la fiche technique complète du véhicule. On devrait connaître les détails du SUV électrique dans le courant de l’année, avant de voir sa version définitive. Son lancement n’est pas attendu avant 2022.

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Galvanil y a 5 ans

2 points importants sur les véhicules électriques :

  1. Le réseau de recharge
  2. La nature du courant électrique

La nature de l'électricité :
"L'urgence absolue est la réduction des émissions de CO2", on est bien d'accord.

Ceci dit une voiture électrique ne rejette pas 0% de CO2. Il a fallu la construire. Le rejet de CO2 pour fabriquer une voiture électrique est à ce jour environ 20% supérieur à celui d'une voiture thermique (raison principale, la fabrication de la batterie).
Le deuxième point est que dans tous les pays le mix énergétique fait qu'un KW produit génère du CO2.

Prenons l'Allemagne par exemple qui est dans la moyenne des pays européens (centrales au gaz + énergies renouvelables) :
  • Les vrais rejets de CO2 d'un véhicule électrique dans ce cas ne sont pas nuls du tout, bien qu'ils restent un poil en dessous (mais pas beaucoup moins) qu'un véhicule hybride (environ 50 à 70g de CO2 / km).
Prenons la France, qui est une exception notable car l'électricité est générée en grande partie par du nucléaire qui ne rejette quasiment pas de CO2 :
  • Dans ce cas favorable, un véhicule électrique rejettera environ 20 à 30g (une Zoe par exemple). Mais, encore une fois, c'est une exception avec quelques pays du nord (Hydro électricité) et Canada (Idem).

Si on prend le cas de la Pologne ou l'électricité est produite avec beaucoup de charbon :
  • Une Zoe émettrait entre 150 et 180g de CO2 ! Elle est donc dans ce cas plus polluante (en CO2) qu'un véhicule thermique et bien plus qu'une hybride.

La lutte contre les émissions de CO2 est une lutte mondiale, pas uniquement Française, c'est le tout qui compte.
Les véhicules hybrides (en particulier Toyota - je précise que je ne travaille pas pour Toyota ...) ou hybrides rechargeables ne sont pas la panacée certes, mais c'est une option sérieuse à considérer si on veut vraiment lutter contre la génération de CO2 et pas uniquement faire de la communication, comme beaucoup de politiques.

Le réseau de recharge :

L'autonomie des véhicules n'est pas vraiment un problème en ville, a condition d'avoir des bornes facilement accessibles, ce qui n'est pas encore le cas dans beaucoup de villes. Néanmoins, la voiture électrique est intéressante dans ce cadre.

A contrario, envisager un long voyage avec une voiture électrique est une toute autre histoire...
L'autonomie réelle est loin de celle qui est annoncée par les constructeurs, surtout si on voyage sur l'autoroute.

Le temps de recharge dans ce cadre est le plus handicapant. Imaginez les départs de vacances, ou chaque véhicule électrique devra à un moment passer 25 min voire 45 min pour se recharger à 2 ou 3 reprises.
A comparer aux temps de recharge d'un véhicule thermique de 3 à 4 min, on imagine les queues aux bornes de recharge (en considérant qu'elles sont toutes opérationnelles) des véhicules électriques.
Rouler en full électrique nécessite donc un réseau de recharge autrement plus dense que celui des stations d'essence, pour ne pas passer son temps à attendre pour recharger.
Clairement, le voyage en électrique n'est pas encore la panacée. A moins que les recherches sur les batteries n'arrivent à délivrer des modèles rechargeables en 5 minutes, cela restera pénible et non efficace.
L'hybride rechargeable, avec 80 à 100km d'autonomie est à mon avis, une solution beaucoup plus efficace au final dans les cas de voyage
Ces véhicules dans les faits sont utilisés 90% du temps en electrique pour les usages courants et en mode hybride normal pour les voyages. Pas besoin de 2 voitures distinctes.

Thibusil y a 5 ans

Beaucoup de choses dans votre message, c'est un peu confus. je vais me permettre de répondre par quelques points :

  • L'urgence absolue aujourd'hui c'est la réduction des émissions de CO2. Pour cela, les véhicules diesel ont eu leur utilité dans le passé tout comme les véhicules hybrides. Aujourd'hui, ces solutions plafonnent en termes d'efficacité donc il faut passer à autre chose : le 100% électrique.
  • Il est clair que seule la réglementation fera bouger les constructeurs. À ce sujet, je préfère encore un constructeur qui va vers le rechargeable et l'électrique, même à reculons, plutôt qu'un constructeur qui fait du forcing pour ne pas bouger. N'oublions pas que Toyota a carrément fait du lobbying auprès de Trump pour que celui-ci s'attaque aux normes d'émission de CO2 édictées par la Californie, normes que Toyota n'aurait jamais pu respecter avec ses hybrides.
  • Même si elle est très imparfaite, l'infrastructure progresse. Je ne pense pas qu'installer des points de recharge pour les gens habitant en appartement soit un défi insurmontable. Il y a des pays avec peu d'infrastructures comme en Inde pour lesquels le thermique a tout son sens mais ça ne doit pas empêcher le déploiement des VE dans les pays développés, ce sont deux sujets séparés.
  • Il est vrai que les prix des VE sont encore élevés mais ils diminuent progressivement. Le Japon pourrait également favoriser les VE s'il le voulait mais le lobbying Toyota est passé par là. Leurs campagnes de dénigrement ont été tellement efficaces que les ventes de véhicules électriques n'ont été que de 31 000 unités au Japon en 2020 (contre 728 000 dans l'UE).
  • S'il est vrai que les véhicules "propres" doivent être abordables pour le plus grand monde, alors ne parlons pas des véhicules à hydrogène ! Prix stratosphérique, peu d'infrastructures, rendement énergétique catastrophique, durée de vie limitée, filière de recyclage inexistante. Évidemment, Toyota veut faire plaisir au gouvernement japonais qui tient à son plan hydrogène complètement fumeux basé sur l'exploitation de charbon australien.

En résumé, je n'ai aucun doute sur la capacité de Toyota à produire les modèles hybrides les plus performants du marché tout comme je n'ai aucun doute sur la disparition de ces modèles à moyen terme dans les pays développés.

zyves31il y a 5 ans

C'est vrai que la problématique des infrastructures de recharge est en cœur du problème, et que l'hybride servira sûrement à palier à cela le temps que ça se mette en place (il fut un temps où c'était les pompes à essences qui n'étaient pas légion, donc il faut laisser un peu de temps au temps, c'est certain).
Et il est vrai aussi que ça dépend des régions du monde, mais j'espère que celles qui ont les moyens d'installer des infrastructures ne vont pas lambiner, j'ai peur qu'il commence à y avoir urgence.
Espérons pour vous que les japonais s'y mettront aussi.
Quand aux voitures à hydrogène, j'ai bien peur qu'il y ait bien d'autres problématiques derrière (production de l'hydrogène, stockage, etc.) qui font que pour l'instant cette techno pourtant prometteuse de décolle pas vraiment (pas en France en tous cas).

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