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La voiture électrique nous fait découvrir la notion de temps masqué. De quoi mieux gérer ce dernier, et voyager encore plus serein.
Dans notre quête pour une mobilité plus durable, la voiture électrique s’impose progressivement comme une alternative crédible. Cependant, l’un des défis majeurs reste la question de la recharge et du temps nécessaire pour alimenter les batteries. Mais que se passerait-il si nous pouvions transformer ce temps d’attente en une opportunité ? C’est là qu’intervient la notion de « temps masqué », autrement dit l’idée de tirer parti des moments de recharge pour accomplir d’autres activités.
Une notion nouvelle ? Pas vraiment. Toutes celles et ceux qui par exemple privilégient le train à l’avion dans le cadre d’un déplacement durant leur temps de travail savent qu’ils gagnent souvent en productivité car ils peuvent mettre à profit le confort du train pour travailler dans des conditions identiques à celles du bureau, et donc ne pas gaspiller le temps de transport. Idem pour celles et ceux qui s’adonnent à leurs lectures préférées lors d’un trajet en métro ou en bus. En fait, la voiture électrique et sa recharge nous font découvrir ou redécouvrir les différentes opportunités qu’offre le temps masqué, ainsi que les avantages et les défis qu’il soulève.
Le temps de recharge des voitures électriques a longtemps été perçu comme une contrainte majeure, suscitant des inquiétudes quant à son impact sur notre liberté de mouvement. L’idée de devoir attendre pendant des heures pour recharger nos véhicules a été un frein pour beaucoup de gens, qui préfèrent encore, tant qu’ils le peuvent, s’en remettre à la rapidité et la commodité des stations-service traditionnelles. Sauf que le temps pour recharger ses batteries n’est pas le même que le temps pour faire le plein. Sans aller jusqu’à convoquer les notions assez subjectives et parfois abstraites de relativité et d’élasticité du temps, il est intéressant de se livrer à un petit comparatif, par exemple dans le contexte d’une recharge versus un plein en station-service sur l’autoroute.
Quand on s’arrête pour faire un plein d’essence, on doit :
Dans ce cas de figure, l’arrêt tout compris va prendre dans le meilleur des cas entre 5 et 10 minutes. Et bien plus un jour de forte fréquentation (queue à la pompe = queue à la caisse). Et dans ce cas de figure, il n’y a aucun temps masqué qui soit assez long pour entreprendre une autre activité à part peut-être scroller sa timeline Twitter ou TikTok. Zéro seconde.
Quand on s’arrête pour recharger, on doit :
C’est tout. C’est d’autant plus « tout » que de plus en plus de réseaux proposent ou vont proposer le Plug & Charge, qui consiste donc à reconnaitre votre voiture et à lancer la charge automatiquement dès son branchement sans aucune autre manipulation, comme lorsque vous chargez votre smartphone. Tesla, Electra et Fastned le proposent déjà, les autres vont suivre très vite.
Alors bien sûr, la recharge va prendre beaucoup plus de temps qu’un plein d’essence, et il y a aussi ces cas où elle ne démarre pas du premier coup et où il faut s’y prendre à plusieurs fois. Mais le temps de charge lui-même ce n’est pas du temps perdu car avec un tout petit peu d’organisation, ce temps va être mis à profit pour se livrer à une autre activité, comme déjeuner, prendre un café ou simplement se dégourdir les jambes. Dans un contexte professionnel, cela permettra de consulter ses emails ou passer quelques coups de fil. Du temps totalement productif, donc.
Et nous ne parlons ici que des cas où l’on recharge sur autoroute. A fortiori quand on sait que, selon une étude de Vinci Autoroutes, le temps d’arrêt moyen sur une aire de service, que l’on fasse le plein, que l’on recharge ou pas, et quelque soit le mode de propulsion, thermique ou électrique, est de 30 minutes. En trente minutes avec une voiture électrique vous récupérez entre 200 et 400 km d’autonomie selon le modèle. Pendant que vous faites autre chose. Et 30 minutes sont très vite écoulées, au point que c’est souvent l’application de votre voiture qui vous appellera pour vous dire que vous pouvez repartir. Et que vous direz « Déjà ? ».
C’est ça, le temps masqué. Et cela ne fonctionne pas que lors des grandes migrations. Avec un peu d’habitude, vous allez apprendre à le mettre à profit dans de nombreuses situations.
Pour faciliter la transition vers le temps masqué, des infrastructures de recharge polyvalentes ont commencé à émerger. Des stations de recharge équipées de services supplémentaires tels que des commerces, des restaurants, des espaces de détente et des aires de jeux pour enfants permettent aux conducteurs de tirer le meilleur parti de leur temps d’arrêt. Ces lieux deviennent des centres d’activités, offrant une expérience globale plus agréable et engageante pour les conducteurs et leurs passagers.
Mais le meilleur temps masqué, pour vous et la santé de votre voiture, reste le temps long, celui qui vous permet de réellement vous livrer à d’autres activités pendant que votre monture fait le plein d’électrons au calme, en bas débit, sans risque d’altérer la longévité de sa batterie.
Le meilleur exemple étant évidemment la recharge à domicile pour celles et ceux qui ont la chance de résider en habitat individuel avec une borne de recharge au garage. Il y a aussi la recharge sur le lieu de travail, sachant que dans ce cas l’avantage est double puisqu’il consiste également à profiter d’une place de parking.
Et puis il y a les autres cas de figure de temps masqué, que l’on apprend à exploiter avec un peu d’habitude.
Le plus connu d’entre eux est pour le moment la recharge à destination, principalement à l’hôtel ou sur un autre lieu de séjour comme le camping ou la résidence de vacance, où l’on se paie le luxe de recharger à plein pendant qu’on dort où qu’on profite de la piscine. Il y a aussi la recharge – parfois gratuite, encore un double bonus – au supermarché pendant qu’on fait ses courses.
Le cas du restaurant est un peu à part. S’il est acquis que la recharge à l’hôtel est rapidement devenu un must et une routine pour de nombreux électromobilistes, les purs restaurants (ceux qui ne font pas hôtel) sont encore un peu à la traîne. Et pourtant, proposer une offre de recharge pendant le repas serait certainement particulièrement apprécié par les possesseurs de voitures électrique. Même avec une borne bas débit à 3,7 ou 7,4 kW, vous récupérez une vingtaine de kilomètres par heure, ce qui n’est pas négligeable pour un petit complément parfois salvateur. Et si vous avez trop mangé et bu, vous êtes bon pour une sieste qui vous permettra de récupérer au bas mot une vingtaine de kilomètres supplémentaires…
Autre cas de figure, celui des courses au marché du coin. Avec un peu de chance, la place de la mairie est équipée d’une ou deux bornes ou points de charge désormais souvent fonctionnels. S’il y a de la place, profitez de votre flânerie devant les étals locaux pour remettre quelques kWh à votre batterie, c’est toujours ça de pris. Et votre voiture ne vous en voudra jamais d’avoir un peu traîné à l’apéro, à condition de ne pas squatter la borne, évidemment.
En fait, apprivoiser le temps masqué va vous faire changer d’état d’esprit par rapport à la contrainte de la recharge et la perception du voyage. Un nouvel état d’esprit qui consiste à ne plus se demander « Où et quand vais-je devoir recharger et comment adapter mon activité ? », mais « Qu’est-ce que j’ai prévu aujourd’hui et comment en profiter pour recharger de façon totalement transparente ? »
Le concept de temps masqué transforme une contrainte en opportunité, nous permettant de combiner des activités variées tout en rechargeant nos véhicules. Les infrastructures polyvalentes, associées à une planification judicieuse, rendent cette vision de la mobilité durable réaliste et attrayante.
Il suffit d’un peu d’entrainement, et cela se fait naturellement sans fondamentalement bouleverser nos habitudes. Il suffit de penser à tous ces moments où nous n’utilisons pas notre voiture, et d’avoir le réflexe de trouver où la brancher pendant ces heures « perdues » afin qu’elles ne le soient pas.
Regardez autour de vous : il y a toujours une borne, une prise, une station pas loin. De plus en plus.
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Votre mauvaise expérience est regrettable, mais il y d'autres expériences. Aujourd'hui j'ai fait 650km entre le sud gironde et la côte de granite rose. Et bien, a dix minutes près, j'ai mis le même temps qu'avec mon diesel par le passé. Pourtant ma voiture a un WLTP de 385km mais elle charge de 10 à 80% en 18min. Alors oui c'est une ioniq 5, mais petite batterie (58kWh), donc c'est cher, ben pas plus qu'avant. Je m'explique, mon VE me coûte mensuel ( crédit+conso électrique) que le coût de mon ancien Kadjar diesel avec son carburant.
Donc dans mon cas, c'est une pose de 18min toutes les 1h45/2h, mais c'est les recommandations de sécurité que je m'appliquai déjà avant. Quant aux bornes de recharge, avec les grands réseaux qui se multiplient, et quelques outils pertinent, la pose recharge se fait sans fausse note.
Comment vous le constatez, le WLTP ne fait pas tout, l'autonomie n'est pas le saint graal du VE. La vitesse de charge est un facteur bien plus important si le réseau de recharge est adapté, et avec le développement actuel, c'est plus vraiment un problème.
Alors désolé, je vous assure que c’est vraiment pas pour vous contredire automatiquement par principe, mais je peux pas etre d’accord avec vous sur le fond. Cet argument je l’ai déjà entendu et il ne tient pas la route (ahah) une seule seconde. Vous savez pourquoi ? Pour 3 raisons très importantes :
1 Les gammes de voitures ont évolué. Désormais les pures citadines sont les e-up, Twingo, C1, etc. Les gammes clio, golf, 208 sont désormais appelées depuis un moment « polyvalentes » car elles servent pour la ville mais aussi en bonne partie pour des deplacements maison-travail en province ainsi que pour des longs deplacements, des week end et meme des vacances.
2 : Depuis quand ne fait-on que de la ville avec une voiture dite citadine ? Avec une thermique citadine on fait combien de distance au maximum ? J’avais une 206 diesel de 2005 avant, je pouvais faire entre 700 et 800km avec un réservoir de 45 litres. Les voitures dites « citadines » n’ont donc JAMAIS été limitées à une utilisation en ville et ont toujours permis de faire beaucoup de distance. Cette idée que c’est pas logique de prendre une citadine pour faire de la route c’est donc une idée TOTALEMENT nouvelle. Ca n’a jamais existé cet argument et cette idée ! Car ça a meme ete souvent l’inverse : les citadines étant considérées depuis toujours comme les voitures les plus économes sur la route car peu puissantes, petites et légères. Les citadines ont donc toujours été parmis les meilleures routières. Cette idée qu’une citadine n’est pas taillée pour la route n’a donc jamais eu de sens dans l’automobile, bien au contraire ce sont des chameaux et donc parmis les véhicules les plus armés pour faire de la route.
3 : Combien de familles utilisent en France une « citadine » ou plutot une « polyvalente » comme voiture familiale y compris pour partir en vacances ? Beaucoup ! Combien de fois a t-on vu une clio chargée à bloc avec des gosses à l’arrière sur la route des vacances ? Certains ont meme fait installer un coffre de toit sur leur clio. Ou bien meme qui n’a jamais croisé une golf, une 206 dans ce genre là ? Je compte même plus ! Beaucoup de familles ont des moyens limités et ont donc pris l’habitude d’utiliser une polyvalente pour tout faire y compris partir en vacances en famille. Je cite aussi mon exemple perso : quand j’etais etudiant je pouvais pas avoir plus qu’une citadine. Et j’etais bien content de pouvoir l’utiliser pour aller voir ma grand mere à 500km ou partir en week end avec des amis.
On achète donc pas une citadine en se disant qu’on fera que de la ville ou de la départementale avec. On achète une citadine parce que c’est moins cher tout en étant polyvalent et permettant de faire de la route.
Le probleme c’est que dans l’electrique, les constructeurs limitent la capacité de batterie des voitures dites « citadines » pour limiter le prix. Et de facto les « citadines » se retrouvent moins bien loties pour la route alors que traditionnellement ça a toujours été l’inverse. C’est lié aussi à la techno car là où le thermique consomme beaucoup en ville et peu sur autoroute c’est l’inverse pour l’électrique. Et ça ça change absolument tout !
Mais vraiment faut arreter avec cette idée qu’une citadine n’est pas faite pour faire de la route. C’est une idée inventée ces dernières années seulement, par le marketing des marques, pour justifier une autonomie ridicule sur ces modèles et créer une nouvelle différentiation des gammes de voitures. Mais ça casse totalement la tradition de la voiture accessible et polyvalente de cette gamme du segment B. Avec l’electrique on ne pourra donc plus choisir une polyvalente pour tout faire avec. Mais vous croyez que les vendeurs ils vous l’expliquent ça ? Et pourtant croyez moi c’est un SACRÉ CHANGEMENT ! Car oui les citadines ont toujours été utilisées pour faire de la route et meme pour partir en vacances pour les familles modestes. Comment va t-on faire maintenant pour toutes ces familles ? Je vois pas comment l’electrique va relever ce défi vu comment le marketing se positionne. Mais pourtant il faudra bien répondre à un moment à ce besoin de prix bas et de vraie polyvalence. Car c’est un vrai besoin, et une tradition de longue date dans notre pays, probablement depuis la 4L et la 2 chevaux. Pas sur qu’on puisse y renoncer, les familles modestes auront toujours besoin de cette solution.
Ps : pour l’autonomie de la e-208 en hiver je me souviens très bien d’un article du site qui validait mes chiffres. Plusieurs voitures avaient été comparées, les Tesla etant autour de 20-25% de perte et la 208 autour des 40%. Je n’affirme jamais rien sans etre sur. (Le e-cmp ne concerne pas les premières générations de 208 il me semble).
Donc voilà je pense que quand on paye une voiture electrique, vu le prix, elle devrait pouvoir etre polyvalente. Mais la techno est pas encore mature pour le permettre. Et pas sur que le marketing et les marques remettent en place un systeme de voiture polyvalente accessible. Déjà qu’ils ont du mal à baisser les prix je les vois mal mettre la meme autonomie sur une citadine et un SUV. Et pourtant c’est ce qu’il faudrait car ça viendrait sanctionner les plus modestes de manière brutale de les forcer à avoir une petite autonomie. Ca augmenterait les inégalités sociales de manière vraiment brutale, les plus modestes devant subir les tracas liés à une petite autonomie. J’espere que meme les citadines auront a terme une autonomie minimale confortable. Le luxe devrait juste etre du bonus, pas de l’essentiel. Et l’autonomie c’est essentiel !
Phithel vient de mettre le doigt sur des points essentiels à améliorer carrément (où tout est à faire même) : L’uniformisation du systeme de recharge (comme pour l’essence), la transparence sur les tarifs, et surtout en lien avec le sujet : la visibilité de la facturation. Quand on est à la pompe on voit clairement le tarif et la facturation s’affiche clairement quand on se sert. Là on doit forcement laisser la voiture branchée plusieurs dizaines de minutes ou plusieurs heures. La facturation défile donc au fil du temps qui passe et de l’énergie récupérée mais contrairement à l’essence on a aucune visibilité sur cette facturation, ce qui peut créer des angoisses et du stress. Car à la pompe le chiffre peut defiler vite mais ca dure que 2 minutes. Là on voit pas le chiffre défiler et ça dure plusieurs dizaines de minutes voire des heures. C’est ultra stressant ! Et je parle pas de ceux qui se sont retrouvés avec une mauvaise surprise à la fin ! Difficile donc de profiter du temps de recharge si on a le stress de l’argent qui défile sans savoir à quelle sauce on sera mangé à la fin.
Même les plus prévoyants et au courant des sujets liés à l’electrique qui font des calculs comme moi sont stressés alors quelqu’un qui a pas l’habitude c’est chaud. Il faudrait vraiment permettre d’imposer une limite dès le départ sur la borne.
Le meilleur systeme selon moi serait qu’au moment de lancer la charge on puisse choisir jusqu’à quel pourcentage on veut charger la voiture. La borne afficherait alors le temps approximatif en fonction de la voiture et SURTOUT le prix final que couterait la recharge. La borne aurait juste à récupérer quelques infos de la voiture (c’est possible, les 2 communiquent deja ensemble avec les technos actuelles). Du genre la puissance de charge max de la voiture, la courbe de recharge officielle pour ce modèle (qui serait meme préchargée dans les bornes pourquoi pas comme une base de données à laquelle se référer pour estimer la durée) puis la capacité de la batterie afin de savoir quelle energie il faut pour atteindre le pourcentage demandé. C’est vraiment pas compliqué à faire en l’état des technologies actuelles.
Et cerise sur le gateau, on pourrait suivre sur le telephone l’etat de la facturation en temps réel puis recevoir une alerte afin de deplacer la voiture quand le pourcentage est atteint.
Ce serait hyper utile et ça simplifierai beaucoup de choses. Et vu l’etat des technos c’est etonnant que ca existe pas deja. En tout cas connaitre le tarif dès le depart est une condition essentielle pour profiter du temps de la recharge sans stress. D’autant plus si la techno veut se repandre au plus grand nombre.