Développée sur une plateforme conçue spécifiquement pour recevoir un groupe motopropulseur 100% électrique, la Honda e sera dotée d’une autonomie réelle supérieure à 200 kilomètres. C’est peu face à la Peugeot e-208 et à la Renault Zoé 2, mais conforme à l’usage urbain auquel elle est destinée.
35,5 kWh
On peut tout de même espérer davantage, au moins 250 km de rayon d’action, d’un pack lithium-ion de 35,5 kWh de capacité maintenu à une température optimale de fonctionnement via un circuit à liquide caloporteur. Une architecture a priori assez proche de celle qui permet aux modèles coréens de conserver la plus grande partie de leur autonomie en hiver.
En outre les éléments sont répartis de telle façon à obtenir un centre de gravité très bas, mais aussi de telle sorte à bien répartir le poids du pack entre l’avant et l’arrière. Une disposition qui a pour objectif de doter la Honda e d’un comportement très neutre, d’une excellente tenue de route, et d’une grande agilité dans la circulation urbaine. Tout cela accentué par une taille compacte et un porte-à-faux réduit.
Charge rapide CCS
Comme sur la très grande majorité des voitures particulières électriques aujourd’hui, la batterie de la Honda e peut être rechargée de différentes façons.
D’abord via un chargeur embarqué qui permet d’exploiter les bornes accélérées AC. Sur ce point, Honda ne donne pas de puissance maximale de recharge. Le schéma mentionne juste « recharge rapide en courant alternatif ». Nous sommes tentés de traduire par : « Jusqu’à 22 kW ».
Ce qui, associé à la recharge rapide DC via connecteur Combo CCS, serait vraiment une excellente proposition. Au sujet de cette dernière, il est évoqué 30 minutes pour régénérer les batteries à 80%. Ce qui laisse supposer une puissance de recharge en courant continu de 80-100 kW.
On pourra se demander pourquoi une citadine serait dotée du meilleur pour les recharges accélérées et rapides, quand tant de voitures électriques aux dimensions de routières ne le sont pas. Nous tentons cette réponse : Pour offrir la meilleure expérience utilisateur lorsqu’il s’agit de s’éloigner de plusieurs centaines de kilomètres de son territoire habituel.
Sur le capot
La trappe qui abrite le connecteur double est implantée de façon assez inhabituelle, à l’avant du capot, juste au-dessus du logo de la pseudo calandre. Honda justifie son choix d’emplacement par une facilité d’accès par l’avant et chacun des 2 côtés du véhicule.
Un indicateur led rend compte de l’état de charge de la batterie. Il sert également à éclairer le compartiment pour aider au branchement du câble. Lorsque le véhicule est connecté, les 2 écrans tactiles à bord transmettent également des informations sur le niveau et la puissance instantanée de la recharge.
Sans plus de précision, Honda indique avoir doté sa citadine électrique d’un puissant moteur, qui entraîne les roues arrière toutes proches de lui. Faut-il en conclure que le constructeur n’aurait pas encore arrêté son choix à ce niveau, ou qu’il espère entretenir le buzz en distribuant au compte-gouttes les principales informations sur la Honda e ?
Des caméras pour rétroviseurs extérieurs
Curiosité sur le prototype revisité début 2019, les caméras qui remplacent les rétroviseurs extérieurs sont conservés. Une première a priori pour un modèle de ce segment.
Si cet équipement est un plus stylistique évident, fondu au reste des lignes de la carrosserie et au principe des poignées de porte escamotables affleurantes, il apporte aussi du nouveau en matière de sécurité. Déjà en ne s’étendant pas au-delà de la largeur de caisse, contrairement aux rétroviseurs classiques. Ensuite en élargissant le champ de vision, réduisant les angles morts de 10 à 50%, selon l’option (vision normale / vision large) choisie par le conducteur.
Les images des caméras sont projetées sur 2 écrans de 6 pouces qui prolongent le tableau de bord numérique. Lors des marches arrière, des repères apparaissent sur les images pour faciliter la manœuvre, et l’angle des vues est modifié pour augmenter la visibilité.
Autres bénéfices du système : une réduction de 90% de la résistance aérodynamique par rapport à des rétroviseurs classiques, et une baisse du bruit généré par le vent à haute vitesse quand il passe sur ces équipements.
Réservations ouvertes
Ce sont 31.000 « manifestations d’intérêt » pour cette voiture qui aurait été enregistrées depuis les sites ouverts sur le Net à destination des différents marchés, dont ceux de la France, de la Norvège, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne. Les réservations en ligne sont déjà possibles.
Honda promet un lancement officiel des ventes dans le courant de la présente année. Sans doute à l’occasion du prochain salon de Francfort qui se tiendra du 12 au 22 septembre 2019. En revanche il faudra attendre 2020 pour les premières livraisons en masse.
Pour 2025, le constructeur a promis que tous ses modèles commercialisés en Europe disposeront d’un groupe motopropulseur électrifié.
La DS 2019 11kw de chez ZERO posséde un pack de 14,4 kWh. Ici on est à peine plus du double pour pourtant un volume bien-bien plus conséquent. Alors oui c’est une urbaine, mais un peu plus d’effort aurait donner plus d’attrait à ce véhicule.
Elle me plaît beaucoup.
Mais j’aurai aimé une autonomie qui me permette de remplacer un maximum de trajets que je fais actuellement en VT…
Ca va être chaud avec 200km… Et vu le prix annoncé, Tesla « risque » de me récupérer.
http://www.autoactu.com/le-groupe-jumeau-se-recentre-sur-les-marques-honda-et-mazda-a-orleans.shtml
Il est question de 40000€ hors bonus. Outch
Pourquoi une voiture petite serait nécessairement citadine et pas chère ?
Perso je fais 25 000 km / an en i3 Rex. Mes enfant ne sont plus à la maison.
Donc une segment B me convient bien en taille.
Et je ne fais que 10% de mes km en ville.
Donc il y a :
La taille : les petites et les grandes
Les autonomies : ceux qui veulent pouvoir faire de grands trajets et ceux qui s’en passent
Le niveau de finition : minimal et premium
Combiné, ça fait déjà 8 possibilités.
Ce qui m’interpelle c’est qu’entre le gabarit, la position de la prise de charge, et le moteur a l’arrière (propulsion) cela va laisser peu de place pour le(s) coffre(s). J’veux bien que c’est une citadine mais j’espère qu’on pourra quand meme transporter un pack d’eau…
« mais conforme à l’usage urbain auquel elle est destinée » c’est là où on voit qu’une mini-citadine électrique n’est pas équivalente à une mini-citadine thermique.
Je connais plein de propriétaires de mini-citadines dont la voiture ne voit la ville que pour en sortir et y rerentrer lors de trajets routiers non réalisables, si ce n’est en augmentant le temps de trajet, avec le même modèle mais électrique faute de capacité suffisante.
Pourtant la mini-citadine électrique avec sa masse de batterie alourdissant le véhicule d’au moins 300 kg est bien plus polluante et plus particulièrement en ville.
« les éléments sont répartis de telle façon à obtenir un centre de gravité très bas, mais aussi de telle sorte à bien répartir le poids du pack entre l’avant et l’arrière »
En clair la batterie est sous le plancher entre les essieux avant et arrière. Pareil que tous les VE qui existent (sauf la Fluence!).
35kWh c’est très correct pour un modèle « entrée de gamme » genre Twingo. Rendons nous compte que c’est assez proche de la Zoé actuelle et carrément plus du double des Czimion qui font déjà le bonheur de pas mal d’entre nous!
Sa principale concurrente sera la Skoda Citigo e-IV
avec 36.8 kWh et 265 km d’autonomie WLTP
annoncée à 20 000 € / 14 600 € après bonus.
Je la trouve mignonne et elle semble bien taillée pour la ville et les petits déplacements périurbains.
Son prix ? Que dire de ces messieurs dames qui roulent essentiellement en ville avec une Mini (très sympa aussi) mais qui peut dépasser largement les 30 000 € voire très largement selon les modèles ? Il y a de la marge.
« C’est peu face à la Peugeot e-208 et à la Renault Zoé 2, mais conforme à l’usage urbain auquel elle est destinée. »
Tout dépendra de son prix ! Un prix attractif lui laissera toutes ses chances.