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En difficulté sur son marché national, le constructeur chinois Greatwall revoit à la baisse ses ambitions internationales. Le déploiement en Europe est donc brutalement freiné, mais pas abandonné.
L’implantation sur le marché européen ne sera pas chose aisée pour les constructeurs chinois et nécessitera de bons produits, une bonne communication, des finances solides… et de la constance. Le dernier point manque à Greatwall, qui pour la seconde fois freine sur son implantation en Europe. Ceci après avoir été le tout premier chinois à produire des voitures en Europe, dès 2012 en Bulgarie…
La décision du groupe chinois ne concerne pas que l’Europe. C’est l’ensemble de sa politique internationale qui est revue à la baisse. L’ambition de vendre un million de voitures hors de son marché national est ainsi reportée à 2030 au lieu de 2025… Ce n’est pas que Greatwall ne souhaite plus conquérir les marchés internationaux. Il ne le peut plus.
Le constructeur qui a le plus profité de la croissance des SUV avec sa marque Haval et qui a longtemps été l’un des principaux acteurs du marché n’a tout simplement pas réussi à prendre le virage de l’électrique à temps. L’électrification de la gamme Haval se fait au ralenti, et les seuls modèles 100% électriques sont ceux d’Ora, affublés d’un style inapte à séduire le plus grand nombre. Avant de dépenser de l’argent hors de ses frontières, il doit donc absolument panser ses plaies sur son marché national.
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Essai vidéo exclusif – Ora Funky Cat, la voiture électrique chinoise qui manque à la France ?La décision de ralentir l’expansion de traduit de façon radicale par la fermeture du siège européen basé à Münich. Une centaine de salariés perdent leur emploi, et l’activité européenne sera pilotée tant bien que mal depuis le siège de Baoding, avec dans plusieurs pays le maintien de la relation avec l’importateur Emil Frey.
Mais Greatwall ne se retire pas d’Europe. La marque restera présente en Allemagne, Irlande, Royaume-Uni et Suède. Mais les expansions déjà prévues vers en Italie, Espagne, Portugal, Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Autriche et Suisse sont annulées. L’arrivée en France est donc naturellement, elle aussi, reportée sine-die, et le constructeur ne devrait pas être présent comme il l’était en 2022 au prochain salon de Paris.
Le lancement de nouveaux modèles est également reporté. Pas de nouveauté à attendre sous le badge GWM avant 18 mois. Malgré tout, Greatwall évoque toujours une production en Europe. Mais ce sera pour plus tard, vraisemblablement vers 2028 ou plus tard.
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Comme annoncé, pas si facile pour les chinois de s'implanter en Europe... Et au niveau technique ça ne va pas s'arranger avec la fournée de modèles prévus par les européens fonctionnant en architecture 800V, sobres et dotés d'une nouvelle génération de logiciels encore plus performants. Par contre dans le cadre d'une industrie lourde fonctionnant à coups de milliards de dollars j'ai du mal à voir l'intérêt du licenciement d'une centaine de personne et de la fermeture d'un bureau en Allemagne. Le symbole est par contre catastrophique. Concernant Ora ils feraient bien de restyler la Cat parce ce mélange raté de Mini et d'Alfa Romeo MiTo ne fonctionne pas...
GWM est un vieux constructeur (pour la Chine), plus célèbre pour son goût du plagiat et les multiples plaintes qui en découlent que pour l'innovation.
Son dernier "coup d'éclat" : une copie de Goldwing avec une paire de cylindres en plus (un flat-eight 2000 cm3) !
On ne va pas le regretter.
10% ? La concurrence finira bien par en faire tomber une majorité, tout le monde peut pas vendre et continuer à investir.