Pour ne pas rater son virage vers l’électrique, le constructeur automobile japonais est prêt à former des alliances avec d’autres constructeurs.

Alors que la quasi-totalité des groupes automobiles se lancent dans le développement de plateformes électriques dédiées et multimarques, Honda fait office de petit poucet. Lancée début 2020, sa petite Honda e reste relativement confidentielle sur un marché où le facteur prix devient de plus en plus important. Si elle ne veut pas supporter seule les coûts de R&D et de production, la marque nipponne n’a d’autres choix que de privilégier les alliances.

« Si, grâce à une alliance, Honda peut accomplir rapidement ce qu’il devrait viser (en électrique ndlr), alors nous serions prêts à former une alliance », a déclaré à Reuters le Directeur Général de Honda, Toshihiro Mibe.

En Amérique du Nord, la marque nipponne bénéficie déjà d’un premier accord avec General Motors. Celui-ci porte sur l’introduction en 2024 de deux modèles de grande taille destinés au marché nord-américain. Utilisant les nouvelles batteries Ultium de GM, ces premiers véhicules devraient être suivis par d’autres, développés sur la base d’une plateforme commune.



Dans le monde du véhicule électrique, Honda n’est pas le premier constructeur à vouloir former des alliances. Associé à Toyota, Suzuki propose déjà en Europe des versions rebadgées de la Corolla hybride et du RAV4 hybride rechargeable. La marque américaine Ford a également conclu un accord avec Volkswagen pour développer un SUV électrique sur la base de la plateforme MEB du groupe allemand.