Dans un message électronique adressé à ses sympathisants le 1er décembre 2019, Sono Motors annonçait devoir trouver pour la fin de l’année 50 millions d’euros afin d’acquérir l’outil de production et de sortir les prototypes de la version définitive de la Sion.

Cette enveloppe correspondait aussi au règlement immédiat pour la commande de 2.000 exemplaires de la citadine électrique (au prix de 25.000 euros TTC) si originale par diverses de ses caractéristiques techniques, comme les panneaux solaire embarqués et la possibilité de partager l’énergie de ses batteries avec une autre voiture branchée.

Les dirigeants de la startup ont pris un gros risque avec cette opération. Mais c’était le prix à payer, selon eux, pour n’obtenir de capitaux que de ceux qui partagent ces mêmes valeurs : « Nous croyons en un avenir dans lequel les villes appartiennent aux gens et non aux voitures. Nous croyons en un avenir où l’énergie est produite sans brûler de combustibles fossiles. Nous croyons en un avenir où la mobilité est électrique et partagée. Et nous savons que nous faisons partie d’un mouvement ».

Si la collecte apparaît aujourd’hui comme un succès, avec presque 51,5 millions d’euros d’engagements consignés à environ 13 heures de l’échéance définitive, l’avenir de la Sono Sion a bien failli s’arrêter net fin décembre dernier. Il manquait environ 17 millions d’euros à la date fixée pour la clôture initiale.

Les dirigeants de Sono Motors ont alors soumis à la communauté de sympathisants l’idée de prolonger l’appel au financement participatif. Ce qui leur permet aujourd’hui d’annoncer la bonne nouvelle : l’aventure de la Sono Sion se poursuit.

De nouveaux besoins de capitaux, de l’ordre de 200 millions d’euros, devront être comblés pour que cette voiture électrique quitte les chaînes de l’usine au second semestre 2021, à destination des premiers acquéreurs.