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2 octobre 2019 10:02

Le Brexit menace la production de la Nissan Leaf

Par Philippe SCHWOERER

La menace remonte à juin 2016, alors que les électeurs participant au référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne venaient de se prononcer à 51,9% pour le Brexit. La production du SUV X-Trail avait été mise en balance par Carlos Ghosn qui avait finalement reçu une promesse de soutien financier du gouvernement de Theresa May en échange du maintien de l’emploi.

En février dernier, face à « l’incertitude persistante autour des futures relations du Royaume-Uni avec l’UE », le constructeur japonais avait finalement annoncé renoncer à produire le X-Trail à Sunderland. Le mois suivant, c’est Infiniti, une marque du groupe Nissan, qui décidait à son tour de quitter le site.

Désormais, ce sont les importantes perturbations induites par un Brexit sans accord de retrait préalable qui inquiètent Nissan. Au point d’envisager désormais de priver le site qui emploie 7.000 personnes de s’occuper du nouveau Qashqai.

Dans ce cas, ce serait l’usine de Sunderland toute entière qui serait menacée, et donc la production de la Leaf pour l’Europe. L’unité de production de Barcelone, en Espagne, qui livre les e-NV200, serait-elle alors à même d’accueillir la berline compacte électrique ? Le constructeur ne souhaite pas pour l’instant faire de spéculation sur la situation.

Philippe SCHWOERER

Auteur et journaliste, Philippe est un passionné de voitures électriques depuis de très nombreuses années.

Lire les commentaires

  • La leaf est en vie de fin. la vrai leaf #2 sortira en 2020 à vue de nez sur la base du chassis commun Renault Nissan
    donc elle pourra être produite ailleurs qu'en UK sans se donner la peine de déménager l'usine

      • OK, disons 2020 / 2021 ? Je ne sais pas si Renault / Nissan sous la pression peut ou non accélérer le développement ?

  • La faute au Brexit ... et aux gilets jaunes tant qu'on y est !

    Cette Leaf est une bouse, point barre !

  • bon ça fait parler ,
    on vera le 31 octobre , sortie sans accord.
    en tout cas IG markets change de banque et passe de BNP city chez HSBC paris , reçus Mail ce jour .

  • Toyota et BMW ont eux aussi annoncé vouloir fermer leur usines au RU en cas de Brexit dur.

  • La nouvelle Leaf a la meme base que la nouvelle Micra. La production pourrait être rapatriée à Flins non?

  • De toutes manières vu l'avenir qui l'attend avec l'acharnement de Nissan pour sa prise Chademo vouée à disparaitre en Europe, Brexit ou pas ça change pas grand chose.

  • en quoi ça gêne nissan ?
    l’article ne l’explique pas.
    a mon avis c’est un prétexte pour fermer l’usine .

    • Le problème n'est pas limité à Nissan en fait.

      Tous les constructeurs (ou presque) en Europe ont des chaînes d'approvisionnement reparties sur des fournisseurs un peu partout en Europe (sans parler des fournisseurs des fournisseurs...). Une usine située en France peut avoir besoin des pièces fabriquées au Royaume-Uni, et vu qu'ils sont tous en flux tendus (quasiment aucun stock), les retards de livraison des pièces seront aussi gênants pour les clients que les retards éventuels des voitures finies.

      Vu les montants en jeux, je pense que même en cas de sortie sans accord, des solutions seront vite trouvées. Et surtout, si ça part en vrille, le livre risque de dévisser, ce qui rendrait tout de suite les voitures bien moins chères (après, ça peut se traduire en augmentation de marges pour Nissan France, ou en baisse de prix). Comme quoi, peut être qu'au final, ça pourrait les arranger après quelques turbulences !

      Le risque qui pesait davantage sur l'usine de Sunderland, c'était l'accord de libre-échange avec le Japon, de ce fait (si j'ai bien compris) ils n'avaient plus besoin d'une implantation éuropéenne pour éviter des douanes, autant tout faire au Japon (du point de vue économique). En sortant de l'Europe, le RU ne sera plus directement concerné par cet accord (mais après, difficile de se projeter sur les conséquences, en raison de la complexité de la chaîne d'approvisionnement).

      • Les solutions passent par un accord commercial. Pour ça il faut que l'UE et le RU se mettent d'accord et il y a fort à parier que l'UE conditionnera cet accord à la résolution du problème irlandais.

        Y'en a pour des années de discussions avant d'entrevoir le bout du tunnel. L'industrie européenne n'attendra pas pour se réorganiser.

    • Un énorrrrrme tas de problème
      Pour beaucoup de personne Brexit = Sortie de l'UE.
      Mais en vérité ses beaucoup plus problématique que cela,

      Quelques exemples ...
      1) Effet taxation de l'ensemble des éléments provenant de L'UE...
      2) Mise en place de taxe de l'UE pour l'importation des véhicules provenant d'un marche non UE.
      3) Problème de délai douanier en Import et en Export vers UE -- Donc désorganisation de l'usine qui travail a flux tendu.
      4) Nouvelle validation nécessaire de l'UE pour vérifier que les produit est bien conforme aux normes Européennes.
      5) Perte du Made UE, c'est peut être idiot mais cela permet d'exporter vers d'autres pays non UE, sans avoir de taxe d'importation
      6) Remise en place de la TVA (ben oui c'est idiot mais la TVA entre pays UE c'est 0), donc problème de Trésorerie
      Etc.....

      Sans oublier l'effet Livres Sterling qui va jouer le YOYO, pas facile de calculer les coûts dans un tel cas....

      • Hum, pour moi le bon argumentaire serait !
        1) la taxation des produits en provenance de EU c'est les British qui décideront s'il en instal une ou pas. C'est pas UE
        Il le feront en fonction de leurs besoins, s'il estime qu'il importe trop de EU, ils préféreront alors privilégier de nombreux pays hors UE pour faire leur achat.
        2) la taxe à l'importation reste faible pour l'automobile, de mémoire moins de 10%. Enfin sauf pour tous les pays avec le quels EU a signer des accords de libre échange. Tel le Japon qui de mémoire n'appartient pas à UE et à 0 de taxe pour exporter en UE. (CE qui explique pourquoi Nissan n'a plus besoin de ces usines en Europe)
        3) Angleterre est une île, et il sont habitué depuis très longtemps à importer - exporter vers tous les pays du monde

        • "Angleterre est une île"

          Sauf que le royaume-uni a une frontière terrestre avec l'Irlande. C'est là que le vrai problème se pose.

        • 4) Nouvelle validation de UE qui est dans la mouise, car les Anglais était contributeurs net à UE, il s'était engager sur 40 milliards de dépenses pour UE, qui du coût seront ramené à 0€ si sortie sans accord. Tout le bénef est pour eux. Et rebelote, il a 190 pays dans le monde, c'est pas l'espace qui manque. Tiens exemple l'Inde qui est passé devant la France au niveau PIB mondial et il sont pas dans UE.
          5) Le made in UE est surtout important pour le Européen, les autres pays du monde sans fiche.
          6) La Tva marche dans les 2 sens, et comme Angleterre importe plus qu'elle n'exporte vers Europe, Ce sont surtout les autres pays de UE qui vont être impacté selon moi.

          Bref c'est pas sur que les anglais perdent plus qu'il ne gagne, malgré la propagande des médias disant le contraire.

          • Les 40 milliards sont dus même en cas de brexit sans accord. Un pays ne peut pas faire défaut sur ses engagements, les marchés financiers n'aiment pas ça. Et l'Angleterre a besoin de 40 milliards de £ de leur part pour financer sa dette, et ça va augenter après le Brexit.

            La TVA est payée par le consommateur final, donc par les Anglais. ça ne change rien au niveau de l'UE

          • Tout à fait, les anglais sont gagnants surtout dans le cas d’une sortie sans accord.

      • La livre a toujours fait le yoyo. Ce n’est pas nouveau. Mais ok pour le reste car Bruxelles voudra prouver qu’il n’y a pas de vie possible hors de l’UE. Ils ne tolèreront pas d’accord amical.

        • Y'a pas d'accord amical qui tienne, il y a une législation internationale définie par l'OMC, qui s'applique à ses 164 membres dont l'UE et le RU.

          Sans accord de libre échange il y a des droits de douane à appliquer. On n'est pas chez mémé, un " accord amical " n'existe pas, et l'UE n'a rien à voir avec ça.

          • Le Royaume-Uni est un partenaire commercial majeur de l’UE. Par exemple c’est le premier marché d’export de l’automobile allemande. Toutes les ailes des airbus y sont fabriquées. Vous voulez quoi, des avions chinois?

          • Oui et ? Quel rapport avec la législation de l'OMC ?

            Airbus prépare depuis quelques mois déjà le rapatriement de la fabrication des ailes dans l'UE. En 2021 il va avoir 2 hangars gigantesques qui vont être libérés à Blagnac avec l'arrêt des chaines de l'A380. Il y aura largement la place de les remplacer à moindre coût par celle des ailes.

            Ma boite a une filiale à Bristol. Depuis le referendum, tous les expatriés (une 60aine) ont demandé leur rapatriement dans en Europe, ça parait logique. Mais les 190 Anglais ont TOUS demandé une mutation internationale. Ca ressemble à une caricature tellement c'est énorme.

            Et les Airbus chinois sont destinés au marché chinois, je vois pas le rapport non plus

          • Aujourd'hui Airbus a autre chose à faire que de déplacer ses usines à travers l'Europe. Quelle est la valeur ajoutée? Zéro. Airbus et Boeing ont la chance de ne pas avoir de concurrent chinois sur leur marché. Ils doivent travailler à garder leur avance au lieu de perdre du temps avec des luttes de coqs.

            Le rapport avec l'OMC est que des tarifs de douane élevé entre le RU et l'UE représentent une perte substantielle des deux côtés et sans doute bien plus élevée du côté de l'UE qu'on ne le dit.

          • C'est encore plus grave dans l'aéronautique que dans l'automobile.
            Le processus de certification des avions se fait sous la double entité EU / US.
            Les ailes ne pourrait plus être fabriqués au RU selon les certifications avec tampon CEE.

  • De toute façon la Leaf actuelle avec son Chademo n'est plus le meilleur achat (risque de dégringolade très forte de la valeur résiduelle) en attendant la prochaine Leaf en 2021? sur la plateforme commune avec Renault. J'espère bien qu'à ce moment il y aura du 150kW CCS pour être vendable en Europe.

    • Difficile de savoir s'ils vont partager une plateforme commune, vu les difficultés politiques entre Renault et Nissan. J'ai acheté une 40kWH en début d'année, et j'ai trouvé (pour l'instant) plus de points de recharge qu'en Combo CCS. Après, la tendance est au Combo CCS (c'est la réglémentation) mais dans d'autres pays, le CHAdeMo reste bien présent sans obligation légale, c'est pour toucher un marché important (le parc existant roulera encore un moment, n'oublions pas le marché d'occasion). Rien n'oblige à déployer davantage des bornes compatibles, mais rien ne l'empêche non plus.

      Pour l'avoir fait, j'arrive à faire des trajets sur autoroute et charger 2 fois sans souci en CHAdeMo (même si je n'ai rien contre une amélioration de densité et de fiabilité du réseau !). Au moment de changer de VE, je verrais comment ça a évolué, mais il me faudrait (pour rester chez Nissan) soit une densification importante en CHAdeMo (j'attends de voir) ou bien double-norme (rien n'empêche de doter la Leaf en CHAdeMo + Combo CCS à la fois, et pourquoi pas du triphasé aussi).

      La gestion thermique de la batterie va certainement s'améliorer à l'avenir pour une prochaine version ; c'est un paramètre dont je tiens compte mais en pratique ne m'a pas été si contraignant que ça (et encore : je pourrais vivre avec, vu les économies de carburant..). Ce sera incontournable d'ailleurs pour encaisser des puissances de charge autour de 150kW.

      On peut toujours attendre, il y aura mieux et moins cher si on attend, mais là je devais remplacer ma VT après 17 ans, et c'était la VE qui correspondait au mieux à mes besoins à ce moment-là. C'est encore le cas, elle n'est pas parfaite mais elle correspond bien (budget, options, trajets quotidiens, trajets exceptionnels, coffre, seule voiture de la maison).

      • Nissan a annoncé qu'il ne développerait pas le réseau Chademo. Effectivement, rien ne les y oblige, mais ils n'ont pas l'intention de le faire quand même.

        • Oui, vu. La capacité V2G est intéressante mais n'apporte pas de solution quand on a besoin de charger sur sa route. S'ils devait prévoir d'autres bornes, ils seraient probablement obligés d'installer un tri-standard, ce qui ne va pas les intéresser (d'ailleurs, comment fait Tesla pour éviter cette obligation sur les stations SC ?).

          En même temps, le réseau Nissan serait sans doute rentable vu la fréquentation s'ils insistaient sur la validation par badge, car toutes les bornes que j'ai essayé (sauf 2) ne demandent plus rien, c'est libre accès (et du coup, "mes" bornes sont souvent occupées par des utilisateurs qui en profitent -- et ça se comprend -- sans avoir donné un centime à Nissan).

          Pour le reste, on peut espérer que de nouvelles bornes CHAdeMo vont voir le jour grâce à d'autres réseaux (extension Izivia avec espérons une amélioration de service, ou bien Total, Fastned, qui sait), au delà du minimum réglémentaire. On verra si c'est le cas ; dans d'autres pays, c'est le cas sans que ce soit obligatoire... Je ne sais pas prédire l'avenir, je ne peux que baser mes choix sur le présent avec une pincée d'intuition plus ou moins bien fondée :-)

          • Le réseau de recharge Tesla n'est pas public. Ils ne sont pas soumis à la législation

          • C'est un point très ambigu. La loi dit que les bornes ACCESSIBLES au public doivent être tri-standard.
            D'ailleurs Tesla a été obligé de mettre clôture et barrière en Allemagne pour les rendre "privées".

          • Elles ne sont pas accessibles au public puisqu'elles ne fonctionnent qu'avec des Tesla. Elle seraient accessible au public si n'importe qui pouvait s'y brancher

          • Non, c’est ccs obligatoire et une deuxième prise en France. Ailleurs je ne sais pas.

    • Tous les prix des VE vont chuter quand tous les constructeurs en auront à leur catalogue, qu'il y aura une vraie concurrence et que pour vendre il referont des remises...et le prix de l'occasion suivra de la meme maniere quelque soit la marque et le modele...et ce n'est pas demain que toutes les bornes chademo vont etre supprimées...enfin parler d'avenir quand on voit que les Ion et Czero se vendent toujours et bien plus cheres qu'en 2012-2013 çà me fait sourire...un peu comme le diesel dont les ventes baissent en neuf mais se vendent toujours tres bien en occasion

  • Ils pourraient transférer l'usine en France. Ce serait déjà ça, à défaut d'usine Tesla...

    • Avec les gilets jaunes, la CGT, la politique fiscale à peut près aussi stable qu'un navire pris dans un ouragan et la surinflation de normes ?

      Ils seraient tarés de venir s'installer ici.

    • Sérieux vous faîtes des paris entre potes à celui qui arrivera le plus à mentionner Tesla quelque soit l'article ?

  • çà va pas arranger les affaires de la Leaf en UE çà
    Ce qui était un atout (être implanté au RU) devient un handicap...

    • Ce n'est pas si simple en fait ! En apparence oui, mais c'est plus complexe (voyez ma réponse à Séguin, plus haut). Bref, "ça dépend"...

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