Véritables icônes automobiles américaines, les Yellow Cab (ou les taxis jaunes new-yorkais) accueillent désormais la Tesla Model 3.

Les Yellow Cab sont l’un des symboles de l’automobile américaine, au même titre que les voitures de police de quelques états. Ces taxis ont largement été rendus populaires grâce à leurs présences dans de nombreux films, ou même avec un rôle principal dans le film Taxi Driver de Martin Scorsese.

Parmi ces vitrines de l’industrie automobile locale, les Checker Marathon et Ford Crown Victoria à grosses motorisations thermiques sont les reines incontestées. Mais les temps changent dans les rues de New York et c’est désormais au tour de la Tesla Model 3 d’intégrer la flotte de plus de 13 500 taxis jaunes.



La nouvelle vitrine d’une industrie automobile américaine qui s’électrifie

Pour y arriver, la berline californienne a dû passer devant la New York City Taxi and Limousine Commission, qui supervise la flotte de taxis new-yorkais, et répondre aux critères de sélection dont un intérieur suffisamment spacieux pour installer une cloison entre le chauffeur et les passagers, des sièges faciles à nettoyer et une climatisation dédiée aux passagers arrière.

La Tesla Model 3 pourrait rapidement faire partie du paysage de la mégalopole américaine avec l’arrivée de plusieurs exemplaires. Notamment en raison de son autonomie généreuse et des économies qu’elle représente pour les exploitants, comme en témoigne Jérémy, taxi au Havre.

Les taxis new-yorkais électriques, une histoire centenaire

Rappelons que si la Tesla Model 3 doit populariser la mobilité électrique au sein des Yellow Cab, elle n’est pas la première du genre à s’habiller d’une robe jaune. Nissan s’était fait remarquer en 2013 avec un parc de Leaf, qui n’a toutefois pas rencontré le succès en raison de son autonomie.

Mais c’est bien la Electric Vehicle Company qui a lancé le mouvement en 1897 (aucune faute de frappe), avec une flotte exclusivement électrique. Pour la petite histoire, Jacob German, l’un des chauffeurs de la société, a été le premier conducteur à commettre un excès de vitesse en voiture dans l’histoire des États-Unis. Et signait par conséquent la première infraction de ce type par une voiture électrique.