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À la surprise générale, BYD vient d’annoncer la suspension de son projet de construction d’une usine en Turquie. Bien que cela ne signifie pas que le projet soit définitivement abandonné, il n’est clairement plus une priorité…
Alors que BYD cherche à accélérer la localisation de sa production pour mieux s’ancrer sur le marché européen, l’ordre de ses priorités industrielles semble bouleversé.
Après un premier site en Hongrie, la Turquie devait occuper une place centrale dans la stratégie de fabrication de la firme de Shenzhen sur le Vieux continent. Annoncé à l’été 2024, le site de Manisa, près d’Izmir, devait représenter un investissement d’environ un milliard de dollars. Son ouverture était envisagée avant la fin de l’année 2026. Mais les travaux n’ont finalement pas commencé et BYD vient d’annoncer la suspension du projet.
Stella Li, la présidente de BYD, a précisé que l’entreprise concentrerait pour l’heure ses efforts sur son usine hongroise. Ce site doit devenir sa première unité européenne consacrée à l’assemblage automobile. Initialement attendue en 2025, la production de modèles électriques ne devrait toutefois débuter qu’au quatrième trimestre 2026. Des essais ont été initiés en février, mais l’installation des équipements se poursuit encore.
Pour sa deuxième implantation, BYD regarde désormais du côté de l’Europe du Sud. Comme Chery, le constructeur privilégierait le rachat d’une usine existante plutôt que la construction d’un nouveau site. Aucun pays n’a encore été officiellement désigné, même si l’Espagne figure parmi les pistes régulièrement évoquées. Une telle opération permettrait au groupe de disposer plus rapidement de capacités de production en Europe.
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Malgré des résultats décevants, BYD rêve toujours de domination mondialeSurtout, ce choix pourrait également répondre aux futures exigences européennes en matière de contenu local. Bruxelles souhaite favoriser les véhicules dont une part importante de la valeur est créée dans l’Union, notamment pour l’accès aux aides publiques. Produire directement dans un État membre offrirait donc à BYD un avantage que son projet turc, malgré l’union douanière, ne garantirait pas nécessairement.
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