BMW Série 1 120d

Dans bien des domaines, j’ai souvent entendu dire que la technique évolue plus vite que les mentalités et personnellement, je partage ce point de vue. Dernier exemple en date qui me vient à l’esprit dans le secteur automobile : les boîtes de vitesses automatiques.

Jadis accusées d’augmenter de manière significative la consommation d’un véhicule par rapport au même modèle équipé d’une boîte de vitesses mécanique, la tendance tend à s’inverser depuis l’apparition des boîtes de vitesses automatiques à 6, 7 voire 8 rapports. Peut être pas encore suffisamment pour convertir les adeptes de la « boîte méca » dont je fais partie (*) mais les évolutions futures devraient contribuer à creuser encore l’écart. Avec le développement des mécaniques hybrides, il est clair que les transmissions automatiques vont continuer à grignoter des parts de marché un peu partout en Europe, même dans les pays où ce type de transmission n’a jamais réussi à s’imposer.

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Paradoxalement, en Amérique du Nord, c’est le phénomène inverse qui est en train de se produire. Dans des proportions encore timides certes mais on note quand même un léger regain d’intérêt pour les modèles équipés d’une boîte de vitesses manuelle, surtout sur les petites cylindrées. Au Québec par exemple, le champion Nord-Américain des petites voitures (toute proportion gardée bien entendu…), les boîtes de vitesses mécaniques sont entre autre vantées pour l’économie de carburant qu’elles permettent par rapport aux modèles automatiques.

Esquisse de boîte automatique à 9 rapports, chez Daimler.

Esquisse de boîte automatique à 9 rapports, chez Daimler.

En réalité, tout dépend de l’usage qui en est fait. Les boîtes de vitesses automatiques, aussi performantes soient-elle, continuent d’être assez gourmandes sur les petits trajets effectués à froid ainsi qu’en milieu urbain exclusivement. Sur route en revanche, leur démultiplication extrême (**) permet au moteur de conserver un régime proche du régime de couple maximal quelque soit la vitesse de croisière et le profil de la route.

Ce qui sûr, c’est qu’une excellente boîte de vitesses automatique coutera toujours plus cher qu’une version mécanique et qu’en cas de panne, le coût des réparations peut rapidement devenir rédhibitoire !

Comme pour beaucoup d’autres sujets, on a donc pas fini d’entendre des vérités et des contre-vérités au sujet des nouvelles boîtes de vitesses automatiques car une fois encore, le diable se cache dans les détails. Alors la prochaine fois que l’on vous interroge sur le sujet, probable que vous commenciez par répondre : « ça dépend, … »

(*) une bonne boîte manuelle 6 vitesses reste encore tout à fait satisfaisante pour exploiter au mieux les techniques de l’éco-conduite.
(**) surtout dans le cas des modèles offrant 7 ou 8 vitesses.

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