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Une autonomie un peu chiche, une recharge DC pas très rapide, une place trop limitée avec des hublots à l’arrière : la Mazda MX-30 est plus souvent critiquée que plébiscitée. Pourtant, ses utilisateurs s’en montrent le plus souvent satisfaits. Ainsi Steven qui partage son expérience avec les lecteurs d’Automobile Propre.
Pour apprécier une voiture électrique aussi atypique que la Mazda MX-30, sans doute faut-il présenter également un profil plutôt original. C’est le cas de notre très sympathique interlocuteur. À 34 ans, il est actuellement en congé paternité pour ses jumeaux, quatrième et cinquième enfants de la famille.
Responsable des réservations dans un hôtel en Normandie, il a joué son propre rôle dans le film Thalasso, aux côtés de Gérard Depardieu et Michel Houellebecq. S’il est arrivé à la voiture électrique un peu par hasard, il est en revanche un sympathisant de la marque nipponne.
« Je roule en Mazda depuis des années. Je pense être un bon client et change de voiture tous les 2 ou 3 ans. Je viens régulièrement à la concession du groupe Saint-Clair, près de Caen, avec mes parents. C’est pourquoi j’ai été invité à la soirée de lancement de la MX-30 », commente Steven.

« Même si j’ai eu l’occasion de conduire un Kia Soul EV et une BMW i3, ma Mazda MX-30 est ma première voiture électrique. C’est même mon premier véhicule fonctionnant avec une énergie alternative. J’ai parfois roulé en modèles GPL, prêtés par des personnes de ma famille. Ainsi en Chevrolet Kalos et Dacia Sandero. Personnellement, j’ai longtemps privilégié l’essence, avant l’arrivée des enfants », souligne notre interlocuteur.
« Je versais un loyer mensuel de 300 euros pour ma précédente Mazda 3 dont je disposais depuis 2019. Mais avec l’arrivée des jumeaux et le besoin d’une maison plus grande, il fallait que je réduise le montant. Et pas de possibilité de prendre un nouveau véhicule à crédit », explique-t-il.

« Mon conseiller Mazda m’a alors appris que dans ma situation, je pouvais bénéficier d’une belle offre en passant à l’électrique. Entre le bonus, la prime à la conversion pour éliminer une Premacy, et une aide de la concession sur un véhicule de direction, le prix se réduisait de 12 000 euros. D’où des loyers à 205 euros avec 15 000 km par an », chiffre-t-il.
« J’adore le look de la MX-30. Et puis “MX” désigne chez Mazda des modèles originaux. En revanche, je suis un amateur de berlines et de compactes. Je n’étais pas trop convaincu par les SUV. J’étais cependant séduit par la présentation intérieure et le design de cette voiture en général », aligne Steven.
« Alors je me suis projeté avec elle dans mon quotidien, en pensant à ses 200 kilomètres d’autonomie. Je ne roule pas beaucoup en général. De l’ordre de 25-30 km par jour, selon si j’ai des courses à faire on non. Le lundi, j’ai parfois mon ado à emmener, en cas de stage en milieu agricole. J’ai alors une centaine de kilomètres à avaler. Et le week-end, il y a les enfants à accompagner à leurs activités », détaille-t-il.

« J’ai donc fini par prendre cette voiture. C’est une First Edition qui dispose d’une finition similaire à la Modern Confidence. Je ne connaissais quasiment rien à l’électrique, mais en restant chez Mazda je ne me lançais pas dans un monde totalement inconnu. Elle est conçue comme un véhicule classique, avec des aiguilles au tableau de bord et un vrai levier de boîte automatique. J’ai retrouvé la sensation de plaisir que j’avais avec les modèles précédents achetés auprès du même constructeur », se réjouit-il encore.
Le choix d’une voiture comme la Mazda MX-30, dont la place est très limitée à l’arrière lorsque les sièges avant sont reculés à fond, peut apparaître curieux dans une famille aussi développée.
« C’est vrai qu’on ne peut pas vanter l’espace à l’arrière. Avec mes filles de 10 et 3 ans, ça va. Nous avons même déjà voyagé correctement à 5 avec ma grande de 1,75 m, à l’arrière également. Les cosys pour les jumeaux passent aussi très bien. L’ouverture antagoniste des portes aide vraiment à boucler les ceintures », modère notre interlocuteur.
« Quand nous devons voyager tous ensemble, nous utilisons notre deuxième véhicule, une Mazda MPV qui permet d’embarquer 7 personnes sur 3 rangées de sièges. Mais 80 % de mes déplacements en voiture sont effectués avec la MX-30. Rouler en électrique, c’est aussi changer ses habitudes », complète-t-il.

« Il y a des bornes à mon travail. Je n’ai donc pas de problèmes particuliers pour recharger. Je branche la MX-30 le plus souvent 2 fois par semaine, dont le vendredi. Il peut m’arriver, en cas de besoin, de compléter le niveau d’énergie depuis chez moi », révèle Steven.
« Sur les parkings de l’établissement où je bosse, il y a, en plus d’une prise domestique, 3 bornes à destination Tesla et une 22 kW en bas. C’est à celle-là que je connecte ma voiture avant que les clients arrivent, entre 8 h et 11 h 30 par exemple. En cas de besoin, je libère la place. J’ai la possibilité d’aller au chargeur rapide installé sur un parking de supermarché. J’y reste 20-30 minutes. En 3 connexions, je n’ai jamais eu la même puissance de recharge. En pic, je l’ai vue monter à 37 kW », rapporte-t-il.

Pour info, le constructeur annonce une puissance maximum de 50 kW. « Globalement, la voiture plaît. On vient souvent la voir et me parler quand je la branche. Quasiment tous mes chefs de service l’on fait. Des personnes la trouvent vraiment très jolie. D’autres m’ont dit que les plastiques font un peu Dacia », nous confie-t-il.
« Personnellement, je suis enchanté par cette voiture. Il m’arrive de la prendre juste pour aller déposer les poubelles tellement j’aime la conduire. Je reste étonné par sa puissance et satisfait de son couple. J’adore le bruit façon moteur thermique qui épouse bien les vives accélérations, et le jeu de palettes derrière le volant pour gérer la régénération », met en avant Steven.
« Avant de la recevoir, beaucoup me disaient que la boîte auto, ce n’était pas conduire, et que je n’éprouverais aucun plaisir avec une électrique. C’est faux ! Cette voiture est vraiment très dynamique, et bénéficie d’une bonne répartition des masses. J’apprécie d’enrouler les virages grâce à son châssis aiguisé et pas piégeur. Mazda a réussi à transmettre à ce véhicule cet esprit d’unité entre le conducteur et l’engin, que le constructeur nomme “Jinba ittai” », s’enthousiasme-t-il.
« Alors oui je conseille cette voiture. Avec un esprit réceptif et une certaine sensibilité, un automobiliste vit au volant de la MX-30 une véritable expérience singulière en rapport avec la philosophie de la marque », lâche-t-il.

« C’est vrai qu’il m’arrive de me passer du confort du chauffage afin de disposer d’une meilleure autonomie. C’est vrai également que je ne la prendrais pas pour rendre visite à mon oncle à Paris. Je n’étais pas très fan de l’arrière, mais au final le style SUV coupé apporte une belle arête à la carrosserie. Ma femme n’aime pas les petits hublots à l’arrière », liste Steven.
« Les écrans tactiles sont un peu bas. La molette pour utiliser celui dédié au multimédia ne m’est pas inconnue, puisqu’on la trouve déjà sur des modèles thermiques. Elle n’est pas forcément très pratique quand on cherche à demander une adresse au GPS. Mais il y a la fonction vocale, très efficace, qui permet de le faire très facilement. J’ai noté quelques bogues avec Android Auto », poursuit-il.
« La longueur du capot est démesurée par rapport à ce qu’il y a dessous. Pas mal de place perdue, mais c’est un peu la marque de fabrique de Mazda. Et puis l’idée d’y placer dessous un prolongateur d’autonomie est toujours d’actualité en interne », plaide-t-il.

« Je ne conseillerais bien sûr pas la MX-30 si elle doit être la seule voiture du foyer, avec des déplacements importants à réaliser, même occasionnellement. Il m’est arrivé par exemple de dissuader pour cette raison un couple de personnes âgées qui s’y intéressaient », reconnaît Steven.
« Il est évident que cette voiture a été développée par Mazda pour faire diminuer l’empreinte carbone de sa gamme. Ce n’est pas la meilleure marque, mais comme je l’adore, je n’hésite pas à m’adapter pour trouver du plaisir à utiliser ses modèles », avoue-t-il très honnêtement.
Une autre Mazda électrique dans le foyer après cette MX-30 ? « Je ne suis pas particulièrement un militant de l’électrification des véhicules. C’est vrai que je m’intéresse à d’autres modèles électriques, comme l’EV6 de Kia, par exemple. Mais aussi aux biocarburants, et à l’hydrogène sur lequel travaillent Toyota et Mazda. Ma prochaine voiture ne sera donc pas forcément électrique, ni de la même marque », conclut-il
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Steven pour sa disponibilité et d’avoir répondu immédiatement à notre sollicitation. Nos interviewés nous laissent le plus souvent l’impression d’une belle rencontre, même lorsqu’elle est simplement téléphonique. C’est le cas ici aussi.
Philippe SCHWOERER
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Cette jolie voiture plutôt originale je trouve manque a être connue, elle correspond a ce que devrait être la voiture électrique, contrairement aux critiques qu ont tachés de résoudre tous les constructeurs avec des batteries énormes pour faire de l autoroute et donc des autos hors de prix.
Là on a une idéale seconde voiture avec juste ce qu il faut comme batteries et donc le gain en prix et en poids qui va avec. C est ce que devrait être toute voiture électrique car qui dit grosse batterie dit gros temps de recharge, ce qui est incompatible avec les gros trajets,ce monsieur a tout compris. Le vrp qui roule beaucoup lui il doit rester au diesel !
Il y a des familles avec zéro enfant. D'autre avec 5 enfants.
La moyenne nationale est en baisse (1,8 enfant par femme) et la population française ne croit plus.
Le pb majeur CO2 de pays comme la France n'est plus sur la natalité mais :
J'ai retrouvé l'article de M. Desjardins. Il date d'avril 2017, après la sortie de la nouvelle version. Mon propre essai pour Wehicles a été réalisé en juillet 2014. Voilà sans doute les raisons des différences d'appréciation. Sachant que c'est bien le plus ancien modèle qu'on retrouvera le plus rapidement à moins de 10 000 euros, confronté à des Nissan Leaf et Renault Zoé plus récentes, pour ne citer qu'elles.
Entre 2, pas mal d'évolutions. A commencer par la batterie qui est passée de 24,2 à 35,8 kWh, pour une autonomie portée à 300 km NEDC contre 190. Mais aussi la puissance du moteur (de 86 à 100 kW) et le couple (de 270 à 290 Nm). Sans compter le nouvel écran, le passage à un affichage numérique, etc.
A l'époque, mon appréciation avait été : "Par son équipement, son prix, son autonomie, son gabarit, son espace intérieur, et l’image de sérieux de Volkswagen, la e-Golf se présente comme la plus sérieuse rivale de la Nissan Leaf. Différence de taille entre les 2, mais qui n’influera sans doute pas ou peu sur ses ventes, l’allemande repose sur la même plateforme MQB que ses sœurs thermiques. Dans l’esprit de la clientèle du constructeur, cette particularité se traduit par la conservation d’un univers qui leur est familier. La e-Golf bénéficie ainsi de toutes les spécificités et équipements qui font le succès de la Golf, le plaisir de la conduite silencieuse et vertueuse en plus".