Mazda ne juge pas son SUV électrique digne d’être une voiture principale pour un foyer. En cause, l’autonomie très limitée de son premier véhicule « zéro émission ».

La première plongée de Mazda dans le monde de la voiture électrique s’est faite via un SUV coupé et compact. Le MX-30 embarque une batterie de 35,5 kWh et offre une autonomie de 200 kilomètres en cycle WLTP. Dans les faits, le Mazda MX-30 ne propose que 170 kilomètres d’autonomie réels, selon notre simulateur. Sur un parcours autoroutier, la distance à parcourir entre deux charges tombe à un peu plus de 100 kilomètres.

Ce choix de batterie et les conséquences sur l’autonomie ont provoqué de nombreuses critiques envers Mazda. D’autant que le prix de départ du MX-30 est de 34 650 euros. Pour le haut de gamme, il faut compter près de 40 000 euros avant déduction du bonus écologique.

Un représentant de la marque a récemment défendu le MX-30 dans un article publié par Automotive News Canada. Mark Peyman, directeur de l’électrification pour Mazda Canada, a tenu des propos qui trahissent une stratégie osée. Selon lui, le MX-30 n’est pas un véhicule principal pour un foyer, malgré son gabarit de SUV, et doit servir pour les petits trajets. « Nous arrivons sur le marché avec un véhicule comme le MX-30, qui a une plus petite batterie, et une plus petite empreinte environnementale », explique-t-il. « Il remplit toutefois les besoins de 80 % des clients qui l’utiliseront. Nous avons trouvé, via des recherches, que la plupart de ces individus auront des voitures additionnelles dans leur foyer pour les trajets longs. »