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A l’heure où beaucoup d’automobilistes attendent pour passer à l’électrique de grosses autonomies et des recharges pas plus longues qu’un plein en carburant, d’autres se réjouissent d’utiliser au quotidien des modèles à la dotation limitée. C’est le cas de Michel chez lequel c’est une Dacia Spring qui sert le plus souvent. La recharge rapide ? Pour quoi faire quand la voiture est quasi uniquement branchée à la maison !
Les progrès en matière de voitures électriques ont été si conséquents ces dernières années qu’on en oublierait presque l’existence d’une demande pour des citadines servant uniquement à rouler plus ou moins localement. Pas besoin d’une grosse autonomie, mais plutôt d’un prix abordable en rapport avec les prestations et l’usage. Il y a cinq ans, quand Michel a acheté sa Dacia Spring, il n’y avait pas une grosse concurrence. Même s’il est encore limité, le marché pour ce segment s’est depuis étoffé un peu.
L’année 2021, plus précisément le 11 mars, c’est justement celle de la commercialisation de cette voiture à quatre places fabriquée en Chine et vendue ailleurs dans le monde sous d’autres dénominations, comme Renault City K-ZE, Dongfeng EV Nano Box, Venucia e30, etc. Le 20 novembre suivant, Dacia avait annoncé avoir atteint pour l’Europe les 40 000 commandes : « Nous avons été parmi les premiers à recevoir en France notre Dacia Spring, alors qu’elle arrivait au compte-gouttes. Nous l’avions réservée six mois à l’avance ».
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Témoignage – À 79 ans, Jean est passé à la voiture électrique et ne regrette absolument pas son choixCette citadine électrique embarque une batterie de 27,4 kWh dont 26,8 exploitables. De quoi créditer la Dacia Spring d’une autonomie en cycle mixte WLTP de 230 km, et jusqu’à 298 en ville : « La nôtre roule le quart du temps en ville et le reste dans le péri-urbain lyonnais. L’autonomie est bien sûr variable avec la température. Pied léger, en mode Eco, et avec une température de 20 °C, nous pouvons atteindre 290 km sur une recharge. Notre conso dépasse rarement les 10 kWh/100 km. L’hiver, c’est plutôt 210-220 km ».
Composé de 72 cellules, le pack lithium-ion alimente un moteur d’une puissance de 33 kW (44 ch) pour un couple de 125 Nm. Bien suffisante pour un usage urbain, la vitesse de pointe est de 125 km/h : « En mode Eco que nous utilisons exclusivement depuis que nous avons notre Dacia Spring, la puissance est même limitée à 31 ch [NDLR : 23 kW]. Ça nous suffit pour le quotidien et nous permet de bien nous insérer dans la circulation, pas besoin des 44 ch. Quand on raconte ça à des amis en Tesla de plus de 300 ch, ils peinent à nous croire ».
Chez le retraité de la radiologie médicale, la Dacia Spring a clairement été prise dès le départ pour être la deuxième voiture du foyer : « Elle a remplacé un vieux diesel fortement kilométré qui nécessitait plein de réparations. Grâce à lui, nous avons obtenu une prime à la conversion de 2 500 euros, qui s’est ajoutée au bonus de 5 000. À l’arrivée, cette voiture électrique que nous avons choisie dans la finition supérieure Confort Plus nous a coûté 11 500 euros. C’était alors la moins chère des citadines électriques ».
En finition d’entrée de gamme Confort, la Dacia Spring offrait déjà en 2021 des rétroviseurs électriques à l’extérieur, une climatisation manuelle, des phares automatiques, un limiteur de vitesse, une radio Bluetooth et une prise USB. La version Confort Plus de Michel dispose en supplément d’un écran de 7 pouces pour le système multimédia et la navigation, avec réplication du smartphone via Apple CarPlay et Android Auto. Cette finition amène aussi une caméra de recul et un radar à l’arrière : « Pour sa catégorie, nous trouvons notre Spring bien équipée et très économique ».
En 2021, notre lecteur s’intéressait déjà à l’électrique depuis quelques années : « Comme un peu tout le monde, je pense, je regardais les Tesla. Mais nous avions surtout besoin de remplacer notre deuxième voiture. C’est toutefois la Spring qui nous sert les 95 % du temps pour nos déplacements. Pour les grandes distances, nous avons encore un diesel. C’est le facteur économique qui a été primordial pour nous. A la maison, une recharge de 20 à 80 % comme nous le faisons pour préserver la batterie nous coûte environ 4,50 euros ».
Deux autres raisons ont également poussé à adopter l’électromobilité : « C’est également par écologie. Avec les problèmes de pollution à Lyon, ça avait du sens de passer à l’électrique. Et puis il y a l’agrément de conduite incomparable qu’apportent les VE : que ce soit 44 ou 31 ch, la puissance arrive d’un coup. C’est ce que nous avons pu découvrir de façon autonome lors d’un essai de deux heures : à la concession, on nous avait juste passé les clés. Et comme on l’entend souvent : ‘Essayer l’électrique, c’est l’adopter’ ».
Globalement, aucun problème avec cette Dacia Spring, sauf… : « Il y a des renforts sous la caisse qui rouillent. Je pensais que ce serait pris en charge par la garantie anticorrosion de huit ans, mais non, car ça ne fait pas partie du châssis. Ca a été une petite déception. Je m’en suis occupé moi-même. J’ai commencé par décaper, puis j’ai passé une couche de peinture anticorrosion avant de traiter avec un épais produit bitumeux. Dacia a résolu ce problème depuis en protégeant ces pièces par électrophorèse sur les modèles plus récents ».
Comme sur les premières MG ZS EV, la trappe de recharge de la Dacia Spring de 2021 est située au milieu de la fausse calandre, sous le logo de la marque, et s’ouvre vers le haut. La citadine embarque un chargeur AC 6,6 kW. Sur option, cette voiture électrique de la filiale de Renault pouvait être équipée d’un connecteur CCS pour une recharge rapide en courant continu, jusqu’à une puissance de 30 kW : « Je n’ai pas opté pour cette possibilité qui était facturée 500 euros. Comme on avait une autre voiture pour les longues distances, on savait bien qu’on ne s’en servirait pas ».
Ce qui ne signifie pas pour autant que cette voiture n’est pas à l’occasion mise en recharge ailleurs qu’à la maison : « Il nous arrive parfois de brancher notre Spring chez des amis. À la maison, elle est simplement branchée sur une prise domestique. Sept heures suffisent pour une recharge de 20 à 80 %. Avec cette voiture, nous parcourons environ 10 000 km à l’année. Son compteur a dernièrement dépassé les 50 000. Au début, nous avions un peu peur concernant la durabilité de la batterie, mais sur la Spring, elle est couverte par une garantie de huit ans ».
Finalement, notre lecteur est étonné de constater la bonne tenue de l’état de santé du pack : « Pour pouvoir conserver le bénéfice de la garantie anticorrosion, il faut présenter chaque année la Spring à la révision dans le réseau Dacia. La facture n’est pas très élevée, de l’ordre d’une centaine d’euros, sauf quand il y a le filtre à pollen ou la batterie 12 V à remplacer. C’est chaque fois l’occasion d’obtenir le SoH du pack lithium. Il est encore à 94 %. Je ne sais pas si c’est très fiable, mais ça montrerait que mes craintes concernant une perte plus ou moins rapide de l’autonomie n’était pas fondées ».
Que pense désormais Michel de sa Dacia Spring après cinq ans d’utilisation ? « Maintenant que le litre de carburant est autour des 2,20 euros, cette citadine électrique se fait très économique. J’apprécie toujours son silence, l’agrément de conduite et les reprises instantanées. C’est une voiture très agréable. Son défaut principal était sa tenue de route sur le sol mouillé : les pneus chinois en monte d’origine se sont révélés être de vraies savonnettes. Nous les avons remplacés par des modèles plus performants ».
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Témoignage – Voilà comment David gagne de l’argent avec sa Renault 5 électrique quand elle ne roule pasNotre lecteur n’est pas le seul a apprécier cette citadine électrique : « Ma femme adore la prendre, en particulier parce que c’est une voiture maniable et que le coffre est assez grand. Pour comparaison, sur la Renault Twingo E-Tech, il est plus petit. On peut rabattre la banquette monobloc, par exemple pour amener des bricoles à la déchetterie. Pour rien au monde ma femme n’échangerait la Dacia Spring. Je n’envisage pas de me séparer de cette voiture avant la fin de la garantie sur la batterie. Elle est donc avec nous pour encore au moins trois ans. C’est la seconde voiture idéale ».
Et pour le véhicule principal ? « J’aimerais bien, je peux même dire que je rêve d’une électrique aussi pour la voiture principale. Les Chinois proposent pas mal de nouveaux modèles intéressants en ce moment, il est nécessaire de prendre du recul. J’ai aussi pensé à la Tesla Model Y. Mon gendre en a une en voiture de fonction. J’en ai essayé plusieurs, c’est fabuleux ! Et puis on peut compter réseau de superchargeurs. Il y a bien sûr le personnage d’Elon Musk, mais c’est autre chose… ».
Automobile Propre et moi-même remercions beaucoup Michel pour son très bon accueil, sa très grande réactivité et son témoignage proposé après notre appel à retours d’expériences auprès de nos lecteurs.
Pour rappel, toute contribution désobligeante à l’encontre de nos interviewés, de leur vie, de leurs choix, et/ou de leurs idées sera supprimée. Merci de votre compréhension.
Philippe SCHWOERER
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Actualité21 septembre 2026
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