Pourquoi les réservoirs des voitures à hydrogène peuvent poser problème

La suite de votre contenu après cette annonce

Alors que le tout-électrique semble avoir définitivement pris le pas sur l’hydrogène, cette dernière technologie pourrait se voir enterrée encore un peu plus… De nouvelles révélations laissent penser que les véhicules à pile à combustible risquent d’être confrontés à un coût d’entretien très élevé à cause d’une pièce en particulier.

Un problème de réservoir ?

L’hydrogène a longtemps été présenté comme une alternative crédible au véhicule électrique à batterie, notamment pour les conducteurs attachés à des temps de ravitaillement très courts. Mais sur le marché des voitures particulières, la technologie n’a jamais vraiment décollé. Les freins sont trop nombreux… Et voilà qu’un autre problème pourrait désormais venir compliquer la vie des premiers propriétaires.

La difficulté ne vient pas de la pile à combustible elle-même, mais plutôt du réservoir à hydrogène. Cet élément est conçu pour stocker de l’hydrogène à très forte pression, souvent autour de 700 bars. Il est généralement fabriqué en matériaux composites renforcés avec des fibres de carbone. Pour des raisons de sécurité, ils disposent d’une durée de certification limitée. Et c’est bien le problème. Selon les modèles, cette durée est comprise entre 15 et 20 ans. Concrètement, cela signifie qu’un véhicule à hydrogène peut arriver à une échéance critique même s’il fonctionne encore correctement.

À lire aussi
Futur BMW X5 : le SUV avec une offre de motorisations inédite commence à se montrer

Une fois que la période de certification du réservoir est dépassée, le véhicule risque de se retrouver dans une impasse administrative et technique. En Allemagne, Vision Mobility souligne qu’il « n’existe pas » de procédure certifiée qui permet de prolonger simplement l’homologation d’un réservoir arrivé en fin de vie. Si le contrôle technique permet une inspection visuelle, il n’offre pas pour autant une nouvelle validation pour plusieurs années.

Toyota Mirai, Hyundai ix35 Fuel Cell, Honda FCX Clarity

Et les premiers modèles concernés sont ceux qui ont ouvert la voie à cette technologie auprès du grand public. On pense à la Toyota Mirai de première génération, à la Hyundai ix35 Fuel Cell ou encore à la Honda FCX Clarity. Ces voitures restent rares, mais elles commencent à atteindre un âge où la question du remplacement des réservoirs devient concrète. Et c’est là que la mauvaise surprise arrive…

En effet, le coût de cette opération pourrait atteindre une somme à cinq chiffres selon les modèles. Autrement dit, le remplacement du réservoir pourrait dépasser la valeur de certaines voitures sur le marché de l’occasion. Des Toyota Mirai de première génération se trouvent déjà parfois sous la barre des 10 000 euros. Dans ces conditions, remplacer le réservoir n’aurait pas toujours de sens pour un particulier.

À lire aussi
Soyons positifs : la mobilité hydrogène en dérapage incontrôlé nous coûte cher

Cette découverte risque d’enterrer un peu plus l’hydrogène. D’après les chiffres de SNE Research relayés par Electrive, seulement 16 011 véhicules à pile à combustible ont été immatriculés dans le monde en 2025. C’est mieux qu’en 2024, mais cela reste très faible à l’échelle du marché automobile mondial. En Europe, les volumes auraient même reculé (566 unités), avec seulement quelques centaines d’immatriculations sur l’année.

Certains constructeurs continuent pourtant de croire à cette technologie, notamment pour des usages spécifiques. BMW prévoit par exemple un X5 à pile à combustible à partir de 2028, tandis que Hyundai conserve le Nexo dans son catalogue. Mais pour les voitures particulières déjà en circulation, cette question des réservoirs risque de peser lourd.

Cet article vous a plu ? Lancez la discussion

Accéder au forum

Nos guides