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Si les voitures électriques sont parfaitement à l’aise sur route, les modèles destinés au tout-terrain doivent relever un défi supplémentaire : protéger leur batterie lorsque le châssis se déforme sur les pistes. Un nouveau brevet déposé par Toyota laisse entrevoir une solution aussi simple qu’ingénieuse.
Les pick-up et les vrais 4×4 conçus pour évoluer hors des sentiers battus utilisent souvent un châssis à échelle. Contrairement à une coque autoporteuse, cette architecture est capable de se tordre légèrement lorsque chaque roue franchit un obstacle. Cette souplesse est indispensable pour préserver les capacités de franchissement.
Avec un véhicule thermique, cette déformation ne pose guère de problème. En revanche, sur un véhicule électrique, la présence d’un imposant pack de batteries rigide fixé sous le plancher change la donne. Si le châssis se vrille, une partie des contraintes mécaniques peut être transmise à la batterie, un composant qui apprécie peu les torsions répétées au fil des années, tout comme ses points de fixation.
Pour répondre à ce problème, Toyota a déposé un brevet auprès de l’office américain des brevets (USPTO n° 20260200306). Le constructeur japonais imagine une nouvelle manière de fixer le pack de batteries afin qu’il soit moins sensible aux mouvements du châssis. Aujourd’hui, les batteries sont solidement fixées à plusieurs points du véhicule. Cette solution convient parfaitement à un usage routier, mais devient plus problématique lorsque le châssis travaille fortement en tout-terrain.


L’idée de Toyota consiste à supporter l’essentiel du poids de la batterie au niveau de la partie centrale du châssis, là où les déformations sont les plus faibles. À l’une des extrémités, un système d’articulation permettrait ensuite au châssis de se vriller sans transmettre ces contraintes au pack de batteries. Concrètement, lorsque le véhicule évolue sur un terrain accidenté, le châssis pourrait continuer à se déformer naturellement tandis que la batterie resterait pratiquement immobile. L’objectif est de limiter les contraintes mécaniques sur ce composant particulièrement coûteux, sans pénaliser les capacités de franchissement.
Ce système pourrait présenter un autre avantage : en modifiant la manière dont la batterie est intégrée sous le véhicule, Toyota estime qu’il serait également possible d’optimiser l’espace disponible. De quoi envisager, à terme, des batteries plus volumineuses sans devoir redessiner entièrement le châssis.
Si cette technologie semble taillée pour les futurs pick-up et SUV électriques de Toyota, elle pourrait par ailleurs intéresser d’autres véhicules reposant sur un châssis à échelle. Les utilitaires, les camions ou encore certains modèles hybrides rechargeables utilisés sur des routes dégradées pourraient eux aussi bénéficier d’une meilleure protection de leur batterie.
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